Guide de recherche

DÉSARMEMENT, MAÎTRISE ET CONTRÔLE, VÉRIFICATION

Accès aux sources ouvertes

 

 

Bernadette d’Armaillé

 

De l’accès aux bibliothèques et aux centres de documentation à l’accès à Internet, en passant par l’interrogation des bases de données professionnelles, on peut dire que l’on est aujourd’hui passé, en matière de recherche documentaire, de l’opacité à la transparence. Si l’image peut a priori séduire, il faut cependant la nuancer car l’opacité avait ses avantages et la transparence, soulignons-le, ses inconvénients.

Avant l’arrivée de l’informatique, la recherche documentaire demandait beaucoup de patience, de ténacité et, en fonction des objectifs à atteindre, la possibilité d’effectuer des déplacements parfois lointains pour consulter telle bibliothèque ou tel institut spécialisé. Cette recherche documentaire s’est trouvée largement facilitée par l’arrivée, dans un premier temps, des grands serveurs de bases de données, tels DIALOG, NEXIS, QUESTEL, DATA STAR et bien d’autres.

Grâce à eux, en effet, il était soudainement devenu beaucoup plus facile de faire, depuis son bureau ou même depuis chez soi, une bibliographie conséquente sur tel ou tel sujet ou de savoir qui publiait quoi dans telle discipline. La plupart des bases de données signalaient l’information sous forme de références bibliographiques. Ces références présentées sous une forme normalisée ne représentaient que la première étape de la recherche. Il s’agissait ensuite d’entreprendre une course longue et ennuyeuse pour trouver les textes intégraux pertinents. Qui ne s’est pas heurté à de longue files d’attente à l’entrée de certaines bibliothèques, aux horaires d’ouverture frustrants, aux fermetures saisonnières mal placées, aux inventaires en cours, aux collections disparates, à la disparition de l’exemplaire recherché ? Cette course d’obstacles n’était pas suffisante. Il fallait souvent entreprendre une correspondance longue avec d’autres centres de recherche ou avec des experts plus ou moins bien disposés. Les spécialistes de la recherche documentaire ont immédiatement espéré l’apparition du texte intégral. La concurrence entre les serveurs de bases de données s’est faite en partie sur la fourniture des textes complets ; d’abord par l’intermédiaire de systèmes fastidieux, mais assez efficaces, d’achat auprès de centrales (exemple du CNRS ou du CEDOCAR) mais, pour les plus performants, par la possibilité de voir directement à l’écran les textes complets des articles sélectionnés lors de la recherche informatisée. L’avancée, certaine, n’était pourtant pas suffisante : insuffisance des sources disponibles, difficulté de repérage de l’information, coût prohibitif. On attendait quelque chose d’autre et ce fut le net.

Internet transforme radicalement la recherche documentaire. Non seulement il véhicule l’information comme le font les bases de données, mais il permet surtout la communication directe de la source émettrice (organisme producteur de l’information) vers le récepteur (le chercheur). N’importe quel organisme peut ainsi faire connaître au monde entier sa structure, ses objectifs, le nom de ses experts, sa production On passe ainsi de la notion de mise à disposition de l’information qui implique un certain statisme à celle, plus dynamique, de faire réellement connaître.

En matière de désarmement, de maîtrise et contrôle des armements et de vérification du désarmement, la recherche documentaire entre largement dans ce cadre. Dans un premier temps, on donnera donc une liste des organismes détenteurs en France d’un fonds documentaire général ou spécialisé sur cette matière, ainsi que des moyens de base pour commencer un dossier. On donnera ensuite une bibliographie commentée des documents papier qu’il est nécessaire de connaître, et enfin une typologie des organismes traitant du désarmement avec les clés pour pouvoir les visiter. Il est clair que ce travail n’a rien d’exhaustif, il ne donne que des pistes, chacun restant libre de faire preuve de la cusiosité nécessaire pour découvrir des sources plus exotiques et accomplir ainsi une recherche plus approfondie. La méthode reste la même : il suffit de connaître le sujet.

