LA STRATÉGIE DU GÉNÉRAL PÉTAIN ET LES AMÉRICAINS

 

Guy PEDRONCINI 1

 

Quelle est la stratégie du général Pétain pendant son commandement en chef ? Quelle place peuvent y tenir les forces américaines ?

La ou plutôt les stratégies du général Pétain répondent à la situation qu'il trouve en mai 1917 et à l'évolution générale de la guerre largement influencée par la participation américaine au conflit.

Le 6 avril, les États-Unis entrent dans la Grande Guerre. Le 16, le jour même où Lénine arrive en Russie, l'offensive franco-britannique atteint son point culminant avec le déclenchement de la principale opération prévue par le plan du général Nivelle. Ses résultats, non négligeables, apparaissent cependant tellement décevants par rapport aux prévisions qu'un changement de général en chef devient inévitable. Le 15 mai, Pétain remplace Nivelle à la tête des armées françaises du Nord et du Nord-Est.

Comme l'a écrit le général de Gaulle2. En ce printemps de 1917, il est vrai que l'on peut craindre la ruine. La situation des Alliés en général et de la France en particulier est chancelante, stratégiquement, tactiquement, moralement. Manifestement, le destin hésite stratégiquement.

La guerre sous-marine serre les Alliés à la gorge. Elle inquiète au plus haut point les responsables britanniques et, depuis mes recherches, on sait qu'elle fut une des raisons du maintien de l'offensive Nivelle. On peut craindre, devant l'augmentation rapide des pertes mensuelles, que l'entrée en ligne des forces américaines soit retardée. Or tout délai supplémentaire peut être décisif car après la première révolution russe, la menace d'un effondrement du front oriental se précise. D'emblée le général Pétain l'a inscrit dans ses calculs : comment faire face à l'arrivée sur le front occidental d'une masse de divisions allemandes que le deuxième bureau, comme l'a montré le général Delmas, fixe avec une très grande précision à 45 (en réalité 40).

La crise stratégique s'étend au moral. Au moment où l'infanterie perd de son importance sur le plan tactique face au front fortifié continu, son rôle stratégique devient essentiel : si les soldats refusent de se battre, la guerre est perdue. Or, lasse et profondément déçue par l'insuccès du 16 avril, l'armée française, principale force terrestre de la coalition alliée est traversée par une crise de refus collectifs d'obéissance appelée traditionnellement . Si cette crise n'est pas surmontée la guerre est perdue.

Or cette crise a sa source dans l'insuccès des méthodes tactiques jusque-là employées : ni la percée, ni la bataille d'usure, ni le choc brutal n'ont réussi à venir à bout de la résistance du front allemand.

Cette crise multiforme entraîne une nouvelle menace pour l'armée française : l'armée anglaise a repris sa liberté stratégique. Le haut commandement britannique s'oriente ainsi vers ce que j'appelle une "mini Somme", la bataille de Passchendaele. Mais l'affaiblissement de la position de l'armée française l'incite à demander au début de mai la conduite stratégique de la coalition d'autant plus que le gouvernement français consulte le maréchal Haig après le 16 avril pour lui demander ce qu'il pense du général Nivelle, de son échec et ce qu'il faudrait faire.

Une dernière crise menace alors : celle du renoncement. Le 20 juin, dans une note, l'EMA estime que l'armée française a perdu beaucoup de ses qualités offensives. Pour toutes les grandes opérations futures elle doit compter sur ses Alliés, l'Angleterre en particulier. Il faut donc diminuer la longueur du front tenu par les Anglais pour leur permettre d'attaquer. Souffrant d'une crise d'effectifs qui conduira à dissoudre 5 divisions avant la fin de 1917, l'armée française est-elle réduite à jouer un rôle de brillant second ?

