DEBATS

M. l'amiral Bernard Louzeau 1 :

Président de séance

Je remercie les intervenants de leurs prestations. Pendant qu'ils parlaient de nombreuses questions sont arrivées. Il y a un peu de tout dans ces questions, ça va des questions générales à des questions très particularisées. Je réponds directement et tout de suite à deux questions ; l'une demande :

- quel est le taux de féminisation dans la Marine de guerre et quels types de postes sont occupés par les femmes ?

- l'autre à laquelle je vais pouvoir répondre assez vite, existe t-il des couples dans les sous-marins, (mari et femme) ?

En ce qui concerne la féminisation dans la Marine, nous avons un certain taux de féminisation puisque il y a environ 5 % de notre personnel qui est du sexe féminin. Nous avons commencé une certaine expérimentation d'embarquement des femmes à bord des bateaux, mais vous comprenez que cela pose quand même quelques problèmes, surtout sur les petits bateaux. Autrement dit, à l'heure actuelle, nous limitons l'embarquement de femmes à bord des bateaux d'un certain tonnage, au moins trois ou quatre mille tonnes. D'autre part, nous demandons que les femmes soient volontaires pour ce genre d'embarquement. Pour les sous-marins, par contre, il n'en est pas encore question et, à l'heure actuelle, aucune femme n'a embarqué à bord d'un sous-marin.

Quant aux couples à bord de sous-marin, je n'imagine pas encore ça. Pour cette question-là, je réponds donc : il n'est pas du tout envisagé d'embarquer des femmes à bord des sous-marins.

Une deuxième question aussi, et là aussi, je réponds tout de suite :

Quelle est la logistique des sous-marins nucléaires en croisière et, surtout, comment sont-ils ravitaillés en missiles lorsque ils ont tiré leur dotation initiale ? (rires).

Je pense qu'en fait les rires ont donné la réponse, je rappelle que les missiles qui sont à bord des sous-marins sont des armes de dissuasion. Une fois qu'elles ont été tirées, cela veut dire que la dissuasion n'a pas marché, dans ce cas il faut voir dans quel état serait notre pays.

Une question a été posée sur le Q-244, je pense que Monsieur l'ingénieur général Gempp y a répondu. Une autre question a été posée sur l'affaire du Q-244.

Je rappelle en deux mots que le Q-244 a été un sous-marin que nous avions décidé de faire avec réacteur à uranium naturel. Ce n'était pas un sous-marin nucléaire lanceur d'engins, c'était un sous-marin porteur de torpilles. L'ingénieur général Gempp a, je crois, suffisamment expliqué pourquoi, au fur et à mesure que le projet avançait, on s'est aperçu que, en particulier, pour la réactivité du réacteur on n'aurait pas de solution satisfaisante, alors on a arrêté les frais en 1958. Les morceaux de ce Q-244 ont été utilisés, l'avant et l'arrière pour faire l'avant et l'arrière du Gymnote. Le milieu du Gymnote a été constitué par un tronçon équipé de quatre tubes lance-missiles pour faire les essais de nos missiles. Le Gymnote a été utilisé pour de tels essais pendant plus de vingt ans.

Quel a été le rôle du CNRS dans le développement des SNLE ?

Je crois que je ne me tromperai pas beaucoup en disant qu'il a été quasiment nul. Dans le domaine de la propulsion nucléaire la première équipe a été faite par des ingénieurs et même des officiers de Marine qui ont constitué le Département de propulsion nucléaire (DPN) du Commissariat à l'énergie atomique, sous la direction de Monsieur Chevallier qui a été cité et qui était encore récemment le Délégué général pour l'armement. Ce fut vraiment le premier noyau qui a mis au point la propulsion nucléaire. Dans les autres domaines, le missile, on a fait, là aussi, appel essentiellement à des ingénieurs militaires.

Des questions un peu techniques ont été posées, je vais laisser à l'amiral Merveilleux du Vignaux, le soin de répondre ; en particulier une question a été posée :

Peut-on faire face à bord, à un incident grave du type de ce qui est arrivé au sous-marin Yankee soviétique. Vous pourrez peut-être répondre là-dessus ?

M. l'amiral Michel Merveilleux du Vignaux 2 :

Vous savez, la réponse dépend de la gravité de l'incident. Nous sommes entraînés et équipés pour faire face à tout ce que nous pouvons rencontrer. Dans le cas du Yankee, cependant, l'incident était grave. C'était, à ce que nous en savons, un incendie de missile. La plupart des missiles balistiques soviétiques sont, comme Ariane, des missiles à combustibles liquides, ces propergols liquides sont des mélanges extrêmement énergétiques et dangereux lorsqu'ils prennent feu. Dans le cas du Yankee, il s'est manifestement agi de l'incendie d'un missile, l'équipage avait probablement l'intention de le chasser lorsque l'incendie a dû se communiquer à d'autre tubes du compartiment. Je crois que, dans un tel cas d'incendie sur un sous-marin, la situation est effectivement très délicate et il est assez normal que le bateau ait été abandonné.

En ce qui nous concerne, nous sommes entraînés à maîtriser un incident puis à le réparer, mais tout dépend de sa gravité ; nous avons jusqu'ici toujours maîtrisé, et nous n'avons jamais rien eu de grave. Nos missiles sont à propergols solides, comme l'a décrit Monsieur de Cordemoy, et le problème est tout à fait différent ; les Russes sont d'ailleurs en train d'abandonner les propergols liquides au profit des solides qui sont beaucoup plus sûrs.

M. l'amiral Bernard Louzeau :

Lors d'une patrouille de SNLE y a-t-il systématiquement un ou plusieurs tirs réels ?

Il faut bien voir que la réponse est non. On vous a dit tout à l'heure que dans l'ensemble du programme MSBS le Gymnote avait tiré environ trente trois missiles. Pour les missiles opérationnels tirés par les sous-marins : depuis une vingtaine d'années environ une vingtaine. Cela veut dire que l'on tire un missile en moyenne par an. On ne les tire pas n'importe comment car un missile ça coûte très cher, il faut donc en tirer un maximum d'enseignements. Il faut d'abord vérifier que cela marche bien, voir si la trajectoire se passe conformément. Le tir d'un missile se passe dans un champ de tirs qui, pour les sous-marins, est devant le Centre d'essais des Landes. Ceci demande la mise en place de moyens assez considérables puisqu'il faut d'une part armer le Centre des Landes, le sous-marin est devant le Centre, il tire vers l'ouest pour avoir l'Atlantique devant lui. Il faut à l'endroit où les missiles vont arriver un bateau réceptacle qui est capable de suivre les objets qui arrivent et de vérifier les trajectoires. Bien évidemment ces tirs se font non pas avec des têtes nucléaires réelles, mais avec des têtes que l'on a instrumentées, c'est-à-dire que l'on a remplacé les têtes réelles par un certain nombre, que je qualifierai d'exercice, qui vérifient que toute la séquence est bonne, on ne fait en moyenne qu'un tir par an. En général on choisit un sous-marin qui sort de grand carénage ou qui rentre en service.

A-t-on réalisé un ou plusieurs fois un tir en salve ?

Le tir en salve, évidemment on ne l'a pas fait avec des missiles réels, mais on l'a fait pendant la période des essais des bateaux, avec des maquettes. Alors là, je parle un peu sous le contrôle de l'ingénieur général Gempp. Effectivement, on a tiré une salve de seize missiles à des cadences qui, il y a vingt ans, était de l'ordre d'un missile par minute. Maintenant, sur le M-4, c'est une donnée relativement classifiée, on a réduit par un facteur trois le temps entre chaque missile. Pour Le Redoutable, il s'agissait de lancer un missile d'une vingtaine de tonnes toutes les minutes alors on a fait des salves avec des maquettes c'est-à-dire des missiles qui avaient les dimensions et le poids du missile réel, mais qui ne s'allumaient pas et on faisait ça avec une certaine gîte pour ne pas recevoir les maquettes sur le sous-marin. On a fait l'essai en vrai grandeur d'une salve de seize missiles pour vérifier, en particulier, les problèmes de tenue d'immersion. Il faut bien voir que au moment où le sous-marin lance ses seize missiles il est pratiquement stoppé. Il n'est pas très loin de la surface, donc dans une situation relativement instable pour un sous-marin. Etant dans cette situation, on perturbe terriblement sa pesée puisque toutes les minutes on l'allège d'une vingtaine de tonnes pour les missiles M-1.