L’ACCÈS AUX SOURCES

Par où commencer ? Il s’agit tout d’abord de savoir où aller pour commencer à construire un dossier. Le fonds documentaire le plus riche sans être spécialisé sur ces sujets est certainement, en France, celui du CEDOCAR1. Vaste réservoir au service de la défense, ce centre sert de mémoire documentaire principalement pour les questions scientifiques et techniques mais aussi, dans une moindre mesure, pour les problèmes de défense et de sécurité au sens large. Sa médiathèque a pour tâche de rassembler des collections de périodiques aussi complètes que possible. Les années récentes sont stockées à Paris, les plus anciennes sont conservées à Châtelleraut. Privilégiant les sources électroniques, le Cedocar possède la CDthèque la plus importante de France : on y trouve, par exemple, les bibliothèques complètes de Jane’s, Frost & Sullivan, DMS. Sa collection de périodiques comprend 1 000 titres parmi lesquels certains sont consacrés au sujet traité ici. L’accès au centre est réservé aux personnes travaillant pour la DGA, la Défense ou ses coopérants.

Réfractaire par vocation aux questions scientifiques et techniques, la bibliothèque de la Fondation nationale des sciences politiques est, par son excellente capacité de sélection, un centre indispensable à consulter (les bons ouvrages s’y trouvent et par conséquent tous ceux cités par la suite). Pour avoir accès à sa bibliothèque, il faut être élève ou ancien élève de Sciences Po ou obtenir une dérogation : la carte coûte environ 600 FF selon les services qu’on en attend (emprunts ou non). Cette carte permet de consulter les catalogues papier ou informatisés, d’avoir accès à la salle des périodiques et à celle des dossiers. À moins d’être très pointu et peu diffusé, un périodique se trouve toujours au Cedocar, un ouvrage à Sciences Po ou à la Documentation française.

Ouverte au grand public, la Documentation française ne demande qu’une carte d’identité. Cela permet de pouvoir consulter les dossiers qu’elle suit. En matière de désarmement, le plan de classement couvre toutes les négociations, les armes, les zones de dénucléarisation. Le logiciel du CIDIC (Centre d’information et de documentation internationale contemporaine) fait le lien entre les dossiers, les sous-dossiers, les articles de périodiques et les ouvrages. C’est un outil très pratique. Les sources dépouillées dans ces dossiers comprennent 20 quotidiens français et étrangers, 550 hebdomadaires, des documents des Nations unies, de l’Union européenne, des ambassades, des agences de presse. La consultation se fait sur rendez-vous. La liste des dossiers sur les pays étrangers et les questions internationales ainsi que des recherches par sujet sont possibles sur le web et sur Minitel.

Le centre de documentation de l’ONU à Paris possède des collections importantes des publications de l’organisation. Mais son organisation rigide n’en fait pas un centre efficace pour la recherche. Dans l’administration, le centre ONU du ministère des Affaires étrangères est plus opérationnel. Il possède une bonne partie de la documentation de base et peut donner par téléphone des renseignements rapides.

On peut également consulter les centres de documentation d’instituts de recherche, tels la FED/CREST, l’IFRI ou l’IRIS. Ces centres sont plus petits, donc d’une organisation plus souple ce qui facilite le travail des chercheurs. Il est également possible de tenter d’avoir un rendez-vous avec leurs analystes : Jean Klein à l’IFRI, Pascal Boniface à l’IRIS, Yves Boyer au CREST2.

Cette courte liste d’instituts montre à quel point la recherche en matière de défense et de sécurité est mal aimée en France. À partir de ce constat il faut se tourner, soit vers d’autres centres situés à l’étranger dont les collections sont souvent très riches ou utiliser des moyens informatiques.

Pour les premières recherches informatisées, et donc au début de toute recherche, il est possible de faire une bibliographie importante à partir d’un terminal d’ordinateur. On consulte alors les grands serveurs américains que sont DIALOG et NEXIS, ou français comme celui du Cedocar. Sur Dialog, deux fichiers permettent de recenser toute la littérature ouverte publiée sous formes d’ouvrages anglophones aux États-Unis et en Grande-Bretagne : fichier 430 British Books in Print et 470 Books in Print. Le repérage des articles de périodiques se fait à partir du fichier 49 du Public Affairs Information Service ainsi que du fichier du NTIS (National Technical Information Service), équivalent américain du Cedocar. Ce fichier porte le N° 6 sur Dialog ; il recense les études faites par l’administration et tous les organismes qui en dépendent. De caractère très technique, cette source donne pourtant des études plus "politiques" qui ont l’avantage d’être originales tout en n’étant pas classifiées. On peut aussi consulter le fichier 47 qui dépouille les articles de la presse américaine. Ce fichier a un caractère moins universitaire que le fichier 49.