Pour répondre à cette crise multiforme qui assaille les Alliés, pour tenir sans désastre majeur jusqu'à l'arrivée de forces américaines suffisantes, pour rétablir l'équilibre et permettre de vaincre, le général Pétain a conçu une stratégie globale de guerre qui conserve à l'armée française le rôle principal dans la victoire et sauvegarde les intérêts essentiels du pays.

La première réponse à la crise qu'apporte le général Pétain c'est le rétablissement de l'obéissance dans l'armée française. J'ai trop souvent traité de cette crise des mutineries pour y revenir aujourd'hui. Je me permets de signaler ma mise au point dans le numéro de la revue Historiens et Géographes consacré à l'année 1917.

Je rappellerai seulement qu'en prenant la grande décision stratégique, une des plus importantes de la guerre, de la directive n° 1, il a permis non seulement de surmonter la crise de désobéissance mais aussi de ménager l'armée française. L'arrêt de cette crise était le préalable à toute continuation de la guerre.

Cette victoire sur le plan psychologique est complétée par le retour à la victoire tactique sur le terrain : après le 16 avril, un échec n'est plus acceptable. D'où l'importance des succès de Verdun en août et surtout de la victoire de La Malmaison, en octobre. Le rôle écrasant de l'artillerie (les densités sont exceptionnelles) et le soin méticuleux de la préparation permettent de vaincre dans le secteur du Chemin des Dames, zone essentielle des mutineries après l'échec d'avril.

Ces résultats se traduisent par une remontée rapide du moral. Ils permettront en 1918 d'encaisser les coups particulièrement durs des offensives de Ludendorff sans nouveau fléchissement.

Ils permettent aussi à l'armée française, au moment où l'armée britannique sort affaiblie de la bataille de Passchendaele, où elle a certes marqué des progrès sur le terrain mais n'a pas réussi à vaincre la résistance allemande, de retrouver son rôle primordial dans la coalition. D'autant plus que l'armée italienne qui se bat bravement dans des conditions géographiques difficiles ne peut empêcher la percée de Caporetto, au moment même où l'armée française achève la conquête du Chemin des Dames.

Peut-on continuer devant l'aggravation de la menace allemande à mener trois batailles séparées et bientôt quatre avec l'arrivée de l'armée américaine ? Ce que laissent présager les difficultés créées par les questions de l'entraînement des divisions américaines et la délicate question de l'amalgame.

Dès le 5 octobre, dans la perspective de la bataille de 1918, le général Pétain demande que lui soit confié le commandement unique des forces alliées opérant sur les fronts occidentaux.

Cette mesure lui paraît indispensable pour mener dans de bonnes conditions la bataille de 1918, qu'elle soit défensive si les Allemands veulent exploiter leur supériorité numérique momentanée, soit offensive si Ludendorff et Hindenbourg préfèrent exploiter leur victoire à l'Est.

En effet, il entend imposer une tactique dite de qui outre son avantage dans la défensive, permet de disposer de réserves stratégiques. Rappelons qu'en juin 1917 le général en chef dispose de 13 divisions en réserve de GQG et qu'il en aura plus de 40 à la veille de la bataille de mars 1918.

Mais sa demande, outre qu'elle pose une question de personne - Foch n'est pas décidé à laisser ce commandement à Pétain - se heurte aux Américains qui ne veulent pas qu'un généralissime interallié soit en même temps général en chef d'une armée. Or à l'automne de 1917, Pétain est aussi irremplaçable à la tête de l'armée que Joffre après la Marne. Elle se heurte également aux réticences des Anglais, peu enclins après l'expérience du printemps 1917 à subordonner Haig à un général français et à leurs inquiétudes concernant les orientations stratégiques de Pétain pour l'année 1918.

A l'automne de 1917 manifestement les conditions ne sont pas réunies pour qu'une solution aussi nette soit adoptée.

C'est dans cette conjoncture que le général Pétain s'oriente vers une nouvelle stratégie. A ses yeux, ce n'est plus en Artois, ni sur la Somme, ni sur l'Aisne que doivent porter en 1918 les efforts offensifs de l'armée française mais en Lorraine et plus encore en Alsace.

