Pensée stratégique

LES ÉDITIONS D’AUTEURS MILITAIRES ANTIQUES AUX XVe-XVIe SIECLES

 

 

Philippe Richardot

L’art de la guerre connaît une révolution considérable aux XVe-XVIe siècles avec l’avènement des armes à feu. Néanmoins, à la même époque, les auteurs militaires anciens ou veteres scriptores de re militari, connaissent un véritable succès d’édition dans les années 1475-1550. Végèce, Frontin, le Pseudo-Modestus, Elien tendent, presque systématiquement, à être réunis dans des éditions collectives à partir de 1487. La tradition manuscrite médiévale n’avait pas eu cette tendance à l’anthologie. L’humanisme et l’imprimerie confèrent une publicité nouvelle aux veteres scriptores de re militari 1. Les travaux des ingénieurs militaires de la Renaissance permettent d’illustrer les éditions des Anciens ; ils donnent une vision originale de la guerre, conjuguant l’artillerie à poudre aux techniques de l’Antiquité.

PRÉCOCITÉ ET FORTUNE DE L’ÉDITION DE VÉGÈCE

Végèce2 est l’auteur militaire le plus répandu au Moyen-Âge : son De Re Militari, écrit à la fin du IVe siècle, s’avère la source officielle de ceux qui veulent écrire sur la guerre, de Raban Maur au IXe siècle au Rosier des guerres de Pierre Choisnet3. Cette compilation tardo-antique traite de tous les aspects de la guerre et de sa préparation : recrutement et sélection des recrues, organisation militaire, discipline, logistique, hygiène aux armées, tactique, moral, castramétation, logistique, génie, artillerie, poliorcétique, guerre navale. Les sources du traité de Végèce sont romaines, car il les déclare supérieures aux grecques que le sort des armes a sanctionnées. Celse, Frontin, Caton, les constitutions militaires d’Auguste, Trajan et Hadrien sont évoqués par l’auteur, en plus de divers historiens comme Salluste (I, 8). Le succès médiéval de Végèce a longtemps occulté les autres veteres scriptores de re militari ou rei militaris. À l’ère de l’imprimerie, Végèce est non seulement le premier auteur militaire ancien à être imprimé mais aussi l’auteur militaire ancien le plus imprimé aux XVe-XVIe siècles. Il mérite d’être étudié à part, bien que son nom s’associe de plus en plus aux éditions collectives des veteres scriptores.

La date de l’editio princeps du De Re Militari ou Epitoma Rei Militaris de Végèce4 reste matière à controverse5. B.J.E. Sandys, dans une recherche vieillie mais sans équivalent, donnait la date de 1487 pour l’editio princeps de Végèce éditée par Giovanni Sulpizio da Veroli, imprimée par Eucharius Silber à Rome6. Manifestement il s’agit d’une erreur, car c’est à une date antérieure qu’il faut se reporter. Les catalogues des grandes bibliothèques marquent les incertitudes de la datation. Deux fragments possédés par le British Museum d’une édition imprimée à Augsbourg par Gustav Zainer sont datés de 1470 ou de 14757. Faute d’éléments, on ne peut savoir s’il s’agit de l’editio princeps. La première édition généralement reconnue, datée de 1473, 1474 ou 1475, viendrait d’Utrecht, par Nicolaus Ketelaer et Gerardus de Leempt8. La deuxième édition serait originaire de Cologne ou d’Augsbourg, imprimée chez Nicolaus Goetz en 14759. La première édition française sort de l’Atelier du soufflet vert à Paris, chez P. César et J. Stoll, et serait due à Guillaume Tardif ; elle est datée de 147110 ou de 147611, voire de 1475-147912. L’identification de l’editio princeps reste une question en suspens car l’on ne peut trancher en faveur de telle ou telle date ou d’une édition particulière. Toutefois, la densité des publications en Europe du Nord-Ouest dans les années 1470 reste à souligner.

Il y a entre 11 et 14 éditions ou rééditions de Végèce au XVe siècle et 25 pour le XVIe siècle : 14 sont des traductions. Végèce est le premier auteur militaire ancien à être traduit et imprimé : la traduction marque l’intérêt et la diffusion de Végèce. Dès 1475, une version allemande, imprimée à Augsbourg par Jean Wiener, est donnée par Ludwig Hohenwang von Tal Elchingen, humaniste originaire d’Ulm (mort en 1501). On la date parfois de 1470 avec Ulm pour origine13. Cette traduction est complétée à la fin du texte par un lexique latin/allemand des termes militaires ; originalité que l’on ne retrouvera plus dans les éditions suivantes. Il faut remarquer que c’est la première traduction allemande du De Re Militari qui, dès 1272, avait connu une traduction en français anglo-normand par Maistre Richard14 et une autre par Jean de Meun en 128415. À côté de l’édition imprimée en 1475, il existe deux manuscrits régulièrement oubliés quand on parle de Ludwig Hohenwang :

Karlsruhe, Bad. Landesbibl., Durlach 18 (f.1-77). Fin XVe siècle ; 159 f. ; origine : Allemagne ; possesseur : Durlach.

Linz, Bundesstaatl. Studienbibl., 420 (extrait : f.1-5). Début XVIe siècle ; 57 f. ; origine : Mondsee ? ; possesseur : Mondsee16.

Le manuscrit de Linz est postérieur à l’editio princeps, tandis qu'il est plus difficile de se prononcer pour celui de Karlsruhe. À l’orée du XVIe siècle, l’imprimerie n’a pas tué la tradition manuscrite. L’Allemagne, grâce à l’imprimerie, comble son retard dans la diffusion de Végèce qui, aux XIIe-XVe siècles, était principalement lu en Italie, en France et en Angleterre. Heinrich Steiner (ou Stainer) donne, en 1529 et 1534, une nouvelle traduction allemande ; contrairement à Hohenwang, il fait de Valentinien l’empereur dédicataire du De Re Militari17.

Sous le nom de titre de The Book of fayttes of armes and of chyvalrye est publié en 148718 une traduction en anglais du Livre des faits d’armes et de chevalerie de Christine de Pisan en 141019. D’après sa postface, William Caxton a traduit ce texte sur celui de Christine de Pisan, lui-même inspiré de L’Arbre des batailles d’Honoré Bonet et de la traduction de Végèce par Jean de Vignai. Néanmoins, cette traduction est répertoriée sous le nom de Végèce dans les catalogues. Ainsi, la réédition de 1489 à Westminster (?) sous le titre (incipit) Her begyneth the book of fayttes of armes wich xpyne of Pyse made and drewe out of the boke Named cegecius (sic) de re militari20. Il faut remarquer que les traductions anglaises de Végèce, pourtant tardives, celle de John Trevisa en 1408 et celle de Robert Parker en 1458, ne sont pas imprimées21. Une version française du texte de Christine de Pisan est imprimée par Antoine Vérard à Paris en 1488 : L’Art de chevalerie selon Végèce. Le texte est mis au masculin évinçant son auteur féminin22. En 1527, Philippe le Noir réédite le texte publié en 1488 en effaçant toute référence à Christine de Pisan23. Le prestige de Végèce étouffe le nom de Christine de Pisan qui avait voulu adapter son modèle romain aux nécessités de l’artillerie et de la chevalerie au début du XVe siècle.

En 1536, Christian Wechel imprime à Paris une nouvelle traduction française de Végèce24 par le Lorrain Nicolas Volcyr ou Volkyr de Sérouville (v. 1480-v. 1540), poète, historien et secrétaire du duc Antoine de Lorraine25. Volcyr réactualise un travail entrepris à la fin du XIIIe siècle et poursuivi jusqu’à la traduction anonyme de 1380 et l’abréviation très partielle par Jean de Ro(u)vroy après 143526. Il s’agit d’une traduction faite à partir des éditions imprimées en Italie et en France depuis 1487. Cette traduction, précédée d’un prologue encombré de références savantasques, est dédiée au Dauphin François de Valois, mort le 10 août 1536. L’édition de Volcyr date donc du premier semestre de 1536. Comme Végèce lui-même, le traducteur pense instruire le prince à l’art militaire par le moyen des lettres : "Par tant prince très prudent, je veulx conclure que ung vaillant duc et chief de guerre doibt estre aux letres instruict : lesquelles souverainement donnent ayde et povoir de orner la vie : acquérir gloire et mémoire sempiternelle". En vignette, Végèce est symboliquement représenté en docteur reconnaissable à son bonnet et à son long manteau de fourrure, s’entretenant avec un groupe de capitaines de lansquenets en armure. Volcyr donne l’unique traduction française du XVIe siècle. Un exemplaire détenu à la Bibliothèque nationale (Rés. R.613) porte la signature de Montaigne. La Bibliothèque nationale, d’autre part, dispose de quatre exemplaires de cette édition assez bien représentée ailleurs ; signe d’une large diffusion dans les milieux cultivés. Les éditions en latin lui étaient préférées néanmoins. Le maréchal de Puységur (1656-1743) en donne la raison : "Volcyr était un médiocre traducteur" 27. La traduction est si peu claire que Volcyr a jugé bon d’ajouter dans la marge droite du texte un résumé explicatif de certains chapitres, les "Additions du translateur". Comme Jean de Meun près de 250 ans avant lui, Nicolas Volcyr fait du De Re Militari un traité de chevalerie. Les tirones ou recrues sont des "nouveaux chevaliers" ou "jouvenceaulx", les milites sont des "chevaliers" ou "gens d’armes" bardés de "cottes de fer", de "iambieres" et de "harnois plains et completz" s’affaire la foule des anonymes, "porteurs de lances, piques ou haches et hallebardes, hastaires (si comme hallebardiers et picquenars)’’. On retrouve sous la plume de Volcyr les armes principales de la gendarmerie et de l’infanterie aux XVe-XVIe siècles.

Dans l’Italie du XVIe siècle, les traductions l’emportent sur le latin. La première est celle de 1524 faite par Tizzone di Posi, de Gaète, Gaetano. Les éditions suivantes sont toutes en italien dont une nouvelle traduction en 1551 par Francesco Ferrosi28. À l’exception des deux traductions anglaises de Christine de Pisan au XVe siècle associées au nom de Végèce, la seule véritable traduction du De Re Militari est celle de John Sadler (?-1595 ?) en 157229. Pour les XVe-XVIe siècles, l’on compte quatre éditions en allemand, quatre en italien, trois en français, trois en anglais (dont deux adaptations de Christine de Pisan dans les deux langues).

Frontin, général romain qui s’est illustré contre les Silures en Bretagne sous le règne de Trajan30, constitue l’une des sources de Végèce. Le seul des deux ouvrages militaires qui nous soit parvenu de lui est un recueil de ruses de guerre ou Stratagèmes, destiné à illustrer l’ouvrage perdu sur la tactique. Ses Stratagèmes ont connu des éditions séparées, en particulier des traductions. Dès 1527, Heinrich Stainer fait paraître à Augsbourg une version allemande des Stratagèmes sous le titre de Von der Ritterschafft - titre qui rappelle la formule De Re Militari généralement attribuée à Végèce. Frontin est traduit en italien par F. Lucio et imprimé à Venise en 153631. Les Astutie militari ou Stratagemi militari sont publiés à nouveau en 1543 et 157332. Il faut également rappeler que Frontin avait été traduit en français par Jean de Rovroy au XVe siècle33 et à nouveau par Nicolas Volcyr en 1536, en même temps que Végèce et Elien.

Avec la précocité de l’édition imprimée, Végèce a droit à une iconographie qui renouvelle l’intérêt du public en réactualisant son contenu. C’est d’autant plus surprenant que le texte original du De Re militari ne présente aucune illustration. Aux XVe-XVIe siècles, il y a neuf éditions illustrées : cinq en Allemagne34, quatre en France35. La première édition illustrée de Végèce n’est autre que celle de 1475 qui présente la traduction allemande de Ludwig Hohenwang von Tal Elchingen. Le texte de Végèce n’a que très peu à voir avec les inventions anachroniques, futuristes et parfois extravagantes qui l’illustrent : char d’assaut, dragon poliorcétique, automobile, bombes et bombardes... Les 64 planches coloriées occupent les 32 derniers folios de l’édition allemande de Ludwig Hohenwang von Tal Elchingen36. Elles sont communes avec l’édition véronaise du De re militari de l’ingénieur militaire Roberto Valturio de Rimini (?- après 1482) datant de 147237. Cet ouvrage est réédité deux fois en 1483 dont une traduction italienne par Paulo Ramusio38. L’édition du texte de Valturio comprenait 82 gravures en 1472 et 96 en 1483. Il est probable que Hohenwang et Valturio dérivent d’une source iconographique commune : le manuscrit Monacensis 734 (vers 1460-1470) de Munich39. Néanmoins Valturio était un homme d’assez d’envergure pour avoir augmenté son œuvre au cours du temps et avoir inventé la plupart de ces fabuleuses machines. Hohenwang semble avoir utilisé le travail de l’ingénieur italien pour donner une version moderne et vernaculaire de Végèce. Parallèlement, Valturio connaît un incontestable succès au XVIe siècle, car Christian Wechel l’édite en 1532, 1533, 1534 et 1535 avec 96 planches, séparément de Végèce et des veteres scriptores de re militari40. Il est traduit en français par Louis Meigret dans une édition de 1555 dédiée au roi Henri II41. Les planches de Valturio participent pleinement à la popularité de Végèce au XVIe siècle parce qu’on les retrouve partiellement chez un second illustrateur allemand.

L’autre tradition iconographique allemande qui bénéficie à Végèce est celle inaugurée en 1511 par l’imprimeur-graveur Hans Knapp à Erfurt. L’édition illustrée de Hans Knapp comporte 195 planches sans texte mais se présente comme l’œuvre de Végèce. Ces planches, d’un style naïf et d’une facture germanique, présente une série étonnante de machines de guerre, alliant le trébuchet à la bombarde, le tollenon au char d’assaut, le scaphandre au pont mobile. Le passé et l’avenir s’entrechoquent dans des inventions le plus souvent fantaisistes ou parfois prémonitoires. Il existe des inventions plus pacifiques comme des siphons ou un matelas pneumatique. Le costume militaire des personnages est celui du début du XVIe siècle, encore marqué par l’armure de plates du siècle précédent ; il n’est pas rare de les voir manier l’arquebuse... Contrairement à Valturio, des paysages qui évoquent le monde de Dürer sont toujours représentés en arrière-plan. Il se peut que Hans Knapp, graveur sur bois, soit l’auteur des planches ; néanmoins, 33 gravures sont des copies maladroites de Valturio42. Les planches de Knapp illustrent dès 1527 la traduction allemande de Frontin publiée à Augsbourg par Heinrich Stainer. En 1529, elles sont à nouveau publiées sans texte, mais toujours sous le nom, évocateur sinon publicitaire, de Végèce. On les retrouve tant dans les éditions en latin qu’en langues vernaculaires (allemand et français) : 1527, 1529, 1532, 1534, 1535, 1536, 1553. Il ne faut pas douter que ces rééditions rapprochées ont eu pour cause l’originalité des planches de Knapp. L’imprimeur Christian Wechel à Paris s’en fait une spécialité commerciale, ne retenant que 120 gravures : 1532, 1535, 1536, 1553. Toutefois, les publications de Végèce par Wechel ajoutent leur touche par une vignette de présentation : un lansquenet en demi-armure coiffé d’une barrette avec un encart Vegetius De Re Militari. Au titre, l’édition de 1532 porte un groupe de lansquenets s’entretenant à l’entrée d’un pavillon avec un personnage vêtu d’une houppelande fourrée (Végèce) ; au verso, un lansquenet charge une bombarde. Par la suite, ces vignettes sont soit absentes, soit placées différemment. À partir de 1532, toutes les éditions de Végèce en France, à l’exception de deux43, sont accompagnées des planches de Knapp. Mais, en contrepartie, ces planches, les picturae bellicae, ne prennent de valeur que publiées avec Végèce.

L’édition allemande de 1534 clôt la série des traductions illustrées de Végèce outre-Rhin. Cette édition présente le texte en allemand puis 120 planches de Knapp à la manière de Christian Wechel. Elle comporte cinq figures supplémentaires : une série de bouches à feu, un groupe de lansquenets, une scène de combat (piquiers, hallebardiers, gendarmes), un régiment de lansquenets sur une place, l’assaut d’un château par des piquiers et des paysans qui creusent un canal de dérivation pour évacuer l’eau des douves. Le titre allemand montre combien la réactualisation du De Re Militari est poussée : (traduction) "Flavius Vegetius Renatus quatre livres de chevalerie avec de nombreuses machines et constructions ainsi que des arquebuses, des galeries, mécanismes, pont-levis, conduites d’eau, échelles, tours mobiles, bateaux et avec bien d’autres équipements nécessaires à la guerre, tout cela muni de modèles et de figures. Édition revue et améliorée par l’adjonction de nouvelles figures". Le but d’une telle iconographie anachronique était de constituer une véritable encyclopédie de la guerre : le savoir des Anciens se joignant à l’imagination technique des Modernes. Les hommes du XVIe siècle croyaient au pouvoir de l’organisation et affichaient une foi neuve dans la force mécanique. Une mentalité nouvelle était en train de naître. La poudre tonnait déjà sur les champs de bataille tandis que les rugissements des machines de guerre futures étaient préfigurés par d’étranges dessins.

C’est en Italie que les éditions de Végèce s’avèrent les plus nombreuses entre 1487 et 1505, surtout entre 1496 et 1505. Il s’agit d’éditions latines couplées aux veteres scriptores de re militari. Dans toute l’Europe, les éditions latines du seul Végèce se font plus rares44. En Allemagne, malgré la précocité des éditions vers 1470-1475, la vogue végétienne s’étend de 1511 à 1534 avec deux éditions du texte latin, trois traductions illustrées par les planches de Hans Knapp qui connaissent deux publications sans texte. Après 1534, il n’y a plus d’édition allemande jusqu’en 1580 avec celle de Cologne faite par le Belge François de Maulde ou Franciscus Modius. Il y a une dizaine d’éditions allemandes en tout. En France, terre de tradition végétienne, le nombre d’éditions est de douze pour les XVe-XVIe siècles. Végèce connaît une vogue importante, en décalage avec l’Allemagne, entre 1532 et 1536 grâce aux planches de Hans Knapp. Il y a alors une édition annuelle, voire deux en 1535. La France préfère le texte latin à la traduction de 1536. Paradoxalement, c’est elle qui, aux XIIIe-XVe siècles, avait connu le plus grand nombre de traductions.

La constitution du Corpus des veteres scriptores
de re militari

À partir de 1487, le texte de Végèce est indissociable des veteres scriptores de re militari. Ce souci d’encyclopédisme est nouveau par rapport au Moyen Âge où le texte de Végèce était assez rarement couplé avec d’autres veteres scriptores de re militari. Il est mis en position de parrain de ces auteurs réunis en Corpus et donne parfois son nom à toute l’édition.

La première édition collective - Végèce, Frontin, Elien, Modestus - par l’humaniste Giovanni Antonio Sulpizio da Veroli45 date de 1487, imprimée à Rome par Eucharius Silber. Les textes étaient à l’origine destinés à être vendus séparément, ainsi que le montrent les dates portées sur les colophons de février à juin 1487. Les textes de Végèce, du Pseudo-Modestus, de Frontin et la traduction latine d’Elien ont rapidement été réunis pour en faciliter la vente46. Le cas de Modestus mérite d’être élucidé.

La première édition de Modestus, anonyme sous le nom du De disciplina militari, date de 1471, couplée à Cicéron47. Le nom de Modestus et le titre De re militari apparaissent en 147448, avec le De magistratibus de Pomponio Leto (1425-1497). Par la suite, pour qu’il n’y ait pas de confusion avec Végèce, le titre devient Libellus de vocabulis rei militaris. Dès 1487, Modestus est associé aux scriptores de re militari, sans que la proximité du texte avec Végèce soit soulevée par les éditeurs. Le texte de Modestus n’est qu’un extrait de Végèce comme il y en avait au Moyen Âge. Modestus n’a jamais existé, il s’agit d’une mystification littéraire dévoilée par l’humaniste François de Maulde en 158049, redécouverte au XIXe siècle50, mais encore mal connue ou ignorée au XXe siècle. Il n’existe aucun manuscrit de Modestus ; ce pseudo-auteur ne prend vie qu’avec l’imprimerie et ne trouve un nom qu’à partir de 1474.

L’édition collective de 1487 de Giovanni Antonio Sulpizio da Veroli, imprimée par Eucharius Silber, ouvre la tradition des veteres scriptores de re militari : des éditions individuelles réunies en Corpus - Végèce, Frontin, Elien (grec traduit en latin par Théodore de Gaza), Modestus. La deuxième édition collective par Eucharius Silber à Rome date de la fin de 1494 ; les achevés d’imprimer des œuvres portent des dates différentes51. La nouveauté est une traduction latine par Nicolaus Sagundinus du tacticien grec Onosandre. Le British Museum possède d’ailleurs une édition séparée d’Onosandre de 1494 imprimée à Rome par Eucharius Silber, ce qui prouve une vente séparée avant la réunion d’une sorte d’anthologie de la guerre52. La troisième édition collective - Frontin, Végèce, Elien, Modestus -, imprimée à Bologne par P. de Benedictis en 1496, est due à l’humaniste Philippe Béroalde l’Ancien (1453-1503). Le texte de Frontin date du 16 juillet 1445 et celui de Végèce du 16 novembre. L’achevé d’imprimer général date de 149653. Le tout est réimprimé en 1505 à Bologne par Giovanni Antonio de Benedictis54. Les éditions bolognaises de 1496 et 1505 donnent la priorité à Frontin qui est cité le premier : il s’agit d’un choix publicitaire de la famille Benedictis car la règle générale est de porter en tête le nom de Végèce.

Il faut attendre 1515 pour que la France connaisse sa première édition collective, probablement sous l’influence italienne. Guy Breslay est l’éditeur du texte de Végèce tandis qu’est reprise l’édition de Frontin par Béroalde. L’imprimeur parisien est Jean Petit avec un achevé d’imprimer du 8 juin 1515. Cette édition est réimprimée à Lyon en 1523 par G. Huyon55. La première édition collective allemande est due à Gottfried Hittorp de Cologne, chez Johannes Soter, avec l’achevé d’imprimer du 14 juin 152456. Eucharius Cervicor la réédite en 1532 à Cologne57. En 1527, Frontin est édité avec les planches de l’édition Knapp de 1511 par Heinrich Stainer58. De 1532 à 155359, l’imprimeur parisien Christian Wechel se spécialise dans l’édition collective de Végèce, Frontin, Elien et Modestus, revue par l’humaniste Guillaume Budé (1467-1540), illustrée par les 120 planches de Hans Knapp.

Les imprimeurs lancent une mode littéraire et en monopolisent l’exploitation sur une dizaine d’années. Ainsi, Eucharius Silber avait édité les veteres scriptores de re militari en 1487 et 1494, et les Benedictis avaient fait de même en 1495-1496 et 1504-1505. Au XVIe siècle, il n’y a qu’une seule édition française de Végèce qui échappe à la mode de l’anthologie militaire organisée par l’imprimeur parisien Christian Wechel : celle de Josse Bade en 153560. Il faut également remarquer que la grande vogue des veteres scriptores de re militari se situe entre 1505 et 1536 ; période qui comporte 17 éditions latines ou vernaculaires, illustrées pour sept d’entre elles. Il n’y a plus de réédition collective avant celle de 1553, toujours par Christian Wechel61.

Les dernières éditions de Végèce et des veteres scriptores de re militari au XVIe siècle, celle de François de Maulde, Franciscus Modius (1556-1597), en 158062 et celle de Godescalc Steewech, Godescalcus Stewechius (1557-1588) en 1585, rééditée en 159263, sont les premières à être commentées. Il s’agit d’une lecture humaniste de Végèce en particulier et non plus d’une approche technique et militaire. L’édition de Modius, pleine de notes philologiques, est très riche. Elle a servi de base aux éditions successives et à la réflexion d’érudits comme Casaubon (1559-1614) qui en possédait un exemplaire annoté64. Modius travaillait à partir de vieilles éditions, une romaine (celle de 1487 ?), une parisienne (celle de 1476 ?), plus celle de Budé de 1532 et plusieurs éditions plus récentes, "pluribusq. Recentioribus editionibus", comme celle d’Hittorp de 1524 (rééd. 1532) qui est citée. Modius, en effet, parle des editiones Vvecheliana Par. et Hittorpiana Col. Il ne disposait que de deux manuscrits65. Le commentaire de Végèce par Stewechius indique également les sources qui ont servi à l’édition66. Les sources de Stewechius, plus fournies que celles de Modius, sont hétéroclites, rassemblées de manière pittoresque : une vieille édition personnelle, un manuscrit fragmentaire donné par un jeune homme cultivé de Namur, des manuscrits appartenant à des particuliers (comme l’érudit donateur Iacob Susius), des incunables surtout, dont l’année de parution n’est pas précisée. Cette méthode de travail le conduit à rechercher la forme latine la plus rigoureuse plutôt qu’une version fidèle au texte initial. Modius et Stewechius sont les premiers éditeurs des veteres scriptores de re militari à indiquer leurs sources. La méthode qu’ils ont suivie semblera bien chaotique au chercheur d’aujourd’hui, non pas tant par le nombre réduit et arbitraire de manuscrits collationnés que par l’imprécision des références à des éditions récentes. Néanmoins, Stewechius a fait un lourd travail d’érudition dans son Commentarius ad Fl. Vegeti Libros De re militari et des conjectanea, auquel il a joint un tableau généalogique des Valentiniens, car il suppose que Valentinien II était le dédicataire du De Re Militari. Souci d’élégance ou de publicité : la première partie de l’édition est précédée d’un poème à la gloire parallèle de Végèce et de son commentateur par Ioan. Matalius Metellus Sequanus et la seconde s’orne d’un portrait de Stewechius par H. Goltzius. L’édition de Stewechius paraît à nouveau en 1592 chez Raphelengius pour Plantin67.

L’originalité du commentaire de Stewechius tient aussi à son iconographie. Cette iconographie, 48 planches, n’est plus une série d’inventions militaires mais une étude historique. Elle s’appuie sur l’archéologie, la numismatique, sur les dessins de l’anonyme du De Rebus Bellicis, véritable Léonard de Vinci du IVe siècle édité en 1552 par Gelenius68. Cet auteur anonyme semble avoir inspiré les ouvrages d’ingénieurs militaires tels que Guido da Vigevano, qui écrit vers 1328, et Léonard de Vinci dans ses dessins de chars à faux des années 1485-148869. L’influence de Valturio se lit encore. Stewechius utilise aussi les illustrations du Discours sur la castramétation et discipline militaire des Romains, escript par Guillaume Du Choul, ouvrage qui connaît un réel succès d’édition dans la seconde moitié du XVIe siècle70. Il cite également Gabriele Simeoni, auteur en 1558 d’un livre d’épigraphie et de numismatique, dont il reprend la figure d’un camp romain71 et le Dictionnaire historique, poétique, géographique... de Charles Estienne (1504-1564) de 156172. Les ouvrages de Du Choul et d’Estienne connaissent de véritables succès d’édition dans la seconde moitié du XVIe siècle. Leurs illustrations étaient certainement familières au public cultivé de l’époque et avaient valeur de références persuasives. Les planches qui ornent le commentaire présentent la vision que se faisaient les humanistes du soldat romain ; une vision très éloignée de la nôtre. Elles n’abandonnent pas ce goût du sensationnel qui a marqué les éditions illustrées de Végèce et des autres depuis 1475.

Ces illustrations, ainsi que les notes de Stewechius et de Modius, sont reprises par l’édition du Hollandais Pierre Schryver dit Scriverius (1576-1660) chez Raphelengius en 1606-1607. Cette œuvre encyclopédique réunit tous les veteres scriptores connus : Végèce, Frontin, Elien, Modestus, Hygin, l’anonyme du De Rebus Bellicis, des fragments de Caton, Cincius, des extraits commentés de Polybe. Elle comprend les œuvres civiles de Frontin comme le De aquaeductibus Urbis Romae et dépasse le cadre strictement militaire73. Ce travail énorme et diversifié fait la somme du travail des humanistes des XVe-XVIe siècles. L’édition collective de 1602, qui réunit Végèce, Frontin, Elien et Modestus, ne s’embarrasse pas des commentaires érudits de Modius ou Stewechius mais ne marque pas la tradition des veteres scriptores de re militari 74.

Les écrivains militaires romains, suivant la préférence de Végèce, sont davantage publiés que les grecs. Elien, dans sa traduction latine faite pour Alphonse d’Aragon par Théodore de Gaza (ou de Thessalonique) et Antoine Panormitain, est le seul à être régulièrement associé dès 1487 aux éditions collectives de veteres scriptores de re militari. Nicolas Volcyr le traduit en français dans son édition collective de 1536. Elien est édité avec la Tactique de l’empereur byzantin Léon, en grec avec version latine par J. Meursius et S. Arcerius en 1613. Le XVIe siècle n’avait connu aucune édition du texte original75. Elien est un auteur militaire grec tardif (IIe siècle)76. Contrairement à Végèce, et, dans une moindre mesure, à Frontin, il ne fait pas fortune dans l’Occident médiéval : la barrière de la langue est la meilleure explication. D’autre part, l’Orient byzantin connaît dès le VIe siècle ses propres tacticiens qui rejettent Elien dans l’ombre. Il s’agit d’un traité de tactique, assez aride, illustré de schémas où les combattants sont figurés par des lettres. Basée sur la phalange, la réflexion d’Elien pouvait intéresser les hommes de guerre des XVe-XVIe siècles : Suisses et Lansquenets avaient prouvé la redoutable efficacité de la pique. Il est néanmoins beaucoup moins riche que Végèce qui aborde la guerre en généraliste. Elien est l’auteur militaire grec le plus connu au XVIe siècle.

En tout, au XVIe siècle, il n’y a que 10 éditions individuelles de Végèce pour 25 parutions collectives ou individuelles. Au siècle précédent, il n’y en avait eu que trois collectives sur 12 au total. L’édition en Corpus de 1487 a inauguré une mode qui persiste au XVIIe siècle, où Végèce apparaît encore comme primus inter pares. Stewechius émet une idée très pertinente sur le rôle de Végèce dans la tradition du savoir militaire romain : la qualité de son travail aurait brisé les chances de survie des autres scriptores77. Le Moyen Âge n’a pas connu de traduction manuscrite collective des classiques militaires. Les éditions collectives des veteres scriptores de re militari résultent d’une conjonction de l’imprimerie et de l’humanisme. Le savoir militaire des Romains et des Grecs continue d’intéresser, mais dans un sens qui est de plus plus philologique et historique.

Cette tendance s’est nettement affirmée dans le dernier tiers du XVIe siècle. L’analyse historique tend à préférer des morceaux choisis confrontés à d’autres textes. En 1576, une édition originale intègre des extraits de Végèce et de César à divers travaux d’humanistes. L’imprimeur en est A. Gryphe à Lyon. Ces Excerpta quaedam è Vegetio et Petro Victorio de instrumentis bellicis sont le fait de Pietro Vettori dit Petrus Victorius (1499-1585), philologue florentin78. La plus célèbre compilation du XVIe siècle d’auteurs militaires et d’historiens anciens est celle de Juste Lipse (1547-1606). Le célèbre humaniste de Louvain, qui correspondait avec Modius (éditeur de Végèce et des veteres scriptores), écrivit un traité sur l’armée romaine, le De Militia Romana, paru à Anvers en 1595-159679. Cette compilation hétéroclite est d’aujourd’hui de peu d’intérêt pour la connaissance de l’armée romaine. Bien qu’elle intègre de nombreux historiens classiques, elle a bénéficié des éditions collectives des veteres scriptores de re militari.

La constitution du Corpus des veteres scriptores de re militari a manifestement influencé les traités militaires contemporains, comme ceux d’Antonio Cornazzano (?- 1530)80, de Machiavel (1469-1527)81, et encore celui de Raimond de Fourquevaux (1509-1574) qui cite Végèce et Frontin dans son titre82. Mais il s’agit là d’une autre tradition des veteres scriptores, indirecte cette fois, et d’un autre sujet. Néanmoins, il faut noter qu’au XVIe siècle, la puissance de feu ne fait pas renoncer aux ordres de bataille des Anciens83, et que s’accroche encore au mot de légion un mythe d’invincibilité et d’indépendance militaire84. Croyant au retour des temps et fidèle au souvenir des armes romaines, François Ier crée, en 1534, des légions françoyses à recrutement provincial85. Nulle doute que les éditions des veteres scriptores de re militari portaient en elles le mythe de l’invincibilité romaine et le rêve de sa renaissance.

 

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Notes:

1 Cet article est essentiellement consacré aux auteurs latins. Les éditions des tacticiens grecs sont recensées dans Alphonse Dain, "Les stratégistes byzantins", Travaux et Mémoires, 2, 1967.

2 Auteur militaire romain de la fin du IVe siècle qui a compilé le De Re Militari et la Mulomedicina, ouvrage vétérinaire. Bibliographie sommaire : A. Neumann, Publius (Flavius) Vegetius Renatus : Paulys-Wissowa Real-Encyclopädie, Suppl. X, 1965, col. 992-1020. R. Sablayrolles, "Bibliographie sur l’Epitoma rei militaris de Végèce", Cahiers du Groupe de recherche sur l’armée romaine et les provinces, 3, 1984, pp. 139-146.

3 Sur la tradition médiévale de Végèce : C.R. Shrader, The Ownership and Distribution of the Manuscripts of the De re militari of Flavius Vegetius Renatus before the Year 1300, New York, Diss. Columbia University, 1976. F.H. Sherwood, Studies in Medieval Uses of Vegetius’ Epitoma rei militaris, Los Angeles, Diss. University of California, 1980 (DA XLI 1980 1712A). J. A. Wisman, "L’Epitoma rei militaris de Végèce et sa fortune au Moyen Âge", Le Moyen Âge, 85, 1979, pp. 13-31. Id., "Flavius Renatus vegetius", Catalogus Translationum et Commentariorum, tome 6, 1986, pp. 175-184.

4 Flavii Vegetii Renati Epitoma rei militaris, éd. K. Lang, Leipzig, Teubner, 1869, reprise en 1885, rééd. 1967.

5 Les inventaires des éditions de Végèce sont généralement incomplets et divergent sur la datation : J.-Ch. Brunet, Manuel du libraire et de l’amateur de livres, Paris, Dordon-Aîné, 1850-1865, tome 5, col. 1110-1112 ; J.G.Th. Graesse, Trésor de livres rares et précieux ou Nouveau dictionnaire bibliographique, Milan, Görlich, 1950 ; L. Polain, Catalogue général des incunables des bibliothèques publiques de France, Nendeln (Liechtenstein), Kraus-Thomson, 1970, vol. 25, n° 11432-11438.

6 B.J.E. Sandys, A History of Classical Scholarship, Cambridge, Cambridge University Press, 1908, vol. 2, p. 103.

7 Datés de 1470 dans le Short-Title Catalogue of Books Printed in the German-Speaking Countries and German Books Printed in Other Countries, from 1455 to 1600, now in the British Museum, Londres, 1962, p. 885. Datés de 1475 dans le British Museum Catalogue of Printed Books, tome 247, p. 120, cote IB 5561.

8 Flavii Vedati (sic) Renati,... Epitoma de re militari incipit. In epitoma institutorum rei militaris de commentariis Cathonis, Augusti, Trajani, Adriani necnon et Janie Frontoni (re-sic) in quatuor partes distinctum, imprimé par N. Ketelaer et Gerardus de Leempt, Utrecht, Trajecti Rheni, 1473-1475. Brunet et Graesse sont d’avis de classer cette édition comme la plus ancienne (1473). Cette édition est datée de 1473 par le Catalogue général des imprimés de la Bibliothèque nationale, col. 879 et par le Dictionnaire Lebaudy. Quinzième et Seizième siècles. Établi et rédigé par H. Delattre, Paris, Imprimerie Union, tome 3, 1961, pp. 223-226 ; de 1473-1474 par le Catalogue des incunables de la Bibliothèque nationale, II, Paris, H-Z et Hebraica, 1985, p. 713, cote V-65 ; et de 1474 par C. F. Bühler, "The Earliest Appearances in Print of Vegetius", Gutenberg-Jahrbuch, 6, 1956, pp. 91-93. La date de 1475 apparaît dans le Short-Title catalogue of Books Printed in the Netherlands and Belgium and of Dutch and Flemish Books Printed in Other Countries, from 1470 to 1600, Londres, 1965, p. 204 ; idem dans le British Museum Catalogue of Printed Books, tome 247, p. 464, cote G. 8979.

9 Flavii Vegecii Renati,… Epithomia rei militaris libri numero quatuor… incipiunt, Cologne, 1475.

10 C.F. Bülher, art. cit., pp. 91-93.

11 Le Catalogue des imprimés de la Bibliothèque nationale, col. 880, cote Rés. R.1189, porte la mention : "D’après Claudin, I, 159-160, et II, 378, note, cette édition de végèce, la plus ancienne qui ait été imprimée en France au XVe siècle, est sortie de l’Atelier du soufflet vert à Paris, chez P. César et J. Stoll. avant 1476, et elle serait due à Guillaume Tardif".

12 Catalogue des incunables de la Bibliothèque nationale, 1985, p. 713,
V-67.

13 Von der Ritterschafft. Dem wolgebornen Herren Johansen Graven von Lupffen, Landgraven zu Stielingen und Herren zu Hewen Embeut, ich Ludwig Hohenwang von tal Elchingen gehorsam mit Diensten. Des durchleichtigen wolgebornen Graven Flavii Vegetii Renati kurcze red von der Ritterschafft zu dem grossmechtigesten kaiser Theodosio seiner biecher vierer.., imprimé par J. Wiener, Augsbourg, 1475. E.K. Heller, Ludwig Hohenwang’s Von der Ritterschafft, University of California, Publications in Modern Philology, vol. 36, n° 6, University of California Press, Berkeley-Los Angeles, 1952. J.A. Wisman, 1986, p. 179. Le British Museum Catalogue of Printed Books, tome 247, p. 466 cote IB.6119 est le seul à dater cette édition de 1470 à Ulm. Sur Hohenwang, Allgemeine Deutsche Biographie, Berlin, Duncker et Humblot, 1969, tome 12, p. 696.

14 L. Thorpe, "Master Richard, a Thirteenth Century Translator of the De re militari", Scriptorium 6, 1952, pp. 39-50. M.D. Legge, "The Lord Edward’s Vegetius", Scriptorium 7, 1953, pp. 262-265.

15 P. Paris, "Notice sur Jean de Meun", Histoire littéraire 28, 1881, pp. 391-439. C. Segre, "Jean de Meun e Bono Giamboni Traduttori di Vegezio, Saggio sul volgarizzamenti in Francia", Italia, Atti della Academia delle Scienze di Torino 57, 1952-1953, pp. 119-153. R.H. Lucas, "Mediaeval French Translations of the Latin Classics to 1500", Speculum 45, 1970, pp. 225-253. J. Monfrin, Inventaire critique des traductions d'auteurs anciens du XIIIe au XVe siècle, Mémoire déposé à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, 1955. Id., "Humanisme et traduction au Moyen Âge", Journal des savants, octobre-décembre 1963, pp. 161-190. L. Lofstedt, "Le Végèce de Jean de Meun. Essai de classement des manuscrits", Studi Neophilologica 43, 1971, pp. 500-520. C. Buridant, "Jean de Meun et Jean de Vignai, traducteurs de l’Epitoma rei militaris de Végèce. Contribution à l’histoire de la traduction au Moyen Âge", Études de langue et de littérature françaises offertes à A. Lanly, Nancy, Publication de l’Université de Nancy, II, 1980, pp. 51-69. R.G.B. Mongeau, Jean de Meuns Translation of military Terminology in Vegetius’ Epitoma rei militaris, New-York, Fordham University, 1981. P. Chavy, Traducteurs d’autrefois. Moyen Âge et Renaissance. Dictionnaire des traducteurs et de la littérature traduite en ancien et moyen français. 842-1600, Paris-Genève, Champion-Slatkine, 1988, p. 1410.

16 J.K. Mayer, Die Linzer Handschrift des deutschen Vegez, Innsbrück, 1909.

17 Flavii Vegetii Renati Vier Bücher der Ritterschafft. Zu dem aller durchleutigesten grossmächtigesten fürsten und herren, herren Maximilian, römischen kayser löblicher gedächtnus... geschriben, mit mancherleyen gerüsten, bolwercken und gebeüwen, zu kryegssleüffen gehörig, mit yren mustern und figuren, darnehen verzeychnet. Mit einem zusatz von Büchen geschosz, Pulver, Fewwerck, Auff ain newes gemeret unnd gebessert, Heinrich Stainer, Augsbourg, 1529. Flavii Vegetii Renati Vier Bücher der Ritterschafft mit mancherleyen gerüsten Bolwercken und Gehewen als Büchsen Katsen Antriben, oberwerfenden Prucken Wasserzeügen, Steyglaitern, Ziechtürnen, Schiffen und anders zü Kryegsleuffen gehörig mit iren Mustern unnd Figuren darneben verszaychnet. Zum anderen Mal ubersehen mit etlichen Figuren gemeret und gebesseret, H. Stainer, Augsbourg, 1534. [Contrairement à Hohenwang, il fait de Valentinien le destinataire de l’épître dédicatoire : f. 4V° Vorred Flavii Vegetii an Valentinianum Augustum].

18 The Book of Fayttes of Armes and of Chyvalrye, imprimé par William Caxton, Westminster, 1487. A.T.P. Byles, The Book of Fayttes of Armes and of Chyvalrie. Translated and printed by William Caxton from the French Original by Christine de Pisan, Early English Texte Society n° 189, Londres, H. Milford, 1932.

19 S. Solente, "Christine de Pisan", Histoire littéraire, 40, 1974, p. 405.

20 Répertorié au British Museum Catalogue of Printed Books, tome 247, p. 119.

21 R. Dyboski, Z.M. Arend, Knygthode and bataile. A XVth Century verse Paraphrase of Vegetius Renatus’ Treatise De Re Militari, Early English Texte Society n° 201, Londres, H. Milford, 1936. G. Lester The Earliest English Translation of Vegetius’ De Re Militari edited from Oxford Ms. Bodl. Douce 291, Heidelberg, Carl Winter Universitätsverlag, 1988.

22 Selon P. Chavy, 1988, p. 1411, cette édition réunit la traduction de Jean de Vignai suivie du texte de Christine de Pisan avec des additions tirées de L’Arbre des batailles d’Honoré Bonet. Il s’agit d’une présentation erronée de l’édition qui présente le travail de Christine de Pisan dans son intégralité. Parfois l’édition de 1488 est attribuée false à Jean de Meun, Short-Title Catalogue of Books Printed in France and of French Books in Other Countries from 1470 to 1600, Londres, 1966, p. 436. J.A. Wisman relève que Vérard a commis une erreur suivant à la lettre Christine de Pisan : "(Végèce) sur lequel sien livre de chevalerie avons fondé en la plus grande partie ceste présente œuvre", 1986, p. 178. Cette édition, après consultation de l’exemplaire de la BN Rés. R.611, contient le livre de Christine de Pisan suivi des Douze vertus que ung noble homme et de noble couraige doibt avoir en son cœur, et en sa mémoire et en user (en vers). Il est malaisé de dire si elle a utilisé la traduction de Jean de Vignai plutôt que celle de Jean de Meun, car il s’agit d’une paraphrase où Végèce est cité lorsqu’il est utilisé. En bonne logique, Christine de Pisan avait intérêt à recourir à une traduction récente. À noter que les participes passés et adjectifs touchant l’auteur sont mis au masculin chez Vérard.

23 L’Artre des batailles et fleur de chevalerie selon Végèce, avecques plusieurs hystoires et utiles remontrances du fait de guerre par luy extraictes de Frontin, Valere,... (Explicit : Cy fine le livre de droit darmes, subtilitez et cautelles adce servans selon Végèce de lart de chevalerie). Avec les douzes vertus que ung noble homme et de noble couraige doit avoir en son cueur... Phelippe le Noir, Paris, 1527.

24 Flave Végèce René… Du fait de guerre et fleur de chevalerie, quatre livres. Sexte Jule Frontin... Des Stratagèmes, espèces et subtilitez de guerre, quatre livres. Aelian, De l’Ordre et instruction des batailles, ung livre. Modeste, Des vocables du fait de guerre, joinctes à Végèce. Traduicts fidellement de latin en françois et collationnez (par le polygraphe, humble secretaire du parc d’honneur) aux livres anciens, tant à ceulx de Budé que Béroalde et Bade, imprimé par Chrestian Wechel, A lenseigne de lescu de Basle, la rue Sainct Jaques, Paris, 1536.

25 G. Clutton, Humanisme et Renaissance, 6, 1939, p. 428. A. Pauphilet, L. Pichard, R. Barroux, Dictionnaire des Lettres françaises. Le Seizième siècle, Paris, Arthème Fayard, 1961, p. 707 (oublie de mentionner la traduction de 1536). P. Chavy, 1988, p. 1457.

26 J. Camus, "Notice d’une traduction française faite en 1380", Romania 25, 1896, pp. 393-400. P. Meyer, "Les anciens traducteurs de Végèce et en particulier Jean de Vignai", ibid., pp. 402-405. L. Löfstedt, "Aucuns notables extraitz du Livre de Végèce", Studia Neophilologica, 78, 1977, p. 297.

27 "Je suis surpris qu’il ne se trouve de Végèce d’autres traductions qu’une seule, qui étant en mauvais françois peut à peine servir à entendre l’auteur : quoique je sois très peu versé dans la langue latine, je le comprends aisément dans la plupart des choses qu’il traite, parce que je sçai la guerre", dans Art de la guerre par principe et par règles…, Paris, A. Jombert, 1748, p. 57. Une autre éd. 1749 ; une contrefaçon, La Haye, F.H. Scheurleer, 1749.

28 De l’arte militare ne la commune lingua novamente tradotto, impresso in Vinegia per Bernardino di Vitale, Venise, 1524. Cf. The National Union Catalog Pre-1956 Imprints, tome 631. Vegetio, Del Arte militare ne la commune lingua, nuovamente tradotto, impresso per G. di Gregori. In Venesia, 1525. Vegetio, De l’Arte militare ne la commune lingua, nuovamente tradotto per Messer Tizzone di Posi, Gaetano. Stampato per Comin de Tridino de Monferato, Venise In Venetia, août 1540. Une nouvelle traduction : Vegetio, Dell’Arte della guerra, Tradotto da Francesco Ferrosi, imprimé par G. Giolitto de Ferrari e fratelli, Venise In Vinegia, 1551.

29 The Four bookes of Flavius Vegetius Renatus, briefelye contayninge a plaine forme, and perfect knowledge of Martiall policye, feates of Chivalrie, and whatsoever pertayneth to warre. Translated out af (sic) lattine, into Englishe, by Iohn Sadler, imprimé par Thomas Marshe, Londres, 1572. Rééd. en facsimilé par Theatrum Orbis Terrarum, Amsterdam, 1968. John Sadler, écolâtre de Corpus Christi College à Cambridge, dédie sa traduction au comte de Bedford Francis Russel qui le pensionne, Dictionnary of National Biography, éd. L. Stephen, Londres, 1887.

30 Général romain nommé gouverneur de Bretagne en 75, polygraphe, auteur de deux traités d’art militaire compilés par Végèce. Seuls les Strategemata se sont conservés : Stratagems and Aqueducts, éd. et trad. par C.E. Bennett et M.B. McElwain, Loeb Classical Library. Stratagematicon libri quattuar, éd. G. Gundermann, Leipzig, Teubner, 1955. M. Schanz, Handbuch der Altertumswissenschaft, VIII, 2, Geschichte der Romischen Literatur. Die Zeit der Monarchie bis auf Hadrian, Munich, Beck, 1935, rééd. 1980, pp. 797-798.

31 Astutie militari di tutti li capitani. Per Giovan. Antonio di Nicolini da Sabio, ad instantia di Andrea Ariubeni, Venise vinegia, 1536.

32 Rééd. du précédent. Per Alouise de Tortis, Venise Venetis, 1543. Stratagemi militari : appresso Bolognino Zaltiero, Venise Venetia, 1573.

33 R. Bossuat, "Jean de Rovroy traducteur des Stratagèmes de Frontin", Bibliothèque d’humanisme et de Renaissance, 22, 1960.

34 Von der Ritterschafft. Dem wolgebornen Herren Herren Johansen Graven von Lupffen, Landgraven zu Stielingen und Herren zu Hewen Embeut, ich Ludwig Hohenwang von Tal Elchingen gehorsam mit Diensten, imprimé par J. Wiener, Augsbourg, 1475. Vier bucher der Rytterschafft. Zu dem aller durchleuchtigesten grossmechtigesten firsten und hern, hern Maximilian, Romischen Keyser un., geschriben mit mancherleyen gerüsten. Bolwercken und gebeuwen, zu kryegskszleüffen gehörick, mit yrenn musternn, und figuren darnehen verseychnet. Durch H. Knappen. Erfurt Erffurt, 1511. Von der Ritterschafft... Durch Heinrich Stainer, Augsbourg Augspurg, 1527. [Comprend les Stratagèmes de Frontin et les planches de H. Knapp.] F.V.R. vier bucher der Ritterschafft. Zu dem aller durchleuchtigesten grossmächtigesten fürsten und herren, herren Maximilian, römischen kayser, löblicher godächtnus..., gescriben, mit mancherleyen gerüsten, bolwercken und gebeüwen, zu kryegssleüffen gehörig, mit yren mustern und figuren, darneben verzeychnet. Mit einem zusatz von Büchsen geschosz, Pulver, Fewrwerck, Auff ain newes gemeret unnd gebessert. Heinrich Stainer, Augsbourg Augspurg, 1529. Flavii Vegetii Renati Vier Bücher der Ritterschafft mit mancherleyen gerüsten Bolwercken und Gebewen als Büchsen. Katsen, Antriben, oberwerfenden Prucken, Wasserzeügen, Steyglaitern, Ziechtürnen, Schiffen und anders zü Kryegsleuffen gehörig mit iren Mustern unnd Figuren darnaben verzaychnet. Zum anderen Mal ubersehen unnd mit etlichen Figuren gemeret und gebesseret. Heinrich Stainer ?, Augsbourg Augspurg, 1534.

35 Fl. Vegetii Renati,... de Re militari libri quatuor. Sexti Julii Frontini…. . . de Strategematis libri totidem. Aeliani de Instruendis aciebus liber unus. Modesti de Vocabulis rei militaris liber item unus. Item picturae bellicae CXX passim Vegetio adjectae. Collata sunt omnia ad antiguos codices, maxime Budaei, quod testabitur Aelianus, imprimé chez Christian Wechel, apud C. Wechelum, Paris Lutetiae, 1532. [Les picturae bellicae CXX sont les 120 planches qui illustrent cette édition collective]. Réédité, ex officina C. Wecheli, Paris, Parisiis, 1535 [plus une autre réédition sans les planches]. Traduction de Nicolas Volcyr, chez C. Wechel, Paris, 1536 [Cf. note 23]. Réédition du texte de 1532, apud Christianum Wechelum, Paris, Parisiis, 1553.

36 L’exemplaire consulté pour cette étude est celui de la BN, Rés. m. V. 47 qui a été folioté manuscritement f.1R°-229V°. Il porte l’adscription : "Iste liber p(er)tinet ad monaster(iu)m S. Egidii Nurmberge Ordinis St. Benedicti".

37 De Re militari, Vérone, Johannes ex Verona impressit, 1472. Sur Roberto Valturio : U. Chevalier, Répertoire des sources historiques du Moyen Âge, Paris, 1907, tome 2, col. 4628. A.F. Massera, "Roberto Valturio " omnium scientiarum " doctor et monarcha", Annuario dell’Istituto Tecnico R. Valturio di Rimini, 3, 1925-1926, pp. 39-59 ; 4, 1926-1927, pp. 73-91, Pesaro, 1927. Id., Faenza, 1958. A. Campana, "Felice Feliciano e la prima edizione del Valturio", Maso Finiguerra Rivista della Stampa incisa e del libro illustrato, 5, 1940, pp. 211-222. Id., "Due note sul Roberto Valturio", Studi riminesi e bibliografici in onore di Carlo Luccheni, Faenza, 1952, pp. 11-24. E. Rodakiewicz, "The Editio Princeps of Roberto Valturio’s De re militari in relation to the Dresden and Munich Manuscripts", Maso Finiguerra..., 5, 1940, pp. 14-82. C. Cordie, "Torquato Tasso e Valturio", Accademie e Biblioteche d’Italia, 45, 1977, pp. 110-115. N. De Toni, "Ancora sul Valturio", Notiziario Vinciano, 10, 1979, pp. 5-68. "De Re Militari. Les dessins les plus extraordinaires sur l’art de la poliorcétique", Bulletin interne de l’ASMP, 6, 1982, pp. 21-26 ; 7, 1983, pp. 34-35.

38 De Re militari, imprimé par Boninus de Boninis, Vérone, 1483. Opera de facti e precepti militari di... Roberto Valturio,... traducta in vulgar per Paulo Ramusiol, imprimé di Bonin di Boninis, Vérone, 1483.

39 R. Muther, Die deutsche Bucherillustration der Gothik und Frührenaissance, Munich, 1922, tome 1, p. 1071.

40 En tibi lector Robertum Valturium... de Re militari libris XII multo emaculatius, ac picturis... elegantioribus expressum, quam cum Veronae inter initia artis chalcographicae anno 1483 invulgaretur, imprimé C. Wechel, apud C. Wechelum, Paris, Parisiis, 1532. Rééd. en 1533, 1534, 1535. Cf. R. Brun, Le livre illustré en France, Paris, Librairie Félix Alcan, 1930, tome 2, pp. 318-319. H. Delattre, Dictionnaire Lebaudy. Quinzième et Seizième siècles, Paris, Imprimerie Union, 1961, tome 3, pp. 225-226.

41 Les Douze livres de Robert Valturin touchant la discipline militaire, translatez de langue latine en françoyse par Loys Meigret,.., imprimé par C. Perier, Paris, 1555.

42 J.A. Wisman, 1986, p. 177.

43 Flavii Vegetii Renati,... de Re militari... libri IIII, imprimé par Josse Badius ascensius, ex officina J. Badiii, Paris, Parisiis, 1533. Réédition sans les planches de l’édition collective de 1532, ex officina C. Wecheli, Paris, Parisiis, 1535.

44 Ne sont citées ici que les éditions particulières de Végèce et non les collectives : Flavii Vegetii. ... Epitoma institutorum rei militaris, ex commentariis Catonis, Celai, Trajani, Hadriani et Frontini.., imprimé par Eucharius Silber alias Franck, Per Eucherium Silber alias Franck, Rome Romae, 1487 (die quarto kal. februarii). [Édition de G. Sulpizio da Veroli, Jo. Sulpitius Verulanus. Donne lieu à une édition collective dans l’année après juin]. Flavii Vegetii Renati,... Epitoma rei militaris libri numero quatuor, imprimé par Sigismond Rodt de Bitsche, Sigismondo Rodt de Biteche operis architecto ; édité par Sebastiano et Raphaël de Orlanis, Pistoïa, Pisciae, 1488. Vegetius. De re militari, imprimé par Eucharius Silber, Impressuum per Eucharium Silber, Rome, Romae, 1494. [Édité par G. Sulpizio da Veroli. Achevé d’imprimer de 1494, die 24 octobris. Donne lieu à une édition collective fin 1494]. Flavii Vegetii Renati,... de Re militari... libri IIII, imprimé par Josse Badius ascensius, ex officina J. Badii, Paris, Parisiis, 1533.

45 P.G. Bietenholz, Contemporaries of Erasmus. A Biographical Register of the Renaissance and Reformation, Toronto, University of Toronto Press, 1987, vol. 3, p. 300 (art. plus bibliographie).

46 F.V. viri illus. ad Valentinianum Augustum Epitoma institutorum rei militaris, ex commentaris Catonis, Celsi, Trajani, Hadriani et Frontini liber primus (-quartus), Aeliani de instruedis aciebus opus... a Theodoro Thessalonicense latinum factum... Modesti Libellus de vocabulis rei militaris... S.J. Strategematicon libri, imprimé par Eucharius Silber, per Eucherium Silber alias Franck, Rome, Romae, 1487. [Végèce porte l’achevé d’imprimer, die quarto kal. februarii ; Elien, 15 kal. martii ; Frontin, die vero 1. junii ; Modestus, 7. idus junii.]

47 M.T. Ciceronis de Natura Deorum, de diuitatione, de Fato, de Legisbus. liber ad Hortensium sive Academicorum liber secundus, [Modesti] de Disciplina militari, imprimé par Vindelin de Spire, Per Vindelinum de Spira, Venise Venetiis, 1471. [Édité par Raphaël Jovenzonius.]

48 Modesti de re militari. (Pomponii Laeti) de magistratibus Urbis et sacerdotiis et de legibus, imprimé par Johann Schurener, Rome, 1474. Modesti de re militari. (Pomponii Laeti) de magistratibus Urbis et sacerdotiis nocnon et Suetonii de grammaticis (et rhetoribus), imprimé par Bartholomaeus Cremonensis et Bartholomaeus de Carlo Vercellensis, Venise, le 27 mai 1474. [Édition basée sur la précédente.]

49 Flavii Vegetii Renati ... De re militari libri quatuor... Modestus de vocabulis rei militaris, imprimé par Maternus Cholinus, apud Maternum Cholinum, Cologne, Coloniae, 1580, f.a5-5V°.

50 J.CH. Brunet, Manuel du libraire et de l’amateur de livres, Paris, Dordon-Aîné, 1850-1865, tome 3, col. 1783 : "Le Traité De Magistratibus... est certainement de Pomponius Laetus, dont le nom se lit à la fin de l’ouvrage, dans l’édition de 1474 : mais en disant que ce même Pomponius est le véritable auteur du traité De Re Militari et non Modestus, comme on l’a vu généralement, M. Peyron n’aurait-il pas par hasard, confondu le premier de ces deux écrits avec l’autre - voy. Notitia Loror. a Valperga biblioth. taurin. donatorum- Lipsiae, 1820, pp. 85-ss. K. Lang suggère que Pomponius Laetus ou l’un de ses disciples seraient à l’origine du texte mais ne donne aucune justification, éd. 1869, reprise en 1885, réimprimé 1967, p. XLVII.

51 Vegetius. De re militari. Sexti Julii Frontini.... Strategematicon liber primus. Modestus de Re militari. Aeliani de Instruendis aciebus... a Theodoro Thessalonicense latinum factum. Onosander... de Optimo imperatore ejesque officio per Nicolaum Sagundinum e graeco in latinum traductus, imprimé par Eucharius Silber, impressum per Eucharium Silber, Rome Romae, 1494. [Le texte de Végèce est édité par G. Sulpizio da Veroli ; achevé d’imprimer : 1494, die 24 octobris ; celui de Frontin : 1494, 3 novembris. Les autres textes n’ont pas d’achevé d’imprimer.]

52 Cote IA.19004.

53 Sextus Julius Frontinus,... de Re militari. Flavius Vegetius,... de Re militari. Aelianus de Instruendis aciebus Modesti Libellus de vocubulis rei militaris, imprimé par P. de Benedictis, Bologne Bononiae, 1496. (Achevé d’imprimer du texte de Frontin : 1495, 10 julii ; de Végèce : 1495, 16 novembris.]

54 Sextus Julius Frontinus,... de Re militari, Flavius Vegetius,... de Re militari. Aelianus de Instruendis aciebus. Modesti Libellus de vocubulis rei militaris, imprimé par J.A. de Benedictis, impraessit Ioannes Antonius de Benedictis, Bologne Bononiae, 1505. [Achevé d’imprimer du texte de Frontin : 1504, 14 decembris, Végèce, Elien, pseudo-Modestus : 1505. Die ultimo maii.]

55 Flavius Vegetius,... de Re militari. Sextus Julius Frontinus,... de Re militari. Aelianus de Instruendis aciebus. Modesti Libellus de vocabulis rei militaris, imprimé par Johannes Parvus, venund. a Iohane parvo, Paris, 1515. Réimprimé par G. Huyon, Lyon, 1523.

56 Flavii Vegetii Renati,... de Re militari. Sexti Julii Frontini,... de Strategematis. Aeliani de Instruendis aciebus. Modesti de Vocabulis rei militaris : praeclara opera nunc denum ad multorum vetustissimorum codicum fidem recognita et castigata. Indes capita pranfixus est, imprimé par Joannes Soter, agud Ioannes Soterem, Cologne, Coloniae, 1524. [Édité par G. Hittorp, impensis Godefridi Hittorpii civis Colonensis, qui signe l’épître au lecteur datée : 14 calend. junias 1524. Les textes de Frontin et de Végèce sont ceux de l’édition française de 1515.]

57 Réédition imprimée par E. Cervicor, ex officina Eucharii Cervicor, Cologne Coloniae, 1532.

58 Von der Ritterschafft... Durch Heinrich Stainer, Augsbourg Augspurg, 1527.

59 Fl. Vegetii Renati,... de Re militari libri quatuor. Sexti Julii Frontini ... de Strategematis libri totidem. Aeliani de Instruendis aciebus liber unus. Modesti de Vocabulis rei militaris liber item unus. Item picturae bellicae CXX passim Vegetio adjectae. Collata sunt omnia ad antiquos codices, maxime Budaei, quod textabitur Aelianus, imprimé chez C. Wechel, apud C. Wechelum, Paris, Lutetiae, 1532. Rééd. en 1535 ex officina C. Wecheli, Paris, Parisiis, 1536, 1553. Certaines éditions n’étaient pas illustrées, comme l’exemplaire de 1535 de la BN, R.25929.

60 Flavii Vegetii Renati,... de Re militari... libri IIII, imprimé par Josse Bade, ex officina J. Badii, Paris, Parisiis, 1533.

61 Rééd. G. Budé, 1532, imprimé par C. Wechel, apud Christianum Wechelum, Paris Parisiis, 1553.

62 Flavii Vegetii Renati,... de Re militari libri quatuor. Sexti Julii Frontini Strategematon libri totidem. Aelianus de Instruendis aciebus. Modestus de Vocabulis rei militaris. Omnes quidem post Hermolai Barbari. Budaei et quorumaumque aliorum editiones diligenter recogniti et emepdati : Vegetius vero et subinde Frontinus etiam notis illustrati a Francisco Modio Brugenses, imprimé par Maternus Cholinus, apud Maternum Cholinum, Cologne, Coloniae, 1580. Avant cette édition collective, de Maulde avait publié : In Jul. Frontinum Conjectanea et notae. Leyde Lugduni Batavorum, 1542. [Édition peu connue, exemplaires BN R.24729-24730]. Sur François de Maulde, P.A. Gerlo et H.D.L. Vervliet, Bibliographie de l’humanisme des anciens Pays-Bas avec un répertoire bibliographigues des humanistes et poètes néolatins, Presses Universitaires de Bruxelles, 1972, pp. 401-402.

63 Flavii Vegetii Renati,... de Re militari libri quatuor : post omnes omnium editiones, ope veterum librorum correcti a Godescaleo Stewechio Heusdano. Accesserunt Sex. Julii Frontini Strategematôn libri quatuor, in eodem Francisci Modii Notae et G. Stowechii conjectanea. Aelianus de Instruendis aciebus. Modestus de Vocabulis rei militaris. Castrametatio Rom. ex historiis Polybii, latinitate donata a Jano Lascari, etc. Accessit seorsum ejusdem G. Stewechi in Fl. Vegetium Commentarius, imprimé chez C. Plantin, apud Christophorum plantinum, Anvers, Antvergiae, 1585.

64 British Library, cote 525. b. 11 (2).

65 Praefatio, a3V° et In F. Vegetii Renati de re militari Librum I notae (non folioté, p. 3).

66 Notae librorum ex quibus profecimus in hoc commentario, f.4V° : C. Editio verus Coloniensis (édition de Gottfried Hittorp en 1524, rééd. en 1532). P. Vetus editio Parisiensis (éd. Budé de 1532). M. Liber meus impressus vetustissimus non deterior manuscripto (éd. d’Utrecht par N. Ketelaer et G. de Leempt en 1473 ; de N. Goetz en 1475 ?). S. Liber optimae Notae collagii trium coronarum Coloniensis.. H. Liber manuscriptus quem a D. Melchiore Hittorpio Decano Sancti Cuniberti Colon. utendum accegi (ms. utilisé par G. Hittorp et par Modius). N. Fragmentum manuscriptum, in quo duo libri priores Vegetii. et magna pars tertii, donum adolescentis docti, et optimi Guilielmi Masnuy Namurcensis. T. Vegetius in Teutonicam linguam tranalatus, et multis abhinc annis Vulgatus (traduction allemande d’Hohenwang de 1475). Su. Significantur quatuor libri manuscripti, qui apud nabilissimum, ac doctissimum virum Iacobum Susium. B. Liber Bonnensis m.s. cuius lectiones petitae ex Notis Francisci Modii. R. Editio Romana, qua idem Modius usus fuit (édition de 1487).

67 Réédition imprimée chez F. Raphelengius pour Plantin (R. était l’associé et le successeur de Plantin), ex officina Plantiniana, apud Francisum Raphelengium, Leyde Lugduni Batavorum, 1592.

68 L’editio princeps de 1552 est couplée à la Notitia Dignitatum, texte capital pour la connaissance de l’administration et l’armée romaines à la fin du IVe siècle : Notitia utraque orientis tam occidentis ultra Arcadii Honoriique Caesarum... Subiungitur Notitiis vetustus liber. De Rebus Bellicis ad Theodosium Aug. et filios eius Arcadium atq. Honorium, ut videtur. scriptus, incerto autore. Item, ne quid de antiquo exemplari omitteretur, Disputatio Adriani Aug. et Epitecti philosophi. Édité par Ghelen dit Gelenