Raymond Aron et le débat stratégique français (1930-1966)

Christian Malis

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Table des matières

Remerciements

Introduction

Chapitre I – Années trente : le rendez-vous manqué

Un étrange désintérêt

Pourquoi l’économie politique ou la science politique plutôt que la stratégie ?

Inexpérience concrète ou séquelles du pacifisme ?

Le séjour en Allemagne (1930-1933) : épreuve de l’Histoire, guérison du pacifisme.

La conversion

Guérison du pacifisme

L’ignorance militaire d’un universitaire de gauche

Des années bien remplies

Emprise du milieu, séquelles du pacifisme

L’isolement intellectuel et moral de l’institution militaire

Décadence de l’intérêt public pour les questions militaires et stratégiques

Les prémisses de l’analyse sociologique de la guerre

Conclusion

Chapitre II – Le casque et la plume (1940-1942). Apprentissage des problèmes militaires et premier “grand débat”

Sur les routes de la défaite

Mézières 1940

La révolution militaire sur le vif

Premier débat stratégique : l’armistice

Poursuivre la lutte ? Le problème du départ pour l’Afrique du Nord

Les chances de la France défaite face à l’Allemagne hitlérienne

Apprentissage de la réflexion stratégique et militaire

Des années studieuses

Les initiateurs

Lectures militaires françaises de la défaite

Les protagonistes du débat

À propos de deux autres stratèges

Le débat sur la défaite : les causes immédiates

Disproportion des armements ?

Disparité des conceptions tactiques et révolution militaire

Disparité des conceptions stratégiques : guerre d’usure contre guerre-éclair

Le débat sur la défaite : les causes profondes

“Mobilisation anticipée” ou sclérose démocratique ?

La réforme intellectuelle et politique pour résoudre le “problème militaire français”

Chapitre III – Londres, laboratoire des idées de l’après-guerre (1942-1944)

Guerre totale et État total

La “mobilisation anticipée“, chaînon manquant entre État total et guerre totale

La mobilisation anticipée au service de la guerre-éclair

Nécessité d’une sécurité collective de conception élargie

La révolution militaire dans son contexte sociologique

Esprit national et effet de génération

Révolution militaire et révolution totalitaire

La guerre idéologique allemande et ses limites

Les prémisses de l’avant-guerre

Une théorie de la propagande totalitaire en 1940

Guerre des idéologies : technique, mythes et limites de la propagande nazie

Forces et faiblesses de la propagande alliée

Politique d’abord : Aron en accord avec les principes de la Political Warfare britannique

Problèmes de la guerre psychologique en 1943-1944

Le niveau de la stratégie fondamentale : l’extension du concept de stratégie

Rappel sur l’évolution théorique de l’entre-deux-guerres

Aron, Staro, Miksche et la “stratégie élargie” de l’Allemagne hitlérienne

Chapitre IV – Chances et misère d’une victoire. Situation stratégique de la France à la sortie de la guerre, 1944-1945

Petits États et puissance militaire à l’âge nouveau

Du “monde fini” à “l’équilibre planétaire”

Petits États et grands espaces

La grande illusion : le mirage de l’alliance franco-britannique

L’Année cruciale et la stratégie maritime de la Grande-Bretagne

La synthèse de Mackinder

L’alliance franco-britannique et les chances de la situation stratégique
française

La désillusion de 1945

Bouleversement de la situation stratégique

Les faiblesses du pays

Tâches stratégiques françaises

Chapitre V – Alliance américaine et réarmement symbolique (début 1946-printemps 1949)

Choisir son camp (1946-1947)

1946 : la mutation stratégique du problème allemand

Paix belliqueuse et stratégie élargie

L’impossible neutralité française

Une seule voie pour la stratégie atlantique (1947-1948)

Signification stratégique du plan Marshall

Signification stratégique du pacte Atlantique

Stratégie périphérique : il n’y a pas de véritable alternative

Chapitre VI – Paix impossible, guerre probable ? (été 1949-printemps 1950)

Face à la bombe : raison et sentiment

Un émoi partagé

Les conséquences à long terme : un jugement prudent

Armes atomiques et stratégie militaire

Bombe A et stratégie militaire américaine dans l’immédiat après-guerre

L’arme absolue ?