Malmené par Internet, le Minitel a pourtant des ressources insoupçonnées de beaucoup. On peut recenser toutes les collections de périodiques détenues dans les bibliothèques françaises en faisant 3615 CCN (catalogue collectif national). Les livres publiés en France sont signalés par le Cercle de la librairie sur le 3615 ELECTRE, les livres à paraître sur le 3617 ELECTRE également. Il existe aussi un répertoire des thèses soutenues depuis 1970 sur le 3615 SUNK*THE.

LES PRINCIPALES SOURCES PAPIER

Cette première étape de "débroussaillage" terminée, on se penche sur la littérature ouverte qu’il est indispensable de connaître et de suivre régulièrement. On utilise les moyens précédemment donnés pour vérifier son existence dans une bibliothèque, sur une base de données ou sur Internet. Les périodiques directement consacrés au thème du désarmement sous tous ses aspects ne sont naturellement pas dépouillés ici. Nous n’en donnons que les plus connus. L’Arms Control Today, publiée depuis 1971 aux États-Unis par l’ACA (Arms Control Association) offre des réflexions synthétiques rédigées par des spécialistes. Une intéressante bibliographie est donnée à la fin de chaque numéro avec les rubriques systématiques suivantes : Arms Control General, Strategic Arms Control, Ballistic Arms Control, Conventional Arms Control and Arms Transfers, Chemical and Biological Arms Control, Defense Budget and Conversion. La revue Arms Control, à raison de trois numéros par an depuis 1980, apporte une contribution britannique au sujet. Moins connus, les ADIU Reports, publiés par l’Armament and Disarmament Information Unit de l’Université du Sussex, donnent une information plus ponctuelle. Également anglais, les END Papers de la Fondation Bertrand Russel livrent un point de vue pacifiste sur le désarmement nucléaire. La revue Disarmament Diplomacy, qui a remplacé Nuclear Proliferation News, est dépouillée sur Internet, mais avec beaucoup de retard.

Dans le domaine des sciences sociales, et bien que plus éloignées du sujet, on peut consulter deux revues : l’une fort ancienne, puisque son premier numéro date de 1957, le Journal of Conflict Resolution, l’autre le Journal of Peace Research, édité en Norvège, s’attachent à étudier les causes de la violence et la résolution des conflits. On peut également citer le Bulletin of Atomic Scientists : d’un caractère un peu provocateur, il est l’organe d’expression du courant libéral américain et s’intéresse en particulier à la prolifération. Alternatives, également d’obédience libérale, présente un profil généraliste. The Nonproliferation review publiée par le Monterey Institute of International Studies Center for nonproliferation Studies propose une tribune à des experts sur les problèmes liés à la prolifération, ainsi que des chronologies sur le développement des armes et les régimes de contrôle. Le centre de Monterey est très actif et a monté un site Internet (détaillé plus loin).

Large forum d’expression pour les idées concernant les activités de l’ONU, la revue Désarmement offre une tribune à des chercheurs de toutes nationalités. Cette revue, qui a l’aspect d’un petit ouvrage, donne en plus les textes de documents importants souvent peu connus. Le fascicule Disarmament publié par le Special NGO Committee for Disarmament de l’ONU survole les efforts de désarmement et de contrôle. Revue voisine, mais très différente dans sa présentation, la Lettre de l’UNIDIR est indispensable à qui veut connaître les adresses, les contrats et les sources bibliographiques. L’UNIDIR a aussi publié, en dehors de ses Travaux de recherche, un très utile Repertory of Disarmament Research qui recense tous les centres travaillant sur ces questions. L’ONU et l’UNIDIR ont des sites Internet (détaillés un peu plus loin).