C'est le 17 septembre que prennent forme ces nouvelles orientations. Elles sont dictées par les menaces qu'ont fait apparaître les négociations secrètes et la nécessité de mener une politique de gages mais aussi par l'idée stratégique fondamentale que l'armée française doit porter à l'armée allemande le coup final, en restant .

Comme le montre son Journal des marches, cette conception est entièrement partagée par le maréchal Joffre.

Pour cela il faut ménager l'armée française. Comment ? En obtenant l'extension du front britannique, naturellement, mais aussi en s'entendant avec le général Pershing pour que les troupes américaines entrent en ligne sur le front français. Le 11 octobre, les deux généraux en chef aboutissent à un accord. Dès que les résultats de l'entraînement le permettront la Première DIUS entrera en ligne, sa droite appuyée sur la Moselle, les suivantes en prolongeant vers l'Est les forces américaines déjà en ligne. Il obtient enfin la promesse que la première offensive américaine soit lancée contre le saillant de Saint-Mihiel.

Enfin, si les armées françaises attaquaient dans d'autres secteurs, les forces US pourraient participer à leur bataille. Au total l'armée américaine entrerait en ligne sur le front tenu par la VIIIe armée.

Ce résultat est essentiel : en effet l'armée française sera progressivement regroupée en deux ensembles tenant chacun un front plus restreint. Elle retrouvera ainsi des capacités offensives et elle sera à même de mener trois batailles différentes : une avec les Anglais si les Allemands attaquaient soit le front anglais soit la jonction des deux armées, une avec les Américains en Lorraine si les Allemands n'attaquaient pas et une essentiellement française en Haute Alsace. Cette dernière bataille étant à visées décisives, si la désorganisation de l'ennemi apparaissait suffisante après le premier choc. Faut-il rappeler que le comte Schlieffen avait estimé que cette manoeuvre aurait constitué la seule réponse efficace à son plan ?

L'entrée de l'armée américaine dans la bataille est donc décisive dans la réussite de la nouvelle stratégie du général Pétain. Il faut remarquer que Pétain n'emploie guère le mot audace. Or, dans sa directive du 27 novembre fixant l'offensive décisive en Alsace, il emploie ce mot : Il est des moments où il faut savoir tout oser. On voit d'ailleurs assez bien Pétain dans les pas de Turenne.

Apparemment en 1918 ces desseins stratégiques ne semblent plus réalisables. D'une part, c'est le haut commandement allemand qui a l'initiative et il faut faire face à ses offensives. D'autre part, après les accords de Doullens, de Beauvais et d'Abbeville la direction stratégique de la guerre est confiée au général Foch.

Mais en réalité en profondeur cette stratégie d'ensemble demeure et elle est sur le point de s'imposer avec l'appui de Pershing, lorsque l'armistice est signé.

Comment cela est-il possible ?

D'abord parce que deux fois au cours de la bataille défensive le général Pétain préconise des solutions stratégiques que le général Foch est finalement amené à adopter.

Lors de la bataille de mars surgit une question qui avait déjà été posée à Joffre en 1915 : que faire si les deux armées française et anglaise étaient menacées d'être séparées ? Joffre admettait leur séparation et pensait rétablir le front continu par une contre offensive venant du Sud (un peu le plan Weygand de 1940) ; Pétain, avant Doullens, réagit autrement : comme dans le plan de Joffre il fait affluer ses réserves mais il pense maintenir finalement un front continu sur la ligne de l'Avre. Si cette solution échoue, il faudra que l'armée anglaise abandonne les ports de la Manche et se replie sur la Somme où serait rétabli un front continu.

