La moyenne puissance au XXème siècle

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CUBA : UNE MOYENNE PUISSANCE ?

 

 

Yves SALKIN [1]

 

            Cuba est le plus grand pays du monde ; il a sa capitale à La Havane, son gouvernement à Moscou, sa population en Floride, ses soldats en Afrique.

            Cette boutade du général Vernon Walters, ambassadeur des États-Unis auprès de l'ONU, n'a d'autre but que de nous sensibiliser au problème de la grande île socialiste. Il est tentant, en effet, pour nos recherches de prendre en considération le pays de José Marti et de Fidel Castro.

            Après avoir donné une définition de la moyenne puissance à partir de nos observations mûries dans l'aire caraïbe, il nous sera possible, grâce à une présentation des arguments pour et contre, de voir si Cuba est un bon exemple. Dans la négative, une définition corrigée sera proposée.

 

I – Définition du concept

 

            Est considérée comme moyenne la puissance qui, dans son expression diplomatique et stratégique, a la capacité de projeter dans les États voisins de la région son dynamisme (prestige, idéologie, culture, forces armées…) en vue de les aider, de s'y opposer ou d'infléchir le cours de leur évolution. Elle exerce, généralement, cette influence avec l'aval ou même le concours d'une grande puissance.

 

II – Cuba, moyenne puissance

 

Cuba a un véritable capital de dynamisme.

            Il jouit, tout d'abord, du prestige de ses deux grandes victoires. La première est celle du triomphe de la révolution de janvier 1959. Fidel Castro, héros de la guérilla, et ses compagnons barbus abattent le régime abhorré du dictateur Batista. Succès interne mais aussi externe, Batista n'est-il pas aux yeux des Cubains le suppôt de la mafia de Miami, l'agent véreux des grandes entreprises nord-américaines, le poulain de Washington ? La seconde est celle de la Baie des Cochons en avril 1961. Les forces castristes rejettent à la mer un contingent de contre-révolutionnaires. Pour le peuple, l'échec de l'opération amphibie, organisée de façon lamentable par la CIA, devient une victoire totale de Castro contre la puissance yankee.

            Ces deux triomphes sont, en quelque sorte, le point d'aboutissement de la théorie du grand penseur cubain José Marti, mort au combat en 1895, au début de la guerre d'indépendance. Il pressentait que Cuba aurait deux luttes successives à mener : une première contre le colonisateur espagnol, une seconde contre l'impérialiste nord-américain.

            De janvier 1959 à décembre 1961, la révolution se transforme pour de multiples raisons ; de nationaliste (ou humaniste), elle devient socialiste. Le point de non-retour se situe au 2 décembre 1961, quand Castro se proclame marxiste-léniniste et annonce la formation d'un nouveau parti : le parti uni de la révolution socialiste (PURS). Toujours anti-impérialiste, la révolution devient internationaliste ; point qui sera précisé dans la constitution cubaine. Sa zone d'action prendra désormais des dimensions mondiales. Les pays à aider appartiendront à trois familles :

- les latino-américains déjà liés par une solidarité historique (Bolivar) ;

- les socialistes qui, par définition, deviennent des pays frères ;

- ceux, enfin, qui cherchent à assumer leur libération nationale.

 

            La diaspora du castrisme commence à partir de 1962. Et cela, malgré les sages déclarations des dirigeants de La Havane (les révolutions ne s'exportent pas ; seuls les peuples les font) et malgré les conseils de prudence apparente des leaders de Moscou. L'Amérique latine est le premier objectif. Le rêve de continentalisme de Bolivar et l'espoir de José Marti de bâtir une grande nation latino-américaine habitent les esprits des révolutionnaires. L'enthousiasme est tel chez Guevara et ses guérilleros que les feux de la révolte s'allument un peu partout (Guatemala, Nicaragua, Colombie, Venezuela, Bolivie). Mais le processus de la subversion se déroule sans doute trop vite ; des étapes sont brûlées. Devant la réaction des gouvernements, la riposte des forces armées bien entraînées à l'art de la contre-guérilla (notamment à « l'école des Amériques » au Panama) et la lassitude des populations paysannes, les rebelles s'essoufflent. La mort du Che (octobre 1967) dans la jungle bolivienne marque l'échec de cette première croisade.