Aron et les débuts de la pensée stratégique française sur l’arme atomique : aux origines du “grand débat” ?

Le tournant de 1949

La pensée stratégique française, l’Union soviétique et la bombe

Le pouvoir démobilisateur de l’atome

Réarmer l’Allemagne pour sortir de l’impasse militaire

La révolution atomique entre en scène

Le contrôle des armements

La neutralisation atomique réciproque : voie de sortie de la “stratégie atomique” ?

Le défi de la guerre totale

Idéologie et facteur moral

La guerre et la société industrielle

Guerre totale, guerre hyperbolique, signification de l’histoire du xxe siècle

Chapitre VII – Aron, de Gaulle, même combat ?

De la Corée aux accords de Bonn (juin 1950 – mai 1952)

Enrayer la dynamique belliqueuse

Une modalité nouvelle de la “guerre limitée”

Staline veut-il la guerre ? “Là n’est pas la question”

Une posture militaire dépassée

Aron et de Gaulle au diapason

Réarmement français : pousser les feux !

Inverser les priorités economique et militaire

Effort total ou effort limité ?

L’économie a ses raisons…

Pourquoi il faut réarmer l’allemagne

Une nécessité militaire, un risque calculé

Réconciliation franco-allemande et défense européenne

Les disgrâces de l’armee europeenne

Aron l’européen ?

Intégration européenne : la bonne et la mauvaise méthodes

Un ralliement à contre-cœur

Indochine : le non silencieux

Aron, l’Indochine et l’Union française avant les années cinquante

La lutte contre le communisme ne justifie pas les sacrifices faits par la France

Chapitre VIII – La machine infernale (mai 1952 – mai 1955)

Indochine ou CED : il faut choisir

Le fardeau de la République

Les vaines querelles de la CED : garantie britannique et supranationalité

En campagne pour une CED révisée

Neutralisation de l’Allemagne : le piège de Moscou

Le tournant de la politique soviétique : une adaptation tactique qui
ouvre quelques portes

La “coexistence pacifique”, simple adaptation tactique

Une théorie complète de la conduite extérieure de l’État soviétique

Des portes ouvertes, pourtant…

Aron, de Gaulle, les gaullistes et la CED : des convergences à la rupture

Les convergences de 1954

L’“indépendance nationale”, pomme de discorde

Indochine : la négociation possible et nécessaire (mi-1952-juin 1954)

Hémorragie humaine et impasse militaire

Une solution négociée possible

Marchandage planétaire, suprême folie

Préserver les chances d’une défense européenne a base franco-allemande (août 1954 – mai 1955)

Aron, Mendès et les accords de Paris : de la réserve au soutien

De la fin de l’après-guerre au cycle nucléaire, de la Grande Querelle au grand débat…

Chapitre IX – Penser la guerre nucléaire : les origines (1955-été 1956)

Le tournant atomique de 1955

Le New Look américain

La nouvelle doctrine nucléaire de l’OTAN

Les autorités françaises face à l’atome tactique

Penser la guerre nucléaire : le premier cadre théorique

Enrayer la guerre totale : l’autolimitation volontaire des belligérants

Prémisses aroniennes de la riposte graduée

penser la guerre nucléaire : Espoir et peur du siècle

Le théorème fondamental : primauté du politique

Désarmement : une incrédulité persistante

Les méfaits du New Look renforcé

face aux stratèges français : Aron, Ailleret, Gallois

Les modernisateurs

Aron, Ailleret

Aron, Gallois : le professeur et le militaire

Face au débat sur l’atome national

La polémique de l’euratom : nécessité d’un deterrent européen

Stalemate et prolifération

Chapitre X – À la recherche d’une politique militaire : Aron face aux dilemmes de la Ive République (été 1956 – mai 1958)

Le paradoxe de Suez

Le contexte proche-oriental et la politique de la France

L’Afrique du Nord, le Proche-Orient et les intérêts stratégiques français

Haro sur l’Amérique

Les leçons militaires de la crise

L’alliance non écrite des deux Grands contre la guerre totale

Conséquences “atomiques” de l’affaire de Suez

Dissuasion européenne et règlement militaire sur le continent

Nouvel équilibre militaire ?

Aron, la diplomatie française et les propositions de “désengagement” de 1957

L’impasse algérienne

Paradoxe de la guérilla

Les non-sens politiques de la “guerre psychologique »

Les dilemmes de la politique militaire française

La “Ligne Maginot” atomique

Le mauvais exemple britannique

Les dilemmes de la politique nucléaire française

Chapitre XI – Face à la politique militaire gaulliste : l’accord sous réserve (mai 1958 – début 1960)

La France face à l’Alliance : des revendications impossibles

Le contexte

Les revendications françaises

La part du bluff

Oui à la bombe française au nom de la sécurité nationale

Parité soviéto-américaine et discrimination entre alliés

Raymond Aron, Pierre Gallois : une étrange entente ?

Double-clef et construction européenne

Force de frappe : les travers des justifications officielles

Objectif ultime : la dissuasion européenne

Vanité et inocuité du néo-nationalisme gaulliste

Les fondements de la politique étrangère gaullienne selon Aron

La vocation de la France selon Aron

chapitre xii – Les mobiles du divorce (novembre 1959 – février 1962)

Le procureur de la “force de frappe”

Les conceptions gaulliennes

Virulence de la réaction d’Aron

Les tâtonnements du “Grand Débat” : Aron donne le ton

Evolution de la situation et du débat dans le courant de l’année 1960

Loi de programme : le compromis introuvable

Le débat parlementaire

Le débat dans la presse

Penser la guerre nucléaire : influence américaine et théorie des modèles

Harvard, le séjour décisif (automne 1960 – printemps 1961)

Les modèles de la dissuasion

Les problemes de l’alliance atlantique

La maîtrise des armements, voie raisonnable pour stabiliser l’équilibre de la terreur

Dissuasion stratégique et dissuasion de théâtre

Le Petit et le Grand

Février 1962 : l’accord impossible

Développement de la nouvelle politique militaire américaine

La crise de Berlin et le contentieux franco-américain

Chapitre XIII – Le grand débat (février 1962 – fin 1963)

Impasse et rupture (février 1962 – janvier 1963)

Médiation d’avril, ires de mai

Le dialogue avec McGeorge Bundy : fausse question allemande et vraie solution européenne

La doctrine McNamara et la rupture avec Pierre Gallois

Les responsabilités américaines

“Le général de Gaulle n’a pas joué au poker à Princeton”

La crise de Cuba et le renforcement fâcheux des certitudes de Washington

Nassau : une offre sincère, un échec… prévisible

Le cœur du débat (1963)

Entre deux feux

En quête d’une stratégie commune : nouveaux bons offices à Washington

MLF, question allemande, dissuasion européenne

Les controverses nationales sur la politique de défense française

Le “dossier de la force de frappe”

Réplique totale ou riposte graduée ?

Chapitre XIV – Le spectateur désengagé (1964-1966)

Le secret du général

Feinte perplexité ?

Ni avant-hier ni après-demain

La clef allemande

Aron et le débat sur la stratégie militaire française : désengagement ?

Match nul franco-américain ? Aron face à la régression intellectuelle française

Incohérences et mythes de la politique militaire française

Face a “l’école stratégique française” : la rupture intellectuelle

Aron face au retrait français des commandements intégrés : “Le problème est politique”

La France n’a pas de projet précis de réforme de l’OTAN

Faut-il réformer l’Alliance atlantique ?

Autour du retrait : chimère d’une organisation de défense européenne, réalité de la question allemande

Conclusion

Sources “Raymond aron”

Archives inédites

Papiers privés

Conférences et textes inédits

Publications

Ouvrages

Articles de revues et périodiques, préfaces, postfaces, conférences publiées

Articles de journaux hebdomadaires ou quotidiens

Sources complémentaires

Publications

Périodiques spécialisés

Mémoires, journaux et témoignages

Ouvrages à thème stratégique

Articles

Entretiens

Bibliographie

Bibliographie génerale

Bibliographie Spécialisée

Ouvrages

Articles

Instruments de travail

Index des noms

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