Par quoi remplace-t-on les fusées dans les tubes ?

En général par de l'eau qui remplace à peu près le poids qui est parti, tout au moins pour les missiles du type M-1 et M-20.

Pourquoi y a-t-il des batteries d'accumulateur sur un sous-marin nucléaire ?

La raison est simple, c'est qu'un réacteur il faut d'abord le démarrer, il faut une batterie de démarrage parce qu'il faut bien de l'énergie pour pouvoir chauffer la chaufferie nucléaire. C'est également pour la sécurité. Il faut également si, pour une raison ou pour une autre, le réacteur est obligé de s'arrêter, il faut une autre source d'énergie ; elle est fournie par des batteries d'accumulateurs qui permettent d'évacuer la puissance résiduelle, c'est-à-dire que l'on doit toujours avoir de la circulation dans le coeur du réacteur. Il est bien évident que lorsque l'on n'a plus de vapeur pour faire de l'électricité, il faut une autre source d'énergie.

Je vais passer la parole à l'amiral du Vignaux sur la navigation, sur les précisions de la navigation et les progrès qui ont été réalisés depuis le départ jusqu'à maintenant.

M. l'amiral Michel Merveilleux du Vignaux :

C'est effectivement un des domaines les plus délicats de l'affaire MSBS, c'est d'ailleurs un domaine au sujet duquel nos amis d'outre-Atlantique nous regardaient de façon un peu goguenarde. En fait, un missile balistique, c'est de l'artillerie, c'est un canon très amélioré, mais c'est un canon. Il faut savoir avec précision où se trouve la cible, où se trouve l'affût et surtout dans quelle direction se trouve le Nord, direction de référence, parce qu'une erreur, même faible sur la direction du tir, se traduit à cinq mille kilomètres de là par un écart très important.

La navigation des sous-marins est basée sur l'emploi de centrales inertielles. La qualité de celles-ci est, pour l'essentiel, fonction de la qualité des gyroscopes qui les équipent. Elle est liée à la dérive de ces gyroscopes, ou, plus précisément à la constance de cette dérive. On peut en effet corriger une dérive connue, mais si celle-ci se livre à des acrobaties imprévisibles on ne sait plus où l'on va. On a commencé par utiliser des gyroscopes à paliers à billes, genre roulements à billes de patins à roulettes, un peu plus coûteux et nettement plus élaborés, mais enfin ils avaient les mêmes défauts que les billes de patins à roulettes... Leur dérive était satisfaisante mais son évolution présentait des sauts brutaux et imprévisibles. La génération suivante - grâce à laquelle nous avons, grâce aux travaux de Monsieur Bertin, l'aérodynamicien bien connu, rattrapé assez rapidement les performances américaines - est constituée de gyroscopes à paliers à gaz. Le gyroscope est dans une masse de fréon, il ne touche pas à ses paliers, c'est un film de gaz qui assure le centrage de l'élément sensible dans le bâti. Ces gyroscopes dérivent beaucoup moins que les précédents et surtout, comme il n'y a pas d'usure des composants, leur dérive est infiniment plus stable. Nous avons actuellement en cours d'essais, pour les sous-marins de la troisième génération, une centrale inertielle dont les principes fondamentaux sont inchangés mais qui utilise, cette fois, des gyroscopes à sustension dite électro-statique. En fait, le gyroscope est dans le vide, il ne touche pas à son bâti, l'écart entre la toupie mobile et celui-ci est lié à un champ électrique. On attend de cette absence totale de frottement une dérive encore plus faible, et une constance de celle-ci encore plus parfaite.