            Une action symétrique est alors menée dans les pays anglophones du bassin caraïbe, à la plus grande surprise des observateurs. En Jamaïque, dans les années 1975, le premier ministre, M. Manley, est complètement subjugué par la personnalité de Fidel Castro. Il faut attendre la réaction de Washington pour permettre à M. Seaga, leader de l'opposition, de triompher aux élections de 1980. À la Grenade, le noyau marxiste dirigé par M. Bishop réussit à renverser le dictateur Gairy en mars 1979. Quatre ans plus tard, la prise de pouvoir par des super-marxistes (Coard, général Hudson Austin) obligera les États-Unis à intervenir sur appel de l'Organisation des États caraïbes orientaux. Comme l'Amérique latine, le bassin caraïbe demeure, lui aussi, un objectif.

            L'attrait de l'Afrique pour Cuba ne date pas de 1975 mais de 1959, année qui voit un premier voyage de Guevara. Pour les dirigeants de La Havane, Cuba est un pays latino-américain mais aussi latino-africain. L'assistance cubaine se porte d'abord en Guinée-Conakry, puis en Guinée-Bissau dès 1965.

            Mais l'intervention la plus spectaculaire du régime castriste en Afrique est le soutien militaire au MPLA d'Angola (Opération Carlota – novembre 1975). Si l'aide cubaine aux anciennes colonies portugaises s'est opérée assez discrètement, il n'en va pas de même pour l'action menée au profit de l'État angolais qui vient d'accéder à l'indépendance. L'affaire prend un caractère international compte tenu des enjeux angolais (situation géostratégique, richesse en produits rares) et des intérêts de certaines puissances (États-Unis, Afrique du Sud). Malgré leur inadaptation au milieu mais grâce à la non-intervention de l'Occident, les forces armées cubaines permettent au régime de Luanda de se maintenir. Le principe de l'aide internationaliste est aussi respecté en Éthiopie. L'arrivée de troupes cubaines, en décembre 1977, permet aux forces locales de chasser de l'Ogaden l'envahisseur somalien. Qui est l'origine des interventions en Afrique : La Havane ou Moscou ? La question passionne toujours l'opinion. Il semble qu'à l'intention de Castro d'agir sur ce continent éloigné ait correspondu un calcul des dirigeants soviétiques de soutenir le Lider Maximo dans cette entreprise hasardeuse. Les soldats cubains sont les mercenaires du communisme ; l'image est en partie juste. Fidel Castro est le laquais de Moscou ; le jugement est trop sévère. L'homme est d'une autre dimension ; c'est en cela qu'il est redoutable.

            Une autre part de ce capital est constituée par la culture. Dès 1961, Castro donne comme consignes de réviser les valeurs culturelles et de magnifier celles qui facilitent le développement de la révolution. Littérature, musique, danse, arts plastiques doivent viser à éduquer tous les Cubains, les manuels comme les intellectuels, et à répandre le message de la vérité castriste dans les pays voisins. Quant au sport, il est l'objet d'un véritable culte ; les athlètes, formés et entraînés au sein d'instituts spécialisés, comptent parmi les privilégiés du régime. Les festivals comme Carifiesta ainsi que les rencontres sportives remportent d'indéniables succès dans les Caraïbes. Castro qui cherche à forger dans la région un nationalisme culturel, est bien servi par ses artistes et athlètes qu'il considère comme de véritables ambassadeurs. C'est par ce biais qu'il cherche, en particulier, à sensibiliser les Antilles françaises.

