La nouvelle stratégie navale

 

Hervé Coutau-Bégarie  

 

de la fin de la guerre froide…

En 1990, Stratégique consacrait son numéro 48 à la stratégie maritime. L’Union soviéti­que n’avait pas encore disparu, même si la guerre froide était manifestement en train de s’effacer. L’interrogation majeure restait donc l’affrontement américano-soviétique sur mer qui avait dominé les deux décennies précédentes. La menace navale soviétique avec été l’une des questions stratégiques centrales, au même titre que les négociations SALT sur les arme­ments nucléaires. Avec le recul du temps et l’ouverture des archives, il apparaît que les Américains ont sciem­ment surestimé les capacités de la flotte soviétique, dans un but essentiellement interne, le Pentagone et l’US Navy grossissant la menace pour justifier leurs deman­des de crédits. La suprématie navale américaine n’a jamais été sérieusement remise en question par une Voyenno Morskoi Flot dont la croissance numérique impressionnante dissimulait de graves faiblesses techni­ques, logistiques, humaines et doctrinales[1]. Au sortir de la guerre froide, on voyait s’esquisser de nouvelles problématiques dont ce numéro essayait de rendre compte, notamment sur l’avenir du porte-avions[2] et l’apparition des missiles de croisière navals[3]. Surtout, on devinait une stratégie plus complexe, avec des pays qui poursuivaient des buts dorénavant déconnectés de l’affrontement américano-soviétique. La montée de la marine chinoise attirait déjà l’attention[4], celle de la marine indienne aussi[5]. Mais l’impression dominante était une grande incertitude sur les nouvelles missions des marines. L’amiral Tripier, qui devait disparaître peu après, dressait un tableau suggestif de ces missions[6], tandis que l’ambassadeur Sir James Cable posait la question, capitale, mais alors insuffisamment perçue, de l’avenir de la diplomatie navale[7]. Question centrale en effet, dès lors que, dans ce nouveau paysage stratégique post-guerre froide, la dimension politique a considérable­ment augmenté, la dimension militaire n’étant plus unique, ni même nécessairement décisive.

… au xxie siècle

Les années 1990 ont vu une accélération des tendances qui s’esquissaient alors. L’Union soviétique ayant cessé d’exister, la menace en haute mer, notam­ment sous-marine, a disparu avec elle. L’attention s’est donc portée vers les crises régionales ou locales qui ont paru se multiplier maintenant que l’affrontement mondial n’existait plus. Dès le milieu de années 1990, la Maritime Strategy a cédé la place à de nouvelles doctrines ; From the sea, puis Forward… from the sea, qui mettaient l’accent sur l’aspect expéditionnaire et sur les menaces en zone littorale, la haute mer paraissant préservée de ce que l’on commençait à appeler les menaces asymétriques.

Les années 1990-2000 ont été difficiles pour l’ensemble des marines en raison de la baisse généra­lisée des budgets de défense. Elles l’ont été particulière­ment pour l’US Navy qui a eu du mal à se positionner dans ce nouveau contexte face à une US Air Force auréolée de son succès dans la guerre du Golfe en 1990-1991. Les gouvernants américains avaient très mal ressenti la réticence des amiraux à faire pénétrer les porte-avions dans le golfe Persique, au plus fort de la menace iranienne. Le secrétaire d’État Madeleine Albright n’avait pas pris de gants pour leur faire remar­quer aigrement que ce n’était pas la peine de dépenser des milliards pour des porte-avions trop précieux pour être engagés en cas de crises majeures. Des épisodes ultérieurs, comme la crise entre la Chine et Taiwan en 1996, étaient heureusement survenus pour démontrer la validité persistante de la carrier diplomacy : l’envoi du porte-avions Independence avait mis en échec la diplomatie du missile de Pékin. Mais cela n’était tout de même pas suffisant pour enrayer le déclin quantitatif de la Navy qui perdait, en moins d’une décennie, tout l’acquis des années Reagan et semblait engagée dans une spirale descendante sans fin, tombant même, après 2000, en dessous du “plancher”, proclamé incompres­sible, de 300 navires en ligne.

