Les troupes coloniales dans la Grande Guerre

   

TÉMOIGNAGE

 

 

de M. le général Lemoine

Président de la Fédération nationale des Anciens des troupes de Marine et des Anciens combattants d’outre-mer

 

 

 

Mesdames, Messieurs,

Messieurs les Organisateurs,

Mon Colonel,

 

            Je vais essayer de vous apporter quelques informations et aussi, peut-être, quelques précisions au sujet des précédents exposés.

            Ma carrière a duré 42 ans et j’ai servi pendant 42 ans dans les troupes de marine, dans la coloniale d’abord et ensuite dans les troupes de marine. Je suis à la retraite comme président de la Fédération nationale des Anciens d’outre-mer et des troupes de marine dont je vais vous parler dans un ins­tant pour bien vous montrer que vos préoccupations rejoignent les nôtres. En fait, plus exactement, c’est nous qui vous rejoi­gnons car nous avons, à peu près tous, cette préoccupation de mémoire.

Nous accordons de plus en plus d’importance au contenu du message car on s’est aperçu qu’il varie suivant les époques et les générations. C’est bien difficile de prévoir ce qu’il faut transmettre aux jeunes et surtout ce qu’ils recevront en tant que jeunes ou ce qu’ils voudront bien recevoir. Nous sommes persuadés et c’est le premier point que je veux préci­ser, que les jeunes oublient ce qu’ils jugent inutile ou encom­brant et, qu’en définitive, ce sont eux qui font le choix.

Paradoxalement, le progrès technologique rend plus délicate cette question. Je pense ici aux multiples moyens informatiques de mémorisation. Mais le grand nombre d’informations disponibles peut rendre difficile leur analyse et conduire les jeunes générations à commettre certains oublis. Des époques de notre histoire peuvent ainsi être ignorées durant une période et susciter quelques temps plus tard de nouvelles curiosités. D’ailleurs M. le doyen Guy Pedroncini a rappelé tout à l’heure que les faits d’armes de 1870 avaient été totalement oubliés pour réapparaître maintenant. C’est le pro­blème actuel de tous les mouvements, de toutes les associa­tions et de toutes les fondations.

 

            Je veux relever et apporter également une petite préci­sion sur ce qui a été dit, sur les troupes coloniales. Je crois qu’il faut bien partir du principe que les forces de l’empire étaient articulées en deux armées. Il y avait l’armée d’Afrique, elle n’avait rien à voir avec l’armée coloniale : tirailleurs algé­riens, marocains, tunisiens, encadrés et formés par des métro­politains avec quelques régiments coloniaux qui étaient placés au Maroc, en Tunisie, en Algérie. Très peu d’ailleurs, parce que ces régiments-là avaient une vocation d’anti émeute pen­dant les périodes électorales. On traitait un village marocain, une ville marocaine. On y mettait en garnison une compagnie sénégalaise parce qu’ils réussissaient très bien. Je prends le cas de la Réunion que je connais bien. L’île de la Réunion, nos DOM-TOM, au moment des élections à la Réunion avant 1940, on faisait venir de Madagascar un bataillon sénégalais et on faisait venir de France ou d’Afrique du Nord un bataillon algérien parce qu’on estimait que c’était la seule manière de faire en sorte que les élections se déroulent à peu près dans le calme.

Je pense qu’il faut bien distinguer les deux. L’armée d’Afrique, recrutement métropolitain, vocation Afrique du Nord, et l’armée noire alors la coloniale devenue des troupes de marine qui va commencer dans les pays noirs tout l’ex-empire français, l’Afrique noire, Madagascar, les Côtes de Somalie aussi, les DOM-TOM - tous les confettis de l’empire qui nous reste actuellement - les Somaliens également la Somalie donc Djibouti maintenant. Je crois qu’il faut bien faire la différence. Il y a des gens beaucoup plus qualifiés que moi dans ce domaine pour parler de l’armée d’Afrique. Par contre, l’armée coloniale, je crois que je connais à peu près le sujet. On peut traiter les deux mais je crois qu’il faut bien les séparer.