            Un autre atout de Cuba est son potentiel militaire. Ce pays, de dix millions d'habitants, est la deuxième puissance militaire de l'Amérique latine après le Brésil et avant l'Argentine. Les volumes des personnels sont impressionnants : 160 000 pour les forces armées, 100 000 pour l'armée des jeunes au travail, 20 000 pour les forces de sécurité, 1 000 000 pour la milice territoriale. Les matériels, tous de provenance soviétique, sont de qualité.

            L'effort militaire cubain porte sur l'éducation politique des conscrits et sur l'instruction des réserves dont l'entraînement est contrôlé au cours de grandes manœuvres inter-armes. Ces forces ont une bonne capacité défensive ; la crainte d'une invasion de l'île, totalement irréaliste depuis l'accord de Kennedy (1962), est soigneusement entretenue par les commissaires politiques. Elles n'ont par contre qu'une médiocre capacité offensive ; les succès en Afrique ont été, la plupart du temps, des victoires contre le vide.

            Vis-à-vis de l'extérieur, Cuba a plusieurs attitudes.

            Il assiste les pays étrangers qui ont opté pour la voie socialiste. C'est ainsi qu'il soutient le Nicaragua, depuis la victoire des sandinistes contre la dictature Somoza (juillet 1979), par son appui sur le plan international, par son assistance technique (éducation, agriculture, instruction militaire… ), par la formation de spécialistes, par la livraison d'armes soviétiques. De même, il soutient les forces subversives salvadoriennes du front militaire de libération nationale Farabundo Marti en attendant l'instauration d'un gouvernement révolutionnaire.

            Il s'oppose, c'est une autre attitude, aux pays qui entravent sa marche triomphante vers le socialisme. Au premier rang de ses adversaires sont les États-Unis. Dénoncés par l'apôtre José Marti, à la fin du siècle dernier, comme le monstre à abattre après la puissance coloniale espagnole, chassés en 1959 de l'île où il faisait si bon vivre, humiliés en 1961 lors de l'opération de la Baie des Cochons, ils demeurent l'adversaire numéro un avec lequel toute négociation sensée paraît impossible.

            La lutte se poursuit avec les Organisations parrainées par Washington, telle l'Organisation des États Américains (OEA). Le ministère des Colonies yankee, – ainsi baptisé par les Cubains –, est la cible favorite des dirigeants castristes. Le jeu de ces derniers est facilité par la contestation menée au sein de l'assemblée par certains États latino-américains qui trouvent trop pesante la tutelle des États-Unis.

            Cuba se montre également sévère pour les pays qui se situent dans la mouvance nord-américaine. Le Honduras est dans ce cas. À cause de sa situation géostratégique de premier plan, au cœur de l'Amérique centrale, il est choisi par le Pentagone comme base régionale opérationnelle relayant le support panaméen rétréci depuis les accords Carter-Torrijos de 1977. Il en retire, il est vrai, quelques subsides dont il a grand besoin, étant le pays latino-américain le plus pauvre après Haïti. Mais ce choix politique lui fait encourir les foudres des socialistes de La Havane.

            Une troisième position, enfin, de Cuba vis-à-vis de ses voisins est à signaler : celle qui consiste à observer et à essayer d'infléchir, au moment opportun, l'évolution d'un pays. Ainsi, les dirigeants castristes souhaitent faire dévier la jeune démocratie guatémaltèque de la voie choisie tout comme le régime salvadorien suspect d'être réactionnaire derrière le voile de la démocratie chrétienne. La Havane, d'autre part, reste vigilant devant ces pays mystérieux que sont le Surinam et la Guyana, soumis à des influences diverses sans avoir clairement défini leur orientation.

            Enfin, comme la majorité des moyennes puissances, Cuba bénéficie de l'appui d'un Supergrand, en l'occurrence l'Union soviétique.

            Il en recueille, d'abord, un rayonnement certain. La grande puissance socialiste n'a de cesse de mettre en valeur la petite république cubaine qui, malgré sa faible population (dix millions d'habitants) et sa modeste superficie (110 000 km2), a pu se dresser contre la forteresse Amérique. Le premier État socialiste du continent américain est magnifié à tout moment et à tout propos. N'est-il pas cité en exemple aux mouvements de libération nationale d'obédience marxiste qui cherchent des modèles pour édifier un régime efficace ? C'est bien dans une atmosphère de fête permanente qu'évoluent les carrousels de délégations dans les deux capitales.