Foch réussit à écarter la menace d'une séparation immédiate en stoppant le recul des divisions anglaises bousculées. Mais l'offensive d'avril montre que tout danger n'est pas écarté, qu'il peut surgir de nouveau. A la conférence d'Abbeville des 1er et 2 mai, Foch ne parvient pas à se dérober à la question pressante de Lloyd Georges : que ferait-il en cas de suprême péril ? Foch répond que s'il ne peut plus défendre à la fois la route des ports de la Manche et Paris, il choisira Paris et pour éviter un désastre l'armée anglaise devra se replier sur la Somme.

Ensuite, lors du désastre du 27 mai, le Caporetto français, la position de Foch est doublement affaiblie : non seulement parce que comme le dira Clemenceau il s'est trop orienté vers le Nord, alors que le général Pétain a proposé un plan pour faire face aux suprêmes périls mais aussi parce qu'il laisse apparaître des inquiétudes stratégiques majeures. Dans une lettre à Clemenceau, le 31 mai, il souligne que les forces alliées s'affaiblissent inexorablement ce qui est d'une gravité exceptionnelle. Cela peut entraîner la perte de la guerre.

A la réunion du CSG, le 2 juin, Foch demande l'envoi d'urgence du plus grand nombre possible de forces américaines, seul moyen dit-il pour écarter le danger immédiat d'une défaite alliée durant la période actuelle. Enfin le 7 juin, lors d'une conférence tenue chez Clemenceau, il ira encore plus loin : Si le gouvernement et le commandement britanniques ne maintiennent pas le nombre de leurs divisions, il est impossible de continuer la guerre. Finalement cette crise est surmontée mais elle a laissé des traces.

Après les 15 et 18 juillet, le GQG revient à son plan de 1917 dès le 3 août. Il établit un projet d'offensive stratégique pour porter à l'armée allemande un coup décisif : il faut l'attaquer sur un point stratégique aussi éloigné que possible du champ de bataille actuel. Il faut chercher le point faible de l'adversaire en exécutant vite et avec ce que l'on a. C'est à l'Est, à partir de Verdun que l'on trouvera les fronts les plus faiblement tenus, la direction de Mézières semblant être la plus favorable.

Après la bataille à dominante anglaise du 8 août, le maréchal Foch semble s'orienter vers une bataille à dominante américaine : l'offensive du 26 septembre. Mais celle-ci pour des raisons qu'a bien analysées André Kaspi s'est largement enlisée en raison de l'inexpérience logistique du commandement américain.

Le général Pétain entend faire repartir l'offensive américaine dont l'arrêt gêne la progression de ses IVe et Ve armées.

C'est le point de départ d'une crise complexe. Pétain propose que la IIe armée française soit insérée entre la IVe et la 1ère armée américaines. Foch est d'avis différent : il veut retirer du front des DIUS et les coupler avec des DI pour constituer une armée qui agirait de part et d'autre de l'Argonne.

Comme le souligne André Kaspi le refus de Pershing est net :

- 1°. pas de dispersion de la 1ère armée,

- 2°. pas de DIUS sous commandement étranger.

Foch ne croit pouvoir passer outre : le 2 octobre, il renonce à la solution qu'il avait retenue le 30 septembre et communiquée le 1er à Pershing.

Le général Pétain n'approuve pas cette décision : pour continuer la bataille il faut placer les Américains sur un front défensif. Il est largement soutenu par Clemenceau qui intervient à sa manière. Celui-ci écrit à Foch qu'un tel état de chose ne peut plus être longtemps toléré car ces défaillances américaines n'engagent pas moins la responsabilité du commandant en chef des armées alliées que celle du ministre de la Guerre et Clemenceau refuse de couvrir Foch : Je suis constitutionnellement le chef de l'armée française. Je serais criminel si je la laissais s'user indéfiniment dans la bataille sans avoir tout fait pour que l'armée alliée accourue à son aide soit mise en état de remplir le rôle qui lui est destiné.

Mieux, il informait Foch de son intention d'en appeler au président Wilson s'il y avait carence de votre part ... Actuellement 15 DIUS sont figées dans l'impuissance ... Il n'est personne qui ne vous rende hommage. Mais cela ne change rien à vos devoirs. En ce moment la patrie commande que vous commandiez.

Foch devant pareille missive se devait d'intervenir rapidement. Le 4 octobre, la 1ère armée américaine repartait à l'offensive et progressivement atteignait ses objectifs du 26 septembre. Résultats que Pétain juge intéressants mais que Foch estime médiocres. C'est aussi le point de vue de Clemenceau. Le 16 octobre, il écrit de nouveau à Foch : Ces belles troupes sont inutiles en soulignant que Foch aurait dû en appeler à Wilson lorsque Pershing ne lui a pas obéi, ce que lui Clemenceau aurait fait.

Il ironise sur le fait que Foch ait pris le commandement tactique de l'armée US. Il souhaite que cette manière de commander réussisse s'il vous est miraculeusement possible d'allier la conduite particulière d'une armée avec les plans d'ensemble dictés par vous aux commandants en chef des armées alliées. Mais il n'y croit pas et juge qu'il faudra rapidement faire appel au président Wilson.

Clemenceau réussit à se placer ainsi en position de force aussi bien à l'égard de Foch que du président Wilson. C'est dans ces circonstances que le maréchal Foch ne retient pas le 10 octobre l'idée d'une bataille de manoeuvre en Lorraine. Ce n'est que le 20, et en modifiant plusieurs fois le dispositif, que Foch se rallie à un plan dont la réussite, d'ailleurs aisément prévisible en raison d'une énorme disparité des forces en présence, aboutirait à couper les lignes de communications des armées allemandes et à les acculer à un nouveau Sedan. Trop tard : l'armistice que ni Pershing, ni Pétain pour des raisons différentes ne souhaitaient aussi rapide est signé.

La stratégie de Pétain ne l'a donc pas finalement emporté et l'offensive de Lorraine n'a pas eu lieu. Il est vain de s'interroger sur ce qui se serait passé autrement : l'histoire ne se refait pas. Mais on peut se demander pourquoi Foch n'a pas partagé le point de vue de Pershing et de Pétain. Les raisons qu'il a données n'emportent pas la conviction (même si l'on y ajoute la note du 12 novembre par laquelle il estime nécessaire que les armées alliées aillent rétablir l'ordre en Russie).

Nous avons maintenant un document qui permet d'éclairer ses sentiments profonds, une lettre que je connaissais depuis de longues années mais que je m'étais engagé à ne pas utiliser avant d'en avoir reçu le droit. Ce qui est maintenant le cas et je l'ai publiée récemment.

Le 21 novembre 1918 dans une lettre familiale, Foch écrivait J'ai été en conciliabules avec mes Boches les 8, 9 et 10 et toute la nuit du 11. Ils étaient consternés, catastrophés. Je les ai mené raide et leur ait fait peu de concession. En fait en signant le papier, en arrêtant à tout prix nos attaques ils ont échappé à une destruction complète en voie de réalisation et qui allait s'achever le 14 novembre. J'ai regretté la chose au point de vue militaire, mais comme ils acceptaient mes conditions je devais bien ménager le sang qu'aurait coûté la continuation des hostilités, j'ai signé.

Le rôle direct et indirect des Américains a donc été particulièrement important jusqu'au bout dans les desseins stratégiques du général Pétain.

Je voudrais finir sur une question, car l'histoire n'est jamais définitive. Assuré du soutien de Pershing, Pétain a-t-il pensé finalement qu'il associerait les Américains à une victoire terrestre spectaculaire qui équilibrerait le poids de la mer dans la victoire finale ? Peut-être un document - pourquoi pas une lettre privée ? - permettra-t-il un jour de connaître sur ce point la réponse du général en chef des armées françaises du Nord et du Nord-Est.

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Notes:

1 Professeur à la Sorbonne, Directeur de l'Institut d'histoire des conflits contemporains.

2 . De Gaulle. La France et son armée, p. 309.

 

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