Les attentats du 11 septembre 2001 sont venus à point pour démontrer la place centrale de la marine dans une stratégie mondiale. Certes, cela n’a pas inversé la tendance quantitative, puisque la diminution du nombre de bâtiments en ligne s’est poursuivie durant la présidence de George W. Bush, malgré les injections massives de crédits. La faute en incombe à un complexe industrialo-militaire obsédé par la technique, donc par des navires de plus en plus perfectionnés, mais aussi de plus en plus chers, et donc de plus en plus rares. N’est-il pas paradoxal de constater qu’au moment où l’US Navy affirme ne plus avoir assez de navires pour remplir toutes ses missions, elle n’hésite pas à désarmer ses premiers croiseurs Aegis, qui n’ont même pas vingt ans et qui surclassent encore tous leurs équivalents étrangers, mais qui ont le défaut rédhibitoire de ne pas refléter le dernier état de la technique ?

La Transformation navale est un gouffre financier et une impasse doctrinale[8]. Elle risque fort de mettre en péril la domination navale américaine, plus sûrement que n’importe quelle menace chinoise, sinon imaginaire, du moins largement forcée par les analystes américains. Une génération après, ceux-ci nous refont le coup qu’ils avaient déjà servi à propos de la menace navale soviétique[9].

La fixation sur cette menace chinoise ne révèle pas simplement le fonctionnement de l’appareil de décision américain, avec une compétition pour l’accès aux ressources budgétaires, dans laquelle tous les procédés sont permis, elle est aussi révélatrice d’une mentalité persistante, et pas seulement aux États-Unis, qui se focalise sur ce que l’on pourrait appeler l’étage noble de la stratégie navale, c’est-à-dire les missions de haute intensité requérant des moyens haut de gamme, au détriment de missions plus banales, pouvant être exécutées avec des moyens plus rustiques. En d’autres termes, on assiste trop souvent à une fixation sur la préparation de la quatrième guerre mondiale, au détri­ment de ce qui constitue le lot quotidien des marines dans l’environnement stratégique de ce début du xxie siècle avec la lutte contre les menaces asymétriques, la sauvegarde maritime[10], la projection (préventive ou réactive) dans les crises locales ou régionales… On retrouve, encore une fois, le même scénario qu’il y a trente ans, lorsque les marines se préparaient à la troisième guerre mondiale. Simplement celle-ci n’a pas eu lieu et l’hypothèse la plus probable est que le quatrième n’aura pas lieu non plus, au moins à échéance prévisible, sauf dérapage qui échappe à la prévision. La Chine et les États-Unis sont engagés indiscutablement dans une compétition, voire une rivalité, qui peut s’exa­cerber. Mais les champs en sont d’abord économique, financier, éventuellement politique et médiatique ; l’élé­ment militaire ne constitue qu’une dernière ins­tance, certes à ne pas négliger, mais qui ne doit en aucun cas déterminer la réflexion sur les nouvelles dimen­sions de la stratégie navale contemporaine.

Le début du xxie siècle est dominé par les menaces asymétriques, les affrontements d’Irak ou Afghanistan aussi bien que les crises africaines en apportent quotidiennement l’illustration. En même temps, on ne peut affirmer avec certitude que les guerres symétriques ou, si l’on préfère, les conflits de haute intensité, appar­tiennent définitivement au passé. On vient de le dire, il est peu probable que l’on assiste à une guerre améri­cano-chinoise. Mais on peut non plus affirmer péremp­toirement que celle-ci ne se produira jamais. Une crise comme celle des fusées de Cuba en 1962 aurait pu dégénérer en guerre centrale si l’une des parties avait perdu son sang-froid ou poursuivi l’escalade par refus de perdre la face. De la même manière, on ne peut exclure qu’une nouvelle crise dans le détroit de Taiwan ne dégénère, par suite d’une réaction inattendue du gouver­nement taïwanais ou d’une escalade du gouvernement de Pékin tiraillé entre diverses factions. Un autre scénario plausible est un dérapage ultime de la Corée du Nord aux abois. Il serait possible d’en imaginer d’autres. Qui avait sérieusement prévu la guerre des Malouines avant 1982 ? C’est dire que la stratégie navale classique n’est pas nécessairement morte, mais qu’elle est toujours susceptible de resurgir à un moment ou à un autre.

C’est l’une des difficultés majeures, tant pour les analystes que pour les états-majors : comment adapter les marines aux nouvelles missions découlant de la configuration du système international en ce début de siècle, sans pour autant abandonner définitivement les moyens de faire face au retour d’une guerre classique ? On sait combien ces compétences de haute intensité, aussi bien techniques qu’humaines, peuvent se perdre rapidement. L’équilibre entre les deux préoccupations doit être une préoccupation constante de ceux qui sont en charge des stratégies navales, mais aussi de ceux qui essaient de les théoriser. C’est l’éternel problème de l’arbitrage des risques, entre impasse et saupoudrage.

Le retard de la théorie

Une nouvelle stratégie maritime est certainement nécessaire. Mais l’un des points centraux du constat opéré en 1990 demeure, celui de l’affaiblissement de la stratégie navale théorique. Les grands anciens : Mahan, Corbett, Castex (accompagnés d’un certain nombre d’auteurs de deuxième rang, pas toujours négligeables) n’ont pas été remplacés. Herbert Rosinski et Bernard Brodie, qui pouvaient prétendre à la succession, ne l’ont finalement pas fait, pour des raisons personnelles. Par la suite, on a vu apparaître des éclairs périodiques, parfois talentueux, mais plus vraiment de synthèse globale fortement structurée. La stratégie navale, des années 1970 à nos jours, n’a pas produit l’équivalent de Sir James Cable, le plus important des auteurs navals contemporains, qui a théorisé un domaine nouveau : la diplomatie navale. Celui-ci constitue l’une des avancées majeures de la réflexion durant les trois dernières décennies. Sir James Cable a eu plusieurs continuateurs en Grande-Bretagne et aux États-Unis et le mouvement se poursuit aujourd’hui, y compris en France[11]. Il n’a pas eu l’équivalent pour la stratégie navale.

Les tentatives doctrinales n’ont pas manqué, notamment aux États-Unis, en Grande-Bretagne bien sûr, mais aussi dans d’autres pays que l’on n’attendrait pas, par exemple ceux de l’Extrême-Orient qui commen­cent à proposer des doctrines originales formalisées dans des documents accessibles à l’observateur extérieur. Mais l’effort théorique qui devrait accompagner ce mou­vement doctrinal reste largement insuffisant. Le vice-amiral Cebrowski a, le premier, théorisé la guerre réseau-centrée, le commandant Tangredi a réfléchi sur les conséquences maritimes de la globalisation, mais la plupart des auteurs en restent à des visions partielles et quelque peu en retard par rapport aux développements techniques et doctrinaux. Au risque d’être cruel, on répétera que la pensée aérienne s’est montrée beaucoup plus active et dynamique que la pensée navale, avec les grands débats autour du concept de coercition, des centres de gravité ou de la boucle OODA.

Si tout le monde s’accordera sans trop de peine sur la nécessité d’une nouvelle synthèse théorique, hormis les quelques irréductibles enfermés dans un anti-intellectualisme périmé, les avis vont tout de suite diverger sur les voies-et-moyens permettant d’aboutir à ce résultat. Malgré l’ampleur des transformations inter­venues, les problèmes de méthode sont les mêmes aujourd’hui qu’il y a un siècle. L’amiral Castex avait très bien esquissé ce conflit de méthodes et suggéré, au moins implicitement, la voie d’une synthèse[12]. Il n’y a rien à changer à son diagnostic. L’histoire reste un fondement indépassable, tant au plan stratégique que tactique, en montrant qu’au-delà de l’évolution continue des moyens, les missions fondamentales des marines et les problèmes de commandement et de planification n’ont pas fondamentalement été altérés. L’étude de Vassilios Christides le montre suffisamment : la supério­rité technique n’est pas nécessairement le gage de la victoire et un nouveau venu sur mer peut toujours créer la surprise, par le recours à des procédés nouveaux ou par l’utilisation intelligente des fautes de l’adversaire. N’y-a-t-il pas là une leçon éternelle à retenir ? L’US Navy se croit à peu près invulnérable. Elle a pourtant fait l’expérience, très récemment, des possibilités de sous-marins classiques, capables de s’approcher très près de ses porte-avions ; elle a pu le vérifier aussi bien avec un sous-marin suédois prêté à des fins d’expérimen­tation qu’avec un sous-marin chinois qui n’avait certes pas été invité. Plus généralement, l’histoire mondiale ou globale est le seul moyen de mettre en perspective une époque pour en mesurer le degré de nouveauté. Cela devrait être l’interrogation première à propos de la Transformation navale : seule une analyse à la fois théorique et historique permet de dire dans quelle mesure des changements débouchent véritablement sur une rupture. La conférence d’Herbert Rosinski présentée ici, prononcée en 1950 au Naval War College et restée inédite, en constitue une magis­trale illustration. Il y a plus d’un demi-siècle, il mettait déjà en garde contre les dangers d’une approche technicienne unilatérale, centrée sur les seuls moyens, alors que ce sont souvent les fins qui sont détermi­nantes. Herbert Rosinski reste ici un guide sans pareil et on ne peut que regretter une nouvelle fois que ses esquisses magistrales[13] n’aient jamais débouché sur la somme à laquelle il n’a cessé de penser, mais que des problèmes personnels l’ont toujours empêché d’achever.