Parmi les annuaires consacrés au sujet, le plus connu est certainement le SIPRI Yearbook qui, chaque année, fait la synthèse des derniers développements, donne l’état des grands traités, et un tableau des ventes d’armes par pays. L’ACDA (Arms Control and Disarmament Agency), aux États-Unis, édite régulièrement plusieurs documents détaillant la politique américaine et donnant les textes des accords : Arms control and Disarmament Agreements : Texts and History of Negotiations ; Documents of Disarmament ; the Arms Control Report : annual Report to Congress ; the Arms Control Impact Statement. L’ACDA publie aux alentours du mois de juillet son rapport annuel Military expenditures and Arms Transfers. Elle a mis en place un site Internet extrêmement bien fait3. Les publications du SIPRI et de l’ACDA servent de référence aux chercheurs. Dans leur utilisation il faut tenir compte de l’engagement "pacifiste" du premier et de la place d’organisme public américain du second. Naturellement l’ONU n’est pas en reste et publie chaque année son Annuaire du désarmement dont la version anglaise paraît toujours plus rapidement que la version française. Il a un volume compagnon, l’État des accords multilatéraux en matière de désarmement et de contrôle des armements qui contient des données sur les signataires et les États parties aux accords et reproduit le texte des dits accords.

Il faut faire une place particulière à l’Arms Control Reporter : a Chronicle of Treaties, Negotiations, Proposals, Weapons and Policy, publié aux États-Unis par l’Institute for Defense and Disarmament Studies ; ce document à feuillets mobiles, pratique et précis, est à mise à jour mensuelle. Il permet de suivre dans le détail toutes les négociations avec la position de chaque partie prenante.

Le mémento du GRIP (Institut européen de recherche et d’information sur la paix et la sécurité) publié à Bruxelles, également pratique, examine les événements significatifs de l’année écoulée. En France, il n’existe pas d’équivalent, mais on peut consulter le volumineux document du ministère des Affaires étrangères : Questions politico-militaires, qui regroupe annuellement les déclarations gouvernementales. L’aspect juridique des traités est décortiqué chaque fois que l’actualité des textes l’impose dans l’Annuaire français de droit international, remarquable ouvrage dont les bibliographies donnent toujours les références les plus pertinentes. Le chapitre J.III est consacré au désarmement, limitation des armements, dénucléarisation. Les principaux accords sur le désarmement et la maîtrise des armements ont été rassemblés dans Joseph Goldblat, Agreements for Arms Control : a Critical Survey, Londres, Taylor and Francis pour le SIPRI, 1982. Enfin, la somme d’Hervé Coutau-Bégarie, Le Désarmement naval, publiée en 1995 aux éditions Économica, donne la base historique nécessaire pour comprendre dans son ensemble cette catégorie du désarmement et fournit une orientation bibliographique très conséquente.

LES SOURCES DU DÉSARMEMENT DANS LES BASES DE DONNÉES

Sur les grands serveurs, il n’y a pas de base de données consacrée exclusivement au désarmement. En revanche, il est possible d’en suivre les faits en interrogeant le serveur Nexis. Ce serveur a pour particularité de conserver des centaines de sources en langue anglaise, en texte intégral. À ce jour le temps de conservation est, selon les titres, d’environ dix ans. Cette accumulation de données en fait un outil incomparable pour la recherche. S’il n’y a pas de titre directement consacré au désarmement, il est, en revanche, possible de chercher ce qui a été dit dans la presse internationale sur ce thème. On trouvera ainsi des articles du Washington Post, du Christian Science Monitor, de Summary of World Broadcast ou de l’agence Tass, par exemple. L’interrogation est fort simple, à condition de suivre une courte formation. Le seul inconvénient est le coût de l’interrogation (environ 1 500 FF l’heure sur Questel). L’abonnement à ce serveur se prend soit auprès de la société Téléconsulte à Paris, soit auprès du serveur Questel. Nexis est également accessible par Internet moyennant un mot de passe.

LES SOURCES DU DÉSARMEMENT SUR INTERNET

Pour accéder à Internet, il faut un ordinateur, un téléphone, un modem et un prestataire de services. On trouvera dans le numéro de mai 1997 de Planète Internet une liste des organismes qui fournissent des accès, avec leur numéro de téléphone et les prix pratiqués. Il ne s’agit pas ici de tenter de donner une liste exhaustive des sites, mais de faciliter l’accès aux plus importants ou aux plus représentatifs dans leur catégorie.

LE DÉSARMEMENT EN GÉNÉRAL

L’ONU a mis en place un site bien organisé qui comporte une rubrique "paix et désarmement" laquelle ne donne aujourd’hui que le champ de responsabilités du Centre pour les affaires de désarmement. Il donne des liens actifs avec la Conférence du désarmement de Genève et le premier comité à New York. Il est possible, sous une autre rubrique, de consulter les résolutions du Conseil de sécurité dont la mise à jour est assez rapide. En outre, le même site propose une base "traités" (rubrique "Treaty Series" ou à l’adresse ie_leave_site.gif (891 octets) http://www.un.org/depts/treatycollection/ series/search.htm), accessible en donnant un nom et un mot de passe. Elle permet de retrouver tous les textes (ce n’est pas très facile) déposés devant l’Organisation. Cette base est, hélas, mise à jour avec beaucoup de retard. Mais rappelons que tous les textes signés par la France sont déposés au ministère des Affaires étrangères, une copie de chacun étant conservée au bureau des traités. L’UNIDIR offre un site expliquant son organisation et ses activités, sans donner le texte de ses publications.

Un site particulièrement utile et bien organisé est celui de l’ACDA. L’Arms Control and Disarmament Agency a pour mission de soutenir et renforcer la politique américaine de désarmement, maîtrise des armements et de non-prolifération. Son site a le grand avantage de donner très rapidement les traités et accords suivants :

Accidents measures Agreement,
traité sur l’Afrique zone exempte d’armes nucléaires (Pelindaba),
traité de l’Antarctique,
protocole sur les missiles anti-balistiques,
traité sur les missiles anti-balistiques,
accord sur la notification des lancements des missiles balistiques,
convention sur les armes biologiques,
charte de Paris pour une nouvelle Europe,
convention sur les armes chimiques,
traité d’interdiction complète des essais nucléaires,
mesures de confiance et sécurité (CSBM),
traité sur les forces conventionnelles en Europe (CFE),
convention sur la modification de l’environnement,
protocole de Genève,
accord sur la "Hot Line",
traité sur l’Amérique latine zone dénucléarisée : Tlatelolco,
traité sur l’interdiction partielle des essais,
régime de contrôle des technologies de missiles + fiches techniques,
traité de non-prolifération,
convention sur le matériel nucléaire,
centres de réduction des risques nucléaires,
traité à Ciel ouvert,
traité sur l’espace extra-atmosphérique,
traité PNE,
accord sur la prévention de la guerre nucléaire,
traité sur le contrôle des armements sur les fonds marins,
traité sur le Pacifique sud zone dénucléarisée,
SALT I, SALT II,
START I, START II,
accord sur l’extension de la "Hot Line",
accord sur la modernisation de la "Hot Line",
accord sur les incidents en mer,
accord sur la limitation de certaines armes stratégiques offensives,
forces nucléaires intermédiaires,
Threshold test ban treaty,
accord sur les mesures de sécurité entre l’AIEA et les États-Unis,
document de Vienne de 1990.

Tous ces documents sont facilement accessibles. S’il en manquait, il est possible d’avoir d’autres textes en adressant directement un E-mail à l’ACDA.

On peut aussi consulter le site de l’OSCE (Organisation de sécurité et de coopération en Europe) qui consacre un chapitre aux mesures de confiance et de sécurité. On y trouve les documents de Stockholm et de Vienne sur les CSBM ainsi que des liens avec des documents relatifs aux mesures de sécurité comme les échanges d’information, les principes qui gouvernent la non-prolifération, un cadre pour la maîtrise des armements.

CATÉGORIES PARTICULIÈRES DU DÉSARMEMENT

Le problème de la prolifération

Le CNS (Center for Nonproliferation Studies), très actif, a monté un certain nombre de bases de données, servies par Internet, dans lesquelles sont dépouillés 340 publications, périodiques, documents de l’ONU et de l’AIEA, des dépositions au Congrès américain, des rapports de conférences, des papiers non publiés et des sources électroniques. Ces bases de données sont au nombre de cinq : Nuclear Databases, Missile Databases, Newly Independent States Databases, East Asia Databases, Publications databases. Toutes ces bases sont payantes et nécessitent un mot de passe. Elles sont également vendues sur CDrom. L’Institut de Monterey part du principe que pour promouvoir le désarmement il faut faire connaître et diffuser l’information la plus pertinente possible sur la prolifération, d’où l’aspect belliciste de ses sites.

