LE 2e RÉGIMENT DE DRAGONS EN MISSION BARRAGE

SOUK AHRAS - NÉGRINE - LE KOUIF (Septembre 1959-Août 1961)

 

Extraits de l'historique du régiment

 

Le 2e RD à Souk Ahras.

 

Le régiment arrive à Souk Ahras le 5 septembre 1959. Sa mission consiste :

 

- à assurer, dans le cadre de ce quartier, la surveillance et la défense du barrage électrifié en cours de réalisation, à hauteur de cette localité, à interdire également le franchissement de la ligne de sa future i mplantation, dans sa partie nord, en direction du col des Quatre-Vents et de Lamy, soit une ligne de surveillance et défense de 60 km. En cas de franchissement par des rebelles, dans le sens Tunisie-Algérie, engager la poursuite ;

 

- à assurer la protection du sous-secteur, à l'est du barrage, dans la zone sensible dite du Bec de Canard, en conduisant des opérations pour sa défense.

 

Le stationnement du régiment est le suivant :

 

 

 

 

Le barrage, ou " Ligne Morice ", constitue un obstacle sérieux entre l'Algérie et la Tunisie, sous réserve d'une surveillance permanente assurée de jour par des postes d'électromécaniciens et, de nuit, renforcée par des unités portées sur jeep ou Dodge, éventuellement des chars AMX 13, toutes équipées de postes radio. Chaque escadron opère sur une piste de 15 km, le peloton sur 5 km environ. Toutefois, au moment de l'arrivée du régiment, la construction du barrage n'est pas encore réalisée au nord de Souk Ahras, entre le col des Quatre-Vents et Lamy ; aussi le contrôle de la piste très sinueuse, en corniche sur un relief accusé et très boisé des monts de la Medjerda est-il délicat. C'est dire que sa défense dans cette zone restera toujours difficile.

 

Une fois sa construction achevée, en octobre 1959, nos éléments de surveillance, comme les postes d'électromécaniciens, distants d'environ 10 km, sont toutes les nuits l'objet de harcèlements qui provoquent des coupures de courant nécessitant l'intervention des électromécaniciens, sous la protection des éléments de " herse ", pour la réparation du réseau.

 

Au cours des trois mois passés à Souk Ahras, dans l'exercice de cette mission, les commandants d'escadron doivent renforcer les pelotons de surveillance par des chars embossés en des points différents, chaque nuit, et travailler en liaison étroite avec les unités du secteur voisin de Lamy qui sont équipées d'automitrailleuses rapides et silencieuses. Celles-ci prêtent souvent main-forte à nos pelotons de " herse " par des irruptions soudaines très efficaces en cas d'incidents sur le barrage.

 

La conscience avec laquelle les électromécaniciens et les dragons remplissent cette mission difficile a pour effet d'interdire pratiquement tout franchissement du barrage et de réduire peu à peu les raids des bazookistes rebelles qui opèrent contre les véhicules de surveillance.

 

Le 3 décembre 1959, un détachement précurseur est dirigé sur Négrine (sud de Tébessa) pour préparer la nouvelle implantation du régiment sur le barrage Sud. Quinze jours plus tard, le 2e RD fait mouvement sur Négrine mais laisse sur place, à la disposition du secteur de Souk Ahras, le ler escadron de chars AMX 13.

 

Ce ler escadron stationné à la ferme Colonna, à l'est du barrage, restera près de six mois isolé du régiment et va participer à de nombreuses opérations dans une région très sensible, proche de la frontière tunisienne, puisque deux pelotons sont détachés l'un à M'Raou, l'autre à l'ouest de Sakiet Sidi Youssef. La mission de l'escadron est d'interdire la concentration d'éléments rebelles susceptibles de procéder à la destruction du barrage et de s'opposer aux tentatives de franchissement de celui-ci, de Tunisie en Algérie, avec des forces constituées. Dans l'exécution de cette mission, l'action de cet escadron est déterminante.

 

En effet, soit isolément par d'incessantes embuscades de chars de nuit, soit en liaison avec des unités d'intervention du secteur, appuyées par l'aviation, le ler escadron déploie une intense activité couronnée de succès.

 

Le 27 janvier 1960, il participe à une opération de bouclage, dans la vallée de la Medjerda. Le 15 mars, ce sont de violents accrochages sur l'oued Remen Medjerda, près de Keddara, où l'escadron renforcé par un peloton de M24 met un fort parti rebelle en fuite. Le 16 mars, un bouclage dans la région de Fedj-Kejeyet, par l'escadron au complet appuyé par l'aviation, se solde par 15 rebelles hors de combat, ainsi que des armes et 2 mines ATK7. Le 17 mars, dans une opération d'ensemble au djebel Ouasta (près de Sakiet), 59 mines MK7, MK5 et M6A3 sont relevées dont 5 par le ler escadron. Le 2 mai, au cours d'une ouverture de route par une reconnaissance de blindés et portés entre M'Zaret et Sakiet, un Dodge 6 X 6 saute sur une mine et est détruit, faisant deux blessés légers.

 

Le même jour, une embuscade rebelle est dévoilée par une reconnaissance blindée et d'infanterie portée ; un char saute sur mine et est détruit, sans perte humaine, tandis qu'un tué et des blessés sont dénombrés chez l'ennemi en fuite vers la Tunisie.

 

Le 25 mai, le ler escadron participe de nouveau à une opération aux ordres du commandant du Secteur de Gambetta. Après un violent accrochage sur le djebel Mesla et un bouclage, avec héliportage du 4e REI, l'escadron intercepte une katiba rebelle mais un appelé du contingent 59/2A est tué. Le 30 mai, l'escadron effectue la fouille du terrain où ont eu lieu les combats précédents du 25 mai. Le Piper repère 80 rebelles en fuite. Un bouclage assorti de tirs au canon de char et d'artillerie cause au parti adverse 18 tués et permet la prise de six fusils Mauser, d'un mortier de 81 et de 4 000 cartouches de 7,62.

 

L'escadron rejoint le régiment à Négrine, en juin 1960.

 

Le 2e RD à Négrine (fin décembre 1959 -avril 1961).

 

Sa nouvelle mission, dans le cadre du quartier de Négrine, est la suivante

 

- assurer la surveillance et la défense du barrage électrifié entre Négrine et Soukiès exclu, en liaison avec le sous-secteur de Bir el Ater tenu par le RBIM. En cas de franchissement du barrage, engager la poursuite et le combat jusqu'à destruction de l'adversaire ;

 

- en ce qui concerne la zone présaharienne au sud de Bessariani et du barrage, en assurer le contrôle par des missions d'observation " Air " et des patrouilles portées de surveillance, en détachant un élément à Hassi Douillet. Au total, le régiment a la charge de 60 km de barrage électrifié et de 30 km de piste.

 

La mise sous-tension du barrage est assurée par des postes d'électromécaniciens distants de 20 km environ auxquels sont adaptées des sections " radars-canons " servies Par des personnels de la Marine nationale qui assurent une veille permanente.

La nouvelle mission du régiment donne lieu à une réorganisation de ses unités élémentaires sur la base de trois pelotons portés et un peloton de chars pour les 2e, 3e et 5e escadrons chargés de la surveillance du barrage.

 

A la date du 1- janvier 1960, l'implantation du régiment est la suivante :

 

 

 

Confronté à une nouvelle mission, dans un environnement très différent, le régiment met quelque temps à s'adapter à la situation de cette zone de transit de bandes incontrôlées, provenant soit d'Algérie, soit de Tunisie, parfois conduites jusqu'au barrage par des groupes servant de guides. Ceci explique la complexité des mouvements à déceler par les pelotons portés, les radars et les pisteurs.

 

L'espace de surveillance affecté au 2e escadron à Aîn el Aouarine est le théâtre des principales actions rebelles sur le barrage. En outre, en cas d'alerte, cet escadron doit apporter son aide au RBIM, son voisin, en cas de besoin, au nord de Soukiès, ce qui est le cas les 11 février et 11 mars, lors de coupures de réseau aux PK 122 et 123.

 

Au cours des premiers mois de 1960, le régiment subit ainsi la pression de rebelles très entraînés au franchissement " éclair " du barrage.

 

Trois groupes de faible importance réussissent ainsi les 28 janvier, Il mars et 27 mars le passage dans le sens Algérie-Tunisie, en dépit des poursuites engagées.