axes de recherche

Ce numéro ne peut qu’aborder quelques pistes. Le premier axe de recherche relève de la théorie pure, avec la réflexion fondamentale sur les concepts et les méthodes. Le contre-amiral François Caron en donne ici un exemple à propos de la maîtrise de la mer. Ce concept central a structuré toute la pensée navale classique et inspiré la politique des grandes puissances maritimes : la finalité ultime de toute stratégie navale était l’obtention de la maîtrise de la mer, absolue (sea supre­macy) ou relative (sea control). Le caractère complexe de cette maîtrise, résultant de la combinaison de facteurs commerciaux et militaires, a été reconnu très tôt[14] et pris en compte par les théoriciens classiques, Mahan en particulier, même si après cette reconnaissance du prin­cipe, lesdits auteurs s’en tiennent à une analyse stricte­ment militaire[15]. Aujourd’hui, à l’heure de la globalisa­tion, donc de l’affranchissement de la sphère économique de la tutelle des États, un tel concept conserve t-il sa pertinence ? La fascination pour la technique, donc pour les moyens, fait trop souvent négliger ce genre de question, pourtant essentiel.

Le deuxième est la prise en compte de l’environne­ment maritime global. L’ère du “splendide isolement” des flottes de guerre est révolue, on ne peut plus penser la stratégie maritime comme au temps des classiques, qui ne s’intéressaient qu’à l’emploi des forces navales en temps de guerre. La révolution nucléaire a condamné cette vision, même s’il a fallu près d’une génération pour que la théorie en prenne vraiment conscience (le premier livre de Sir James Cable date de 1970). Aujourd’hui, la globalisation et les menaces asymétriques se conjuguent pour renforcer cette exigence. L’imbrication des marines civiles et militaires se manifeste de plus en plus forte­ment sur tous les plans, aussi bien technique (technolo­gies durables, construction de navires militaires aux normes civiles…) qu’opérationnel (affrètement de navires civils, renouveau des missions d’escorte ou de surveillance…) et doctrinal (sauvegarde maritime, Maritime Domain Awareness…). L’étude du comman­dant Dousson dresse un tableau synthétique et précis de la nouvelle économie-monde maritime.

Le troisième est la diplomatie navale dont on commence tout juste, en France, à percevoir toutes les implications : elle a trop longtemps été considérée comme une servitude, détournant la marine de ses mis­sions principales, à savoir la préparation à un hypothé­tique de combat de haute intensité, alors qu’elle consti­tue, au contraire, une chance extraordinaire en tant que facteur central de légitimation des marines dans un contexte de réduction des budgets militaires. On ne peut pas justifier un deuxième porte-avions par l’hypothèse d’une conflagration généralisée. On le peut par les démonstrations concrètes de projection de puissance faites par le Clemenceau et le Foch, puis par le Charles de Gaulle en Méditerranée et dans l’océan Indien à l’occasion de la crise libanaise, de la guerre Iran-Irak, de la crise koweitienne, des opérations en Afghanistan… La démonstration a déjà été faite[16], il faudrait la reprendre dans son ensemble. L’étude de cas de Laurent Suteau, sur l’opération  Saphir II, permet de bien saisir l’arrière-plan et les enjeux d’une opération spécifique. Ce genre d’étude, encore trop peu pratiqué en France (n’est-il pas incroyable qu’il n’y ait aucun historique digne de ce nom des opérations extérieures françaises ?[17] Pour Kolwezi, modèle du genre, la référence reste le livre de Pierre Sergent !), est le préalable obligatoire à toute réflexion argumentée : l’envoi du groupe aéronaval était-il néces­saire pour garantir l’accession paisible à l’indépendance de Djibouti ? On peut en débattre à l’infini, puisqu’il est impossible de dire ce qui se serait passé s’il n’avait pas été là. Mais Laurent Suteau montre que la menace était réelle et que ce déploiement a constitué une réponse militairement et politiquement appropriée. On aurait certes pu renforcer le dispositif à terre, mais cela n’eût pas nécessairement été du meilleur effet au moment du transfert de souveraineté.

L’étude du capitaine de vaisseau Jean-Louis Lozier se situe sur un autre plan, celui des instruments de cette diplomatie navale. Si l’on songe spontanément au porte-avions, ensuite aux autres bâtiments de surface, le cas du sous-marin relève de l’oxymore : comment peut-on attendre du sous-marin, dont la caractéristique princi­pale, même la raison d’être, est l’invisibilité ou au moins la discrétion, un effet politique qui présuppose… la visi­bilité ? Pourtant, les exemples concrets de diplomatie du sous-marin ne manquent pas, aussi bien diplomatie de coopération, dont l’exemple-type reste la célèbre visite d’un sous-marin Polaris, le Sam Houston, à Izmir, en avril 1963, destinée à réaffirmer l’engagement des États-Unis aux côtés de la Turquie après le retrait des missiles Thor et Jupiter, que diplomatie de coercition, dont la Chine semble vouloir se faire une spécialité, comme en témoi­gnent les incursions régulières de ses sous-marins d’attaque dans les eaux japonaises. L’étude du comman­dant Lozier apporte des illustrations qui témoignent de l’extrême diversité des manifestations de la diplomatie navale.

 Ces quelques pistes devraient être prolongées par d’autres, sur le concept de puissance maritime (la célèbre sea power de Mahan), sur l’articulation entre les fins et les moyens, sur l’imbrication entre les milieux… Probablement encore plus que pour les stratégies terrestre ou aérienne, le chantier pour une nouvelle stratégie maritime est à peine esquissé.



[1]     Cf. les travaux très érudits du capitaine de vaisseau Claude Huan, notamment La Flotte soviétique, Nantes, Marines Éditions, 2000.

[2]     V.A.E. Jean Bétermier, “L’avenir du porte-avions”.

[3]     François Géré, “Les missiles de croisière marins et la stratégie des Etats-Unis”.

[4]     Elisabeth Fouquoire-Brillet, “La stratégie navale chinoise”.

[5]     Jean-Alphonse Bernard, “L’Inde puissance navale ?”.

[6]     V.A.E. Michel Tripier, “Les missions navales”.

[7]     Sir James Cable, “L’avenir de la diplomatie navale”.

[8]     Hervé Coutau-Bégarie, L’Océan globalisé, Paris, ISC-Économi­ca, 2007, ch. III, “La Transformation navale”.

[9]     Hervé Coutau-Bégarie, La puissance maritime soviétique, Paris, IFRI-Économica, 1983.

[10]    Hervé Coutau-Bégarie, L’Océan globalisé, ch. IV, “La sauvegar­de maritime”.

[11]    Hervé Coutau-Bégarie, La Diplomatie navale, Paris, ISC-Économica, 2007.

[12]    Hervé Coutau-Bégarie, La Puissance maritime. Castex et la stratégie navale, Paris, Fayard, 1985.

[13]    Herbert Rosinski, Commentaire de Mahan, Paris, ISC-Écono­mica, 1996 et Essais de stratégie navale, traduction à paraître de The Development of Naval Thought.

[14]    Cf. Jean-Pierre Poussou, “Comment est née la puissance maritime anglaise”, La Nouvelle Revue d’Histoire, n° 32, septembre-octobre 2007.

[15]    Il y a évidemment des exceptions, dont le modèle est le chef d’œuvre de Paul Kennedy, The Rise and Fall of British Naval Mastery, Londres, Macmillan, 1976.

[16]    Hervé Coutau-Bégarie, Le Problème du porte-avions, Paris, CREST-Économica, 1990, ch. III et L’Océan globalisé, op. cit., ch. V.

[17]    Exception faite, bien sûr, du beau livre d’André Fourès, Au-delà du sanctuaire, Paris, Économica, 1985. Mais il a plus de vingt ans.

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