Les problèmes de vérification

L’OSIA (On-Site Inspection Agency) dépend du DOD. Elle est responsable de la mise en œuvre des inspections, des besoins en escortes et en vérification tels qu’ils sont inscrits dans les traités et les accords de confiance. L’agence a été formée en 1988 sous les auspices du traité FNI, mais depuis elle s’occupe dans son domaine de compétence des traités FCE, START, Ciel ouvert, des accords sur les armes chimiques, des accords de Dayton ou du soutien des forces américaines en Corée… Le site donne des explications rapides sur son histoire, son organisation, ses opérations, ainsi qu’un certain nombre de fiches techniques assez pratiques comme des glossaires de termes sur les armes chimiques ou le traité Ciel ouvert.

Le CTBTO prepcom (Preparatory Commission for the Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organization), à Vienne, fournit de l’information sur le traité, signatures et ratifications, vérification du traité et naturellement le texte lui-même. Pour la vérification le site offre quelques données, cartes de 337 sites de vérification, les installations de surveillance… ainsi que des liens avec des sites décrits ici, mais aussi le comité des ONG sur le désarmement, des communiqués de presse et des fiches rapides sur son organisation et ses objectifs.

L’OPCW (Organization for the Prohibition of Chemical Weapons), dont le secrétariat technique se trouve aux Pays-Bas, donne des informations sur la Convention mais aussi sur les problèmes relatifs aux produits chimiques et aux mesures de protection. Sur son site, on trouve les États parties à la Convention, les groupes régionaux, les États signataires qui n’ont pas ratifié. Le texte de la Convention est donné ainsi que des liens avec des sites actifs consacrés aux armes chimiques.

L’UNSCOM (United Nations Special Commission), chargée de la vérification du désarmement en Irak, a un site accessible par l’ONU. On y trouve le mandat de la commission, les résolutions de l’ONU, les opérations de vérification et de surveillance en cours. Les canadiens en donnent leur propre version avec également un historique, le mandat et les objectifs de la commission. Un lien est fait avec la mission d’observation des Nations unies en Irak et au Koweit (MONUIK).

Les problèmes de conversion

Le BICC (Bonn International Center for Conversion) est une organisation indépendante à but non lucratif qui s’est donné pour vocation de soutenir et de promouvoir tous les processus par lesquels les personnes, les savoir-faire, les technologies, les ressources économiques et financières peuvent passer du domaine militaire au domaine civil. Le centre offre expertise et aide à tous les organismes, gouvernementaux ou non, qui en expriment le besoin. Dans cet esprit, son site Internet propose les chapitres suivants : Budgets de défense, Industrie de défense, Fermeture des bases militaires, R & D, Démobilisation et reconversion des personnels, Surplus d’armements, Information sur le centre, Publications dont l’annuaire "Conversion Survey : Global Disarmament and Disposal of Surplus Weapons", ainsi que des annonces de conférences. Le BICC publie une lettre Milex qui donne des détails sur les dépenses de défense des pays.

Les sites militants

La FAS (Federation of American Scientists), dont le Conseil scientifique comprend 41 prix Nobel américains a été fondée en 1945 par les membres du projet Manhattan, qui a produit la première bombe atomique. Elle met son savoir-faire, qui est grand, au service de la sécurité globale et pour cela cherche la transparence en rendant public les projets gouvernementaux d’armements. Parmi les chapitres de son site, il y en a un intitulé Paix et sécurité dont une partie est consacrée à la non-prolifération nucléaire et au désarmement.

Le SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), bien connu pour son annuaire le Sipri Yearbook propose d’abord sa prope organisation (emplois, histoire, activités…) puis ses domaines de recherches (transferts d’armements, production d’armements, dépenses militaires, technologie militaire, armes chimiques et biologiques, sécurité européenne, ses publications, ses projets et des liens avec les autres sites dont la plupart sont cités ici. Parmi les sites "projets", il faut citer celui consacré aux ventes d’armes que l’on peut interroger directement et celui sur la guerre chimique et biologique, le développement de ces armes, leur vente et les mesures à entreprendre pour les éliminer.

Le Pugwash a pour but de réunir en conférences, dans le monde entier, des universitaires et des personnalités connues, souvent scientifiques, qui se sentent concernés par le danger des conflits armés et tentent de trouver ensemble des approches nouvelles pour promouvoir le désarmement et réduire les tensions. On trouve sur le site Pugwash d’Internet, l’histoire et le manifeste du mouvement ainsi que les activités des différentes conférences dans le monde.

Le Ploughshares Fund, très actif pendant les campagnes pacifistes, se veut au service d’une sécurité globale à l’âge nucléaire. Il offre six chapitres : bannir les mines, prévenir les conflits armés, restreindre le commerce des armes, arrêter les gaspillages du Pentagone, nettoyer l’environnement, combattre le terrorisme nucléaire et la prolifération.

Les problèmes techniques

L’AIEA dont le site principal offre des liens avec les publications de l’agence, des informations actualisées sur les accords de sécurité, les résolutions, les conférences, les rapports annuels.

On citera aussi les laboratoires Sandia qui travaille sur les technologies qui doivent renforcer la non-prolifération ; le site sur les technologies nucléaires de l’ex-URSS (http://www.ida.net/ users/pbmck/xsovnuc/exstop.htm).

Un autre site, qui n’entre pas directement dans notre sujet mais qu’il conviendrait d’étudier de près, en raison de sa taille considérable et de la somme des informations qu’il propose,.est le Todd’s Atomic homepage. Ce site privé veut montrer en quoi "l’horreur des armes nucléaires se distingue de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire". Les nombreux liens qu’il propose renvoient vers tous les laboratoires de recherche.

Les sites de recherche en politique de sécurité

Institutions diverses vouées à la recherche, elles sont nombreuses. Citons à titre d’exemple :

Le GRIP, qui a mis en place un site intéressant pour les liens qu’il propose avec d’autres centres de recherches principalement européens comme le COST action A10, réseau de chercheurs européens dans le domaine de la reconversion. Le centre se focalise sur le rôle de l’Europe dans la sécurité internationale.

L’Arms Control Association, qui publie la célèbre revue Arms Control Today, a été fondée en 1971 pour promouvoir compréhension et aide au service du contrôle des armements. Elle a un site Internet sur lequel elle tient à jour des fiches de synthèse et des archives de sa revue.

Le Henry L. Stimson Center, qui concentre ses efforts de recherche sur les interactions entre technologie et politique. Sur son site on trouve plusieurs chapitres : éliminer les armes de destruction massive, un projet de non-prolifération des armes chimiques et biologiques, les mesures de confiance dans les régions de tensions, un plaidoyer pour les intérêts américains à l’étranger. Il donne en plus un certain nombre de ressources en ligne comme des documents sur le START II, sur l’interdiction des essais nucléaires, sur la non-prolifération, des déclarations de personnalités américaines tant politiques que scientifiques sur les réductions des armes nucléaires et sur les zones exemptes de ces armes.

Des dizaines d’autres sites existent. Certains centres de recherche offrent des raccourcis très pratiques pour les atteindre. Ainsi le réseau de sécurité et de relations internationales maintenu par le Center for Security Studies and Conflict Research de Zürich en coopération avec le Partnership for Peace Program de l’OTAN. On trouve sur ce réseau de nombreuses bibliothèques de liens classés par thèmes, dont Arms Control and Disarmament et Conflict and Peace Studies. Un autre raccourci est proposé par InfoManage International qui propose des dizaines de liens avec une insitance particulière sur le problème des mines, la non-prolifération, les essais nucléaires, les laboratoires spécialisés.

Cette liste est courte par rapport à l’ensemble de sites chargés sur le réseau. Il deviendra de plus en plus difficile de s’y retrouver à moins de construire un carnet d’adresses constamment mis à jour et classé avec précision. Ce carnet permet d’économiser un temps précieux et d’éviter des recherches de base à partir d’outils comme Yahoo ou Alta Vista et de simples mots-clés. Une voie intéressante à explorer est la découverte de sites spécialisés sur un sujet. On pourra aller les visiter comme on le fait des bibliothèques du même type, sans perte de temps, avec la certitude d’y trouver l’information fondamentale.

CONCLUSION

Ces quelques pages démontrent à quel point la recherche documentaire est liée à l’accès et à la maîtrise d’Internet. Elle en est, pour une bonne partie, facilitée par la gratuité des interrogations, gratuité qui n’est probablement qu’une composante passagère de marketing, par la simplicité d’interrogation et par les liens toujours proposés à bon escient. Pourtant, il s’avère difficile de trouver le document pertinent au moment où on le cherche et les longs détours pour le localiser, s’ils réservent parfois d’heureuses surprises, mettent à rude épreuve les chercheurs les plus patients. La transparence qui semble être la caractéristique du réseau peut s’avérer trompeuse, car il ne faut pas confondre quantité et pertinence : il est aisé de se satisfaire de ce que l’on trouve, car nécessairement on trouve toujours quelque chose, à moins que la recherche ne soit trop pointue, mais la qualité est facilement oubliée en raison du caractère ludique de la recherche sur le réseau. L’avalanche de documents disparates, mis au même niveau, parfois sans mention de sources et même sans dates, nivelle les résultats et satisfait les débutants mais rend méfiants les plus avertis. La démarche d’une recherche sérieuse consiste à connaître d’abord les organismes producteurs importants, puis ensuite, à aller voir s’ils ont bien un site sur le réseau. On verra rapidement que beaucoup de sites n’ont que peu de valeur informative, qu’ils proposent des informations de niveau peu élevé et qu’ils ne sont souvent que des vitrines ! Il ressort de tout cela qu’une bonne documentation a besoin de trois niveaux de documents : ceux qui restent sur papier, souvent les plus originaux, ceux qui proviennent des bases de données professionnelles, qui parce qu’elles coûtent cher, se doivent d’être de qualité, et Internet qui est encore loin d’avoir révélé toutes ses possibilités, bonnes ou mauvaises.

*
* *

ADRESSES UTILES

ACDA =  http://www.acda.gov/

ACA =  http://www.armscontrol.org

AE (ministère des Affaires étrangères). Bureau des traités : 01 43 17 42 81

AIEA =  http://www.iaea.org/

BICC =  http://bicc.uni.bonn.de/

BMDO =  http://www.acq.osd.mil/bmdo/bmdolink/html

CEDOCAR/Paris = 01 45 52 43 21 demander la médiathèque

CEDOCAR/ Châtelleraut = 05 49 20 01 20

Center for security studies and conflict research =  http://www.isn.ethz.ch

CNI = http://cns.miis.edu/home.html

CTBTO =  http://www.ctbto.org

DIALOG = 01 42 46 20 36

Documentation Française = 01 40 15 71 03 et  http://www.ladocfrancaise.gouv.fr et 3615 ou 3616 la doc sur Minitel

EURATOM =  http://europe.eu.int/eu/comm/euratom/euratom.html

FAS =  http://www.clark.net/fas/

FED/CREST = 01 69 33 39 14

Heny Stimson Center = http://www.stimson.org/main.htm

IDDI = 675 Massassuchetts Av., Cambridge, Ma. 02139 3309

IFRI = 01 40 61 60 00

InfoManage International = http://infomanage.com/nonproliferation/

IRIS = 01 49 40 33 36

NEXIS = 01 44 72 13 58

ONNS =  http://www2.n.doc.gov/nn/

ONU/Paris = 01 45 68 48 76, 1 rue Miollis, 75015 Paris

ONU/New York 00 1 212 963 59 38

ONU/Min. AE = 01 43 17 46 85

ONU/Luxembourg (publications)

OSCE =  http://www.osceprag.cz

OSIA =  http://www.osia.mil/pub_afrs/facts.html

Ploughshares Fund = http://www.ploughshares.org/

PUGWASH = http://www.qmw.ac.uk/pugwash

QUESTEL = 01 51 04 52 00

SCIENCES PO = 01 45 49 50 96

SIPRI =  http://www.sipri.se/

Todd’s Atomic Homepage =  http://neutrino.nuc.berkeley.edu/neutronics/todd.html

UNSCOM =  http://www.un.org/Depts/unscom/index.html et ie_leave_site.gif (891 octets) http://www.lfc.dnd.ca/français/oper/onu/missions/iraq2.htm

 

 

 Copyright www.stratisc.org - 2005 - Conception - Bertrand Degoy, Alain De Neve, Joseph Henrotin