            Cuba retire aussi de son grand protecteur des avantages économiques majeurs et cela depuis le premier accord commercial signé par Mikoyan en février 1960. Deux tiers de ses échanges se font avec l'URSS. Il vend à Moscou des produits agricoles, essentiellement du sucre, à des prix préférentiels dont la stabilisation met La Havane à l'abri des fluctuations des cours mondiaux. L'URSS, de son côté, lui vend du pétrole, payé en roubles, et l'autorise à en exporter pour gagner des devises fortes.

            Le gouvernement de La Havane profite, enfin, de cette protection dans le domaine militaire. L'armée cubaine est faite au moule des forces soviétiques : organisation, équipement des unités, doctrine d'emploi, formation des cadres, instruction de la troupe… Les hauts responsables, tel Raul Castro, ministre de la Défense, sont toujours les bienvenus à Moscou et sur les terrains de manœuvre de l'Europe de l'Est. Un gage de cette confiance du Supergrand n'est-il pas la présence dans l'île d'une brigade soviétique et de nombreux experts ?

            Mais n'est-ce pas vite conclure que d'affirmer que Cuba est une moyenne puissance puisqu'elle semble correspondre aux conditions définies dans le concept ? Ne faut-il pas creuser dans ce magma révolutionnaire souvent trompeur pour voir si la vérité n'est pas simplement travestie comme pour un carnaval de deuxième ordre ?

 

III – Cuba, fausse moyenne puissance

 

            Cuba a subi trois échecs majeurs qui entachent son capital de dynamisme.

            Sur le plan de la politique intérieure, la démocratie prolétarienne n'a convaincu personne. À la dictature de Batista, accompagné de ses séides, a succédé l'autoritarisme de Castro suivi par ses fidèles. Dans l'État devenu tout puissant les libertés, pourtant reconnues par la constitution, ne correspondent à rien. Sinon, pourquoi tant de Cubains auraient-ils fui en Floride ? Pourquoi des compagnons illustres de la sierra, comme Huber Matos, ou des intellectuels, tel Valladares, auraient-ils pris le chemin de la prison ?

            Dans le domaine de la politique extérieure, les résultats sont assez négatifs. Échec en Amérique latine où la masse paysanne ne s'est pas trouvée mûre pour se lancer dans la subversion. Souvenons-nous de la grande déception du Che Guevara avant de mourir ! Résultats très moyens dans les Caraïbes où les anciennes puissances coloniales (France, Grande-Bretagne, Pays-Bas) et néo-coloniale (États-Unis) veillent sur l'équilibre du bassin. Demi-victoires tactiques des Cubains en Angola et dans l'Ogaden mais demi-échecs stratégiques dans le reste du continent noir.

            En économie, le glissement de dépendance cubaine, des États-Unis vers l'URSS, est un aveu de faiblesse. Que penser d'un État qui a claironné, dès sa naissance, les vertus de sa nouvelle politique basée sur l'appropriation collective des grands moyens de production et des mécanismes d'échange ! En 1987, quels sont les résultats de cette opinion adoptée il y a vingt-huit ans ? Les restrictions se poursuivent, l'industrialisation de l'île n'est pas menée harmonieusement, les données du commerce extérieur sont toujours faussées par l'application de prix préférentiels pour les produits exportés vers les pays du COMECON. L'URSS consacre 4 milliards de dollars à l'aide cubaine, soit la moitié de son aide totale aux pays étrangers. Ce chiffre est assez vertigineux quand on songe qu'il correspond au triple de l'aide nord-américaine à l'Amérique latine et caraïbe. Loin d'être un moteur économique, dont on pourrait vanter le dynamisme dans le cadre régional. Cuba est un boulet que traîne l'Union soviétique, non sans une certaine lassitude.