Un gyroscope parfait ne suffit pas à assurer une centrale parfaite, mais le cap s'améliore à chaque étape et c'est de loin la donnée la plus importante. Les courants marins jouent aussi leur rôle et nous avons besoin d'abord de vérifier l'absence de sauts de dérive de gyroscope, puis de recaler, de loin en loin, la position du bâtiment.

Ce recalage se pratique avec les étoiles, à l'aide de périscopes spécialisés, ou grâce à des satellites de navigation, ou encore par des moyens de radionavigation comme le LORAN. La qualité des gyroscopes a toutefois beaucoup espacé les recalages qui sont maintenant extrêmement rares, et dont on peut même dans certaines zones se passer, on en fait au total fort peu au cours d'une patrouille .

M. l'amiral Bernard Louzeau :

Pourquoi met-on tant de missiles sur un sous-marin, est-ce qu'il ne serait peut-être pas plus intéressant d'avoir des sous-marins plus petits et moins de missiles pour disperser des missiles dans l'océan ?

Je crois que c'est un débat qui pourrait durer très longtemps, pourquoi seize d'abord ?

M. l'ingénieur général André Gempp 3 :

Le chiffre seize, inutile de dire qu'il était d'inspiration américaine. Mais, l'expérience m'a montré qu'il était bon dans ce sens qu'il n'est pas évident que le sous-marin à quatorze tubes eût été plus facile, en fait certainement plus difficile, voire même impossible pour une raison simple, c'est que dans le projet c'était seul le compartiment missiles qui assurait la flottabilité de l'ensemble, c'était une partie qui est lourde certes mais relativement moins que le reste.

Alors la question de l'économie générale du projet, on ne va pas en discuter à l'infini ; on fait actuellement, je crois, des sous-marins vingt-quatre tubes. A première vue, il aurait été inepte de choisir un nombre très faible de tubes étant donné l'investissement formidable que représentaient la propulsion, la navigation, le système, pour l'amortir sur un nombre de tubes réduit, alors c'était une bonne cote. Elle s'est avérée raisonnable puisque elle est conservée sur les sous-marins de la nouvelle génération.

M. l'amiral Bernard Louzeau :

Je l'avais évoqué dans mon introduction et, là aussi, je vais repasser la parole à l'amiral du Vignaux, j'ai beaucoup de questions sur la pérennité, l'invulnérabilité des sous-marins face aux procédés de détection que nous appelons exotiques ?

M. l'amiral Michel Merveilleux du Vignaux :

Le terme invulnérabilité est un terme impropre, impossible n'existe pas en ce monde, même les voyages sur Mars sont possibles. Tout ce que l'on peut dire, c'est que, compte tenu des caractéristiques physiques de l'océan, c'est sans aucun doute le mobile sous-marin qui est le moins vulnérable des mobiles possibles.

A l'heure actuelle, et certainement pour un certain nombre d'années, le danger principal pour un sous-marin dont la mission est de rester discret, ce qui est le cas des SNLE et parfois des SNA, c'est la détection acoustique, et plus précisément, l'acoustique passive, c'est-à-dire la détection par l'adversaire des bruits émis par le porteur.

C'est dans ce domaine qu'aujourd'hui nous travaillons le plus, et que les efforts faits sur le Triomphant sont les plus importants. Il existe d'autres procédés de détection sous l'eau plus ou moins "exotiques", toutes les puissances qui possèdent des sous-marins nucléaires se préoccupent de ce problème et essaient de nombreux procédés physiques ; c'est notre cas comme celui des Britanniques, des Soviétiques et des Américains.

On a jusqu'à présent exploré beaucoup de domaines. Ceux-ci vont du magnétisme, qui est un moyen à courte portée très fiable auquel on peut opposer la démagnétisation des coques, à l'irra-diation de l'eau de mer, génératrice d'atomes d'iode radioactif, à la déformation de la surface de la mer décelable à l'aide de radars à antennes synthétiques portés par avions ou satellites, et jusqu'à la bioluminescence. Il y a effectivement un grand nombre de procédés de détection sous l'eau, mais leurs caractéristiques ne les rendent actuellement pas dangereux, sauf percée scientifique que l'on ne voit pas pour l'instant se dessiner.