 

Deux autres franchissements se produisent dans le sens Tunisie-Algérie. L'un le 2 avril à 5 km nord de Négrine par un groupe de 40 hors-la-loi, l'autre, le 20 avril. Une opération engagée de nuit et qui durera trente-six heures avec des moyens des trois escadrons " barrage " et du RBIM se solde par 3 rebelles tués, 7 prisonniers, 1 FM, 10 armes individuelles mais 2 officiers sont blessés au 2e escadron, et également au RBIM. Cette opération conduite dans l'oued Hamiret et l'oued Krorchef dans l'Hallaï, nécessite une évacuation sanitaire de nuit très difficile par hélicoptère et grâce à l'appui " Luciole Air ". Le 10 mai 1960, à la suite d'un nouveau franchissement (Algérie-Tunisie) par 32 rebelles, le bouclage " Anémone " du 2e escadron et du 1/1e REC, appuyé par l'artillerie de Bou Moussa, permet d'intercepter 13 hors-la-loi.

 

Une tentative de franchissement (Tunisie-Algérie) a lieu le 2 juin au PK 134,5 mais échoue et permet de saisir deux hors-la-loi, deux fusils, deux PA et 750 cartouches.

 

Ainsi ces revers essuyés par les rebelles créent une certaine accalmie sur le barrage. Celle-ci est mise à profit, après une certaine expérience acquise, pour mettre en oeuvre de nouvelles méthodes d'action conçues par l'état-major du régiment. Les commandants d'unités doivent désormais assurer la protection du barrage par l'envoi incessant de reconnaissances en direction de la frontière tunisienne et, à l'ouest, vers les débouchés des Nementcha et du Kemakem, distants de 10 à 15 km. Ils doivent, en outre, organiser des embuscades de nuit, de part et d'autre du barrage. Les pistes doivent être reconnues, numérotées, balisées, des bouclages organisés et baptisés, des répétitions diurnes et nocturnes effectuées.

 

Enfin des pisteurs dûment choisis dans la harka - qui passe du 3e escadron à FECS, le 25 mai - doivent participer à toutes les sorties d'escadron. Quant à l'appui " Luciole ", il est prévu lors de tout franchissement.

 

Enfin, l'instruction des pelotons portés est intensifiée.

 

Cette phase d'instruction s'étend donc sur la deuxième partie de l'année 1960 -début 1961, et des concours de combat à tir réel sont organisés. Les dispositions ainsi prises s'avéreront justes et fructueuses et contribueront au succès d'opérations ultérieures.

 

Quand le ler escadron détaché à Souk Ahras rejoint le régiment en juin 1960, il s'installe à Ferkane où il relève le 4e escadron. Ce dernier, suite à l'ordre de la Division, relève à Soukiès une compagnie du RBIM sur le barrage, ce qui porte la mission de surveillance du régiment à 80 km environ.

 

Par ailleurs, le ler escadron doit assurer le surveillance de la nomadisation dans la zone de l'oued Halldi et du sud des Nementcha pour la durée de l'Achaba. Dans cette région disparaiît dans un campement nomade, un médecin-aspirant du Service de santé, en mission d'assistance sanitaire auprès des populations. Les recherches effectuées ne permettent pas de le retrouver. Le 15 août 1960, un dragon d'origine algérienne déserte le 5e escadron, à Besseriani, à l'issue de sa faction de " herse ", avec sa jeep radio, un FM et des munitions, en direction de la Tunisie. La jeep-radio est récupérée mais l'opération de recherche avec la harka et le Piper n'aboutira que le lendemain à retrouver, près de la frontière, le déserteur et son armement surpris par la chaleur intense et mort sur le terrain...

 

Après une période d'accalmie sur le barrage due aux opérations menées à distance, en janvier 1961, deux franchissements sont effectués par les rebelles, l'un (Tunisie-Algérie) le 2 janvier à 10 km nord de Soukiès, l'autre au PK 117,5 (Algérie-Tunisie), le 25 janvier, en limite de quartier. Trois jours avant, le 22 janvier, un Dodge d'une patrouille portée du 4e escadron avait sauté sur une mine antichar, près de la frontière tunisienne. On devait déplorer quatre blessés graves dont un sous-officier. Cette circonstance est durement ressentie par tous. A cette date du 22 janvier, le ministre des Armées, Monsieur Mesmer, visite la nouvelle bretelle de la piste des crètes.