            Si ces échecs, que nous venons de dénoncer, peuvent passer inaperçus aux yeux des hommes d'État du Tiers monde, c'est que Cuba est auréolé par la superpuissance de son tuteur soviétique.

            Est-il besoin de rappeler que les dirigeants de Moscou ont été très prudents au début de l'expansion marxiste en Amérique latine ? Réalistes, ils ont compris que cette région était une sphère d'influence pour les États-Unis, comme certains observateurs l'avaient perçu dès la fin de la guerre de l'indépendance cubaine (1898). Aussi avaient-ils pris le soin, au cours des temps, de freiner le zèle parfois intempestif de certains partis communistes qui voulaient brûler les étapes.

            La chance de Moscou d'avoir vu la révolution humaniste de Fidel Castro se transformer en victoire socialiste et de pouvoir en profiter a été incommensurable. Quelle aubaine de disposer d'un allié, encombrant certes mais toujours dynamique, au cœur d'une région géostratégique du monde de première importance ! Plus qu'un territoire ami, Cuba est surtout un relais, voire un tremplin, pour atteindre des objectifs qu'il n'eût pas été sage de menacer directement.

            C'est La Havane et non Moscou qui aide au maximum le régime chancelant de Managua, qui arme les guérilleros du F.M.L.N. au Salvador, qui suit le développement difficile de la démocratie chrétienne au Guatemala, qui surveille l'évolution de pays instables et dangereux comme la Guyana et le Surinam, et qui envoie ses mercenaires pour combattre en Afrique au nom de l'internationalisme.

            Le relais cubain est un pion essentiel pour la stratégie indirecte que mène l'Union soviétique dans l'aire caraïbe.

            Dans un légitime souci de prospective, comment peut-on envisager l'avenir ?

            L'URSS ne renouvellera pas son erreur de 1962, lors de l'affaire des fusées, de se présenter la première, l'épée à la main, sur une chasse gardée nord-américaine. Elle continuera vraisemblablement d'agir par champions interposés en utilisant en priorité le mieux placé, c'est-à-dire le champion cubain. En plus des objectifs déjà signalés pourraient être visés : Panama avec son canal toujours utile et vulnérable ; le Mexique en profitant de sa crise interne qui devrait atteindre son point d'explosion ; la Guyane française qui indispose les adversaires potentiels de la France à cause de la présence du centre spatial de Kourou, et Porto Rico, base géostratégique majeure.

 

IV – Révision du concept

 

            Aussi Cuba ne devrait-il pas être classé comme moyenne puissance. Il est simplement le reflet caraïbe du supergrand soviétique.

            La définition proposée du concept devrait, nous semble-t-il, être amendée par le correctif suivant : Est à exclure de cette classification le pays qui sert de relais ou de tremplin à une grande puissance et qui devient un simple acteur, sans parfois en avoir conscience, de la manœuvre de stratégie indirecte menée par cette dernière.

 

Bibliographie

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Jean Gorguette, « Les Caraïbes en pleine mutation », Revue Défense nationale, février 1981 

Jean Lamore, Cuba. Paris, PUF, 1973 (collection Que sais-je ?

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Robert Leiken, Soviet strategy in Latin America. Washington, Praeger, 1982 (collection The Washington papers).

Andrée Martin-Pannetier et Yves Salkin, Conflits en Amérique latine – Essai de typologie. Fondation pour les Études de Défense nationale, dossier n° 9.

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Marcel Niedergang, Les 20 Amériques latines. Tome 3, Paris, Le Seuil, 1982 (collection Points).

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Gabriel Robin, La crise de Cuba – octobre 1962. Paris, Économica, 1984 (collection Enjeux internationaux).

Yves Salkin, « La quatrième frontière nord-américaine ». Revue Défense nationale, juillet 1983. 

Peter Wyden, La CIA prise au piège. Paris, JA, 1980 (collection Le sens de l'histoire).


[1] Institut d'Histoire des Conflits Contemporains, Paris.

 

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