 

            La deuxième chose sur laquelle je veux insister (je redeviens très chauvin, très colonial si vous voulez), ce sont les traces laissées par la colonie et la coloniale aussi bien en Allemagne, qu’en France. Dans le cadre de notre Fédération, nous avons établi une commission qui réfléchit sur la mémoire européenne, voir comment en sortir quelque chose d’intéressant, le message pour nos jeunes. Nous nous sommes aperçus que les Allemands actuellement, sur ordre venant du Chancelier, ont recréé une association d’anciens combattants coloniaux allemands d’avant 1914-1918. Ils ont même été plus loin en créant un musée et un journal. La motivation offi­cielle c’est de piocher dans ces régiments d’avant 1914-1918 à vocation coloniale et dans les traditions qu’ils veulent rendre. Ils sont susceptibles dans le cadre des missions humanitaires à l’avenir, d’intervenir hors d’Allemagne. C’est déjà fait pour un bataillon logistique de Coblence qui se trouve actuellement en ex-Yougoslavie. Il a repris les traditions d’un régiment dont je vais vous parler et qui vous intéresse - nous sommes en Lorraine et presque en Alsace - d’un régiment colonial allemand d’avant 1914-1918 donc fondé par Bismarck puis après par Guillaume II. Ce régiment dans la tradition alle­mande s’appelait le régiment de Strasbourg donc créé entre 1870 et 1914 plutôt vers 1886 ou 1887. Il est intéressant de voir, puisque nous en discutons avec nos amis allemands, qu’ils voudraient recréer la tradition de ce très gros régiment (deux gros bataillons à Strasbourg et deux bataillons qui étaient dans la région d’Offenburg avec le PC à Strasbourg). Quand vous regardez bien sa composition, ce régiment était encadré par des Prussiens et quelques Souabes sous l’appellation « la chair à canon ». Ce sont eux qui ont fait la campagne alle­mande du Togo, du Cameroun, la guerre des Boers. Ils ont participé également l’expédition en Chine, contre les Boxers, etc. Le général allemand qui est le responsable de cette asso­ciation allemande créée il y a 2 ans, m’a dit : « Vous savez, mon général, on n’a pas attendu maintenant pour faire des forces multinationales parce qu’en Chine, c’est un amiral allemand qui a commandé la 1ère force d’intervention multi­nationale avec des bataillons français, allemands, anglais ». Ce régiment de Strasbourg a un encadrement d’origine vraiment allemande mais plutôt prussien et souabe au niveau des offi­ciers, des sous-officiers et la « chair à canon » de l’Alsacien. Quand vous allez aujourd’hui dans les casernes allemandes à Offenburg, vous verrez à l’entrée, il y a encore les plaques de ce régiment avec tous les morts au cours de ces campagnes africaines, vous verrez que 85 % à peu près des hommes de troupe, c’est-à-dire du soldat jusqu’au caporal, caporal-chef c’étaient des bons Alsaciens. On voit bien la motivation en pleine période d’annexion de l’Alsace-Lorraine, c’était peut-être une façon de remettre les gens au pas avec un correctif en ce sens que 70 % des morts - d’ailleurs c’était valable aussi bien pour les Anglais que pour nous au moment de la coloni­sation - était le fait de la maladie et non pas des combats. La maladie décimait les unités. Actuellement avec nos amis Allemands, nous restituons dans le message cette réalité-là ; ça les ennuie un petit peu. Quand vous prenez le 2e régiment, créé avec la même vocation, dans les mêmes moments et qui a été le régiment dit de « Landau », sa composition était surtout des Souabes avec quelques Prussiens et Saxons pour l’encadrement et la « chair à canon », c’était des Lorrains entre 1870 et 1914. On retrouve le même problème. Il en reste un monument qui est à Baden Baden sur lequel le régiment est présenté comme je vous l’ai décrit. Tout était tombé complè­tement dans l’oubli. Nos amis allemands ont entrepris de nombreuses recherches en ce sens. Ceci pour vous dire que leurs préoccupations, nos préoccupations sont quand même assez proches.

 

            Ça c’est la première trace coloniale qui a un aspect franco-allemand. Les autres traces de 14-18 je ne veux pas revenir dessus, vous venez d’en parler beaucoup, je vous signalerai quand même que les Allemands après 1918, quand vous prenez leurs journaux etc., les grands critiques de la guerre, ont dit que c’était la force noire qui avait sauvé Reims. Effectivement quand vous regardez la défense de Reims, vous retrouvez à peu près tous les régiments de la force noire qui étaient engagés à ce moment-là chez nous. Le fameux monu­ment de Reims a été reconstruit à Fréjus. Il a été détruit par les Allemands et aurait dû être reconstruit au même endroit. Il reste encore le socle à l’entrée du parc Pomery de Reims et maintenant les Rémois, j’en suis un, le regrettent amèrement. La Champagne-Ardenne n’aurait pas dû laisser partir ce sym­bole à Fréjus. Ceci pour la petite histoire.

 

            La troisième trace c’est 1870. C’est la division colo­niale qui est allée se battre à Bazeilles où elle s’est illustrée mais sans participation d’Africains. Il n’y avait que des Blancs. Ils avaient une manière à eux de se battre et ils com­mandaient leurs troupes, c’est-à-dire des bons appelés des contingents français, un petit peu à la manière dont ils avaient appris à le faire avec des Africains. C’est pour ça qu’on dit depuis que la coloniale est une grande famille. Le comman­dement est très direct dans la coloniale, les traditions veulent que l’on commande de l’intérieur. Vous savez nous sommes très fiers et nous n’en parlons jamais. Je crois qu’on va le faire bientôt dans L’Ancre d’or.

 

Au moment de sa fondation, le commandement israé­lien a sorti un règlement de 12 pages. Il dit qu’il s’est inspiré de la méthode de commandement colonial. En particulier, toute la philosophie du règlement israélien encore aujourd’hui, a été étendue non seulement aux armées mais aussi dans les administrations civiles israéliennes. En Israël l’expression « en avant » est formellement proscrite et qu’on doit dans tous les cas de figure, à tous les niveaux de com­mandement et de responsabilité lui substituer l’expression « suivez-moi ». Le commandement a bien voulu dire que cela venait un peu de chez nous. Tant mieux si c’est vrai mais enfin c’est un petit peu ce qui s’est passé en 1870, en particu­lier à Bazeilles, tout près de chez vous.

 

Je ne veux pas vous ennuyer avec cette histoire mais il y a là, aussi, une rencontre avec nos amis allemands qui sont très intéressés par le site de Bazeilles comme un site européen. Je vous cite un exemple. Savez-vous pourquoi on vient de remettre au Musée de la dernière cartouche un plan de la ville de Munich à leur demande ? Ce sont les habitants de Bavière, les Munichois, qui avaient fourni l’essentiel des troupes en 1870, qui étaient venus se battre en France. Après 1870 la France a payé la fameuse dette en or de cinq milliards, Aussi la Bavière a touché la part la plus importante des 5 milliards, plus de 50 %. Ils ont dû avoir deux milliards et demi. Le gou­vernement de Bavière de l’époque, au lieu de répartir cette somme parmi les anciens combattants, a aidé au développe­ment économique de la ville, favorisant la première révolution industrielle. Ils ont tout investi pour agrandir, ce qui s’appelle toujours depuis le quartier industriel de Munich et qui repré­sente le tiers de la ville. Si vous prenez le plan de Munich, vous verrez qu’ils ont eu la reconnaissance du cœur, en ce sens que dans ce quartier industriel les rues ont des noms de baptême français de Lorraine. Vous avez la rue de Sedan, la rue de Bazeilles etc. encore aujourd’hui. Malheureusement à Bazeilles nous n’avons que des jeunes étudiants allemands qui viennent, il y a très peu de Français. Ils sont intéressés par la portée du message. Finalement ça a servi à quelque chose. Je voulais insister sur ce point.

            Toujours dans notre région, la troisième trace c’est 1940. 1939-1945 mais surtout 1940, ici tout près depuis les frontières allemandes, lorraines et alsaciennes et jusqu'à Paris entre le 1er mai 1940 et le 30 juin 1940, 43 000 coloniaux ont été engagés. Il fallait compter à peu près 35 000 Africains. 13 000 ont été tués, c’est-à-dire pendant ce laps de temps un coefficient de pertes supérieures aux pertes maximum de Verdun. Vous pouvez faire le calcul. 13 000 ont disparu, c’est énorme. C’est la preuve du courage de ces hommes. Il y avait également le comportement de l’adversaire, héritage de 1914-1918 que vous avez soulevé tout à l’heure qui peut expliquer aussi un certain excès des pertes. Vous avez retrouvé égale­ment ces Africains très nombreux ensuite prisonniers. Les Allemands en ont conservé beaucoup par petits îlots dans les zones forestières d’Argonne, dans la région de Toul, Nancy, etc. pour faire du charbon de bois entre 1940 et 1944. Pas mal d’Africains qui, à mesure que le temps passait, ont faussé compagnie aux Allemands qui les gardaient - d’ailleurs ce n’était pas les unités les plus expérimentées - pour rejoindre les maquisards. Vous pouvez constater des plaques mainte­nant un peu partout avec des noms africains dessus. Il y avait des gens d’Afrique du Nord en particulier dans la région de Toul. Si vous voulez c’est une petite histoire mais c’est pour vous montrer notre volonté de conserver la mémoire du sacri­fice de ces hommes. Il ne faut pas que ce souvenir disparaisse mais je pense qu’il faut savoir présenter le message à trans­mettre aux jeunes de la façon la plus réaliste, tout en étant le plus proche de leur motivation. Je crois que c’est très impor­tant.

 

            J’en reviens à ma Fédération. Elle représente au jour d’aujourd’hui une grande famille de plus de 40 000 adhérents à peu près, répartis en 87 amicales y compris dans chacun de nos DOM-TOM. Là aussi il faudrait parler de participation des DOM-TOM. Nous avons une amicale de plus de 3 000 membres très actifs, dans chacun de nos DOM-TOM. La coloniale a été créée par la marine, à l’origine. Elle s’est enga­gée surtout du temps de Richelieu en Amérique. Le Premier ministre est d’ailleurs président d’honneur actuellement au Canada ou plus exactement au Québec. Je vous assure qu’ils sont fidèles aux traditions. Ils vont venir en France pour fêter le 500e anniversaire dans toutes les grandes cérémonies qui se dérouleront en France à ce moment-là. Il y a la même chose à Goa, là ce sont les Portugais qui nous ont montré comment il fallait faire, c’est ce qu’ils font partout où ils sont encore pré­sents. Voyez-vous, les Anciens, on peut quand même être utiles à beaucoup de choses.

 

            J’ai parlé à bâtons rompus de certains problèmes de cette Fédération. J’en ajouterais un ou deux.

Le premier est qu’à partir de notre Fédération nous avons créé un Conseil national pour la défense des droits des anciens tirailleurs et militaires d’outre-mer. Là se regroupent l’armée d’Afrique et l’armée noire, donc la coloniale. Dans ce Conseil national, nous avons trois présidents d’honneur, M. Léopold Shengor bien sûr, M. Jean-François Deniau et le maire d’Epinal, président de l’Assemblée nationale, M. Philippe Seguin. Nous avons une commission qui comprend 115 députés. Toutes les grandes associations nationales « les Gueules Cassées », « Maginot », sont présentés dans le Conseil national. C’est le président de la Fédération nationale des Anciens d’outre-mer qui est le président du Conseil natio­nal. Notre préoccupation est simple, essayer de compenser le manque à gagner. Toutes ces troupes africaines sont venues se battre pendant la Deuxième Guerre mondiale chez nous car au moment du débarquement dans le sud de la France 67 % du corps expéditionnaire français de la 1ère armée française était à base d’Africains, soit du Nord, soit des Noirs. Si vous ajoutez la proportion de pieds-noirs et de Corse, c’est la Corse qui a le plus donné pendant la Deuxième Guerre mondiale et de loin. Vous arrivez à 82 %, c’est-à-dire que des métropolitains, constituaient à peine 18 % dans les Forces Françaises Libres. C’est d’ailleurs pour ça que le général de Gaulle vous avait parlé des intempéries, les Africains ne tiennent pas le froid etc. C’est pour ça que le général de Gaulle a « blanchi » les unités le plus vite possible pour qu’au moment de l’armistice, on ait le bon strapontin et qu’on soit reconnu par nos alliés comme étant des alliés à part entière. Là aussi il y a beaucoup de choses à dire sur l’armée d’Afrique etc., ce n’est pas notre sujet.

            Ces gens-là, plus exactement, nous les défendons pourquoi ? Tout simplement parce que leur retraite et leur pension ont été figées au taux de l’année d’indépendance de leur pays. On a déjà obtenu quelques compensations. Je crois qu’avec l’approche des élections, on est même décidé à aller dans la rue s’il le faut, on vient de l’écrire au Président de la République. C’est une de nos préoccupations, obtenir des compensations, d’autant plus que dans le cadre de la Fédéra­tion nous avons établi des contrats de jumelage avec tous les mouvements d’anciens combattants qui existent. Vous y avez fait allusion tout à l’heure : que ce soit à Djibouti, au Sénégal, à Madagascar, nous avons des contrats de jumelage avec eux. On essaye de s’occuper d’eux. Notre gros problème concerne l’appareillage car tous les grands blessés des membres inférieurs qui vivent en Afrique actuellement n’ont même pas une jambe de bois. On en est là dans certains pays. C’est particulièrement vrai pour la Guinée.

 

Pour rejoindre notre débat, c’est un point de vue tout à fait personnel, je crois qu’il faut avoir le courage de le dire. La France vis-à-vis de ces pays, de leurs habitants, n’a jamais eu la reconnaissance du cœur, jamais et dans aucun domaine. Il y a une belle thèse à faire. Celui qui la fera ne sera pas déçu, il trouvera de la matière pour abreuver sa plume.

Vous avez parlé de Fréjus, qui est la maison mère des troupes coloniales avec un musée que nous essayons de faire vivre comme vous essayez de faire vivre votre fondation, avec des sites de conférences maintenant avec des contrats de jumelage et d’appartenance à des universités. L’université de Nice vient d’accepter de patronner justement ce travail que nous allons mener en commun avec des universitaires, des anciens d’Indochine et du Vietnam de chez nous. Je crois qu’il y a une commission qui fonctionne maintenant et que celle-ci ne va pas tarder à aller au Vietnam, ils vont commencer par faire un tour de terrain pour sortir un troisième livre. Voyez ce sont vos préoccupations qu’on retrouve, c’est exactement la même chose. Cela dit, on le fait peut-être trop en ordre dis­persé et si tout était un petit peu coordonné, je crois que ça n’en serait que plus efficace.

 

Voilà ce que je voulais vous dire en quelques mots. Je terminerais en évoquant le thème de mon introduction : la jeunesse. Ce message doit être vrai, même si la vérité peut choquer. Il ne faut pas leurrer les jeunes : ils finiront toujours par la découvrir. A ce moment-là, ce sera le détonateur. Je crois qu’il faut être très vigilant. Le colloque d’aujourd’hui s’inscrit bien dans cet effort.

 

Je vous remercie de m’avoir invité et de m’avoir donné la parole.

 

 Copyright www.stratisc.org - 2005 - Conception - Bertrand Degoy, Alain De Neve, Joseph Henrotin