 

Le 25 janvier, à 23 h 50, l'alerte barrage est déclenchée par les électromécaniciens à la salle " opérations " du corps. Le 2e escadron ren compte d'une coupure des deux barrages respectivement aux PK 132,820 C, 143,750 et de leur franchissement par un fort parti adverse, 60 homme environ, venant de Tunisie. L'alerte est communiquée à tout le régiment Les rebelles se dirigent vers le Kemakem distant de 10 km. L'officier OP déclenche les bouclages " Gina " et " Marguerite ". L'appui " Luciole " es demandé. Le chef de corps rend compte à la Division et demande qu( soient poussés des renforts à Soukiès, ainsi que des moyens hélico-transpor et feu. Le sous-secteur voisin de Bir el Ater, prévenu, est sollicité d'envoyer des éléments à l'ouest du Kemakem pour effectuer un bouclage arrière. L'avion d'appui " Luciole " éclaire la zone. Le bouclage se met en place rapidement tous phares allumés. Les pelotons d'intervention, pisteurs en tête, protégés par un char AMX avec projecteur sont sur les traces de la bande, dans des oueds asséchés.

 

Celle-ci se sentant traquée commence à se décharger de ses munitions, notamment des obus de bazooka. Bien que ralentie par l'appui " Lumière ", elle parvient à franchir la ligne des postes de bouclage qui renseignent sur la direction prise. Au petit jour, le chef de corps se pose en hélicoptère auprès des pisteurs qui lui indiquent que les rebelles sont proches, devant eux. Effectivement, ils commencent la montée de Kemakem et pénètrent dans un grand cirque d'éboulis. Le combat s'engage avec leurs derniers éléments qui sont capturés.

 

Le colonel survole la zone, repère le gros de la bande en tenues camouflées et bien équipée et se fait poser par l'hélicoptère au sommet de la chaîne d'où il commande au chef des éléments du 3e REI, arrivés à Soukiès dans la nuit, d'embarquer de suite dans les hélicoptères, en lui fixant quatre points d'atterrissage, ainsi que sa mission. A peine sont-ils à terre que les premiers rebelles tentent de déboucher au sommet et qu'ils sont cueillis par les légionnaires qui tiennent les hauts. Le combat s'intensifie sous la poussée des dragons. Les rebelles font tête dans le vaste cirque, autour d'une éminence rocheuse. Ils sont à l'abri des tirs des légionnaires mais dominent les dragons de leur position. Le chef de corps du 2e Dragons, commandant l'opération, après avoir exposé la situation aux pilotes des hélicoptères de combat mis à sa disposition, fait mettre en oeuvre l'appui feu.

 

Le combat prend fin à 13 heures, le 26 février 1961.

 

Grâce au concours de tous et à l'enveloppement vertical de cette bande, au prix de pertes amies minimes (l blessé léger au bras et 1 pisteur de la harka), 53 rebelles sont mis hors de combat, tués ou prisonniers et 42 armes récupérées dont 2 armes collectives.

 

Le 3 mars 1961, au cours d'une reconnaissance en direction de M'Dila, près de la frontière tunisienne' un Dodge du 4e escadron Saute sur une mine antichar. On déplore un dragon tué et 3 blessés.

 

 

 

Le 2e RD : Le Kouif (avril 1961 - fin août 1961).

 

Le régiment, qui est relevé par le 21e RIMa dans sa mission dans le quartier de Négrine, reçoit l'ordre de la Division de faire mouvement sur Le Kouif où il remplace cette unité, le 11 avril 1961, dans sa mission de protection du barrage.

 

Là, les conditions géographiques sont très différentes de ce qu'elles étaient à Négrine. La frontière tunisienne est à 3 km du barrage et celui-ci est l'objet de harcèlements constants de nuit par des commandos rebelles agressifs, intervenant par coups de main de va-et-vient, à partir de la Tunisie, leur objectif consistant dans la destruction de la ligne électrifiée par l'emploi de bengalores et celle des véhicules de " herse " par des tirs au bazooka.