Ce sont soit des moyens à courte portée, c'est-à-dire des moyens de poursuite d'un contact déjà obtenu, soit des moyens exigeant du sous-marin, qui peut y être tactiquement contraint, des manoeuvres "coopératives". Les détections par radar à antenne synthétique, par exemple, exigent que les sous-marins se déplacent rapidement dans ce que nous appelons la couche thermocline, c'est-à-dire la zone de température changeante où se côtoient les masses d'eau superficielles et profondes. Un sous-marin lanceur d'engins n'a pas besoin d'aller vite dans la couche, mais ce peut être le cas d'un sous-marins d'attaque, en particulier dans les mers arctiques, où la couche peut être haute et où l'on peut être forcé de se déplacer à grande vitesse pour se rapprocher d'un but.

Le sous-marin d'attaque pourrait alors être détecté par radar mais un SNLE n'a aucune raison de prendre ce risque. Nous faisons des "expériences de physique" de ce genre dans différents domaines de recherche, mais nous n'avons pas pour l'instant trouvé de domaine autre que l'acoustique qui est manifestement le danger principal que puisse craindre un sous-marinier commandant de SNLE. On peut imaginer qu'à l'avenir on découvrira un phénomène physique qui percera l'océan, mais jusqu'à présent les lasers eux-mêmes ont échoué ; on n'a trouvé que l'acoustique, mais celle-ci est effectivement un danger important.

M. l'amiral Bernard Louzeau :

Pour ajouter un complément, c'est la raison pour laquelle sur les sous-marins de la nouvelle génération type Triomphant, l'effort fait pour accroître le silence des sous-marins représente la majeure partie des développements et des investissements que nous faisons sur ces sous-marins. C'est un problème excessivement complexe, mais pour donner une idée ce qu'on attend comme niveau de bruit de ces sous-marins, c'est qu'il soit inférieur ou du même ordre de grandeur que le bruit de fond normal de la mer. C'est bien le but que l'on recherche ; je dois dire qu'à l'heure actuelle certaines réalisations américaines en sont là.

Certains vont peut-être dire que je n'ai pas répondu à leurs questions, mais il y en a certaines pour lesquelles c'est volontairement que je ne réponds pas. Je n'ai pas envie de parler de certaines choses. Tout simplement, parce que quand on pose des questions trop précises et qui sont couvertes par le secret on ne répond pas. Je crois que l'on a fait à peu près le tour de toutes les questions innombrables ; on pourrait discuter pendant des heures et des heures sur ce problème de la troisième composante, de la composante sous-marine de nos forces nucléaires.

En résumé, je crois que depuis presque vingt ans maintenant, les premiers essais à la mer du Redoutable datent de 1969, depuis une vingtaine d'années où nous avons mis en place cette composante, à l'heure actuelle six sous-marins existent, quatre sont dans le cycle opérationnel. Au moment où je vous parle, sachez qu'il y a trois sous-marins qui sont en patrouille avec chacun leurs seize missiles et leur cent trente hommes d'équipage. Je crois que nous n'avons pas à rougir de la réussite que la France a eu dans ce domaine, l'avenir nous a été tracé également puisque le gouvernement a décidé de renouveler cette composante sous-marine en construisant une nouvelle génération de sous-marins dont le premier a un nom, il s'appelle le Triomphant ; il doit entrer en service en 1994.

Mesdames et Messieurs, je vous remercie de votre attention.

Notes:

1 . Amiral, chef d'Etat-Major de la Marine, premier commandant du sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Redoutable.

2 . Vice-amiral d'escadre, commandant les Forces sous-marines et la Force océanique stratégique.

3 . Ingénieur général, ancien Maître d'oeuvre principal du projet Coelacanthe de réalisation des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins.

 

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