 

L'implantation du régiment est la suivante :

 

 

 

Le régiment exerce la surveillance et la défense du barrage sur une distance d'environ 40 km sur lesquels sont répartis deux postes d'électromécaniciens, auxquels sont adaptées des sections de radars-canons, à 3K2P, près de Rhilane, et à Aïn Zerga. Il dispose de l'appui de cinq batteries d'artillerie.

 

Dans sa nouvelle mission, le régiment est l'objet chaque nuit de manifestations rebelles sous forme d'approches du barrage, détectées par écho radar, de harcèlements au PM ou au mortier de 81, de pose de mines MK7.

 

Le 22 avril, on apprend par la radio la nouvelle d'un coup d'État à Alger par les généraux Salan, Challe, Jouhaud et Zeller, Le chef de corps, à l'issue d'une réunion qui a lieu le 24 avril à la 7e Division, au cours de laquelle il fait part au colonel Simon de sa décision de rester dans la légalité et aux ordres de la Division, répercute cette position au sein de chaque escadron, La mission " barrage " continue. Les escadrons, sans cesse harcelés, entreprennent des travaux de valorisation du barrage en mai.

 

Le 6 mai 1961, le capitaine commandant FECS est tué accidentellement par l'explosion d'une grenade dans son cantonnement. Cet accident sème la consternation dans le régiment. Ses obsèques sont célébrées à Tébessa, le 10 mai.

 

Le 20 mai, le barrage est attaqué sur la bretelle de Rhilane au PK 5 et le poste des électromécaniciens indique qu'il y a coupure du barrage au PK 5,5. Un chef de char et un dragon du 5e escadron sont tués par des tirs de bazooka dans la tourelle de leur char qui se porte sur la coupure.

 

Le pilote indemne ramène le char en feu.

 

Les harcèlements continuent de se manifester les jours suivants notamment contre les cantonnements du 2e escadron à Ain Zerga, les 28-29 mai, ler et 3 juin. Le 6 juin, le harcèlement est généralisé sur le secteur de l'escadron et des bengalores causent des dégats au réseau aux PK 101,7 et 102,8.

 

Le 12 juin, l'action rebelle se généralise sur l'ensemble du barrage. Au nord du Kouif, une patrouille du ler escadron est attaquée et un dragon est blessé. Une mitrailleuse de 30 et un poste SCR 10 sont perdus.

 

Au sud, au 5e escadron, un poste DLO récemment installé en avant du barrage, et protégé par d'importantes défenses accessoires, est submergé par un commando rebelle qui fait sauter les défenses aux bengalores et cause un mort et plusieurs blessés au groupe de protection du poste qui perd une mitrailleuse de 30 et un FM.

 

Le 23 août, les rebelles procèdent de nouveau à un harcèlement généralisé du barrage, notamment contre les ler et 5e escadrons, s'emparant de l'observatoire 1022.

 

Le 28 août, le 4e RCC remplace le 2e RD dans sa mission de surveillance du barrage. Le 2e RD embarque sur voie ferrée à Tébessa en direction de Bône qu'il quitte le 6 septembre pour Marseille, avant de rejoindre sa garnison à Haguenau.

 

RÉSUMÉ

 

Les extraits de l'historique du 2e Régiment de Dragons montrent que la vie d'une unité sur le barrage algéro-tunisien n'est pas de tout repos. Certes la vie n'est pas la même dans le grand sud à Négrine, qu'au Kouif et à Souk Ahras où la frontière est tout proche et les harcèlements nombreux. Le 2e Dragons y passe deux ans de 1959 à 1961 avant de rembarquer à Bône pour rejoindre sa garnison en métropole.

 

SUMMARY

 

These extracts taken from the historical accounts of the 2nd Regiment de Dragons gives us an insight on the hardships suffered by his unit posted over the barrage located between Algeria and Tunisia. Indeed, there was a great différence between the life led at Negrine in the great South and the one led in Kouif and Souk Ahras located close to the border and where harassments were numerous. The 2nd Regiment de Dragons spent two years in that sector, from 1959 to 1961 prior to its being reimbar at Bône in order to join its garrison in France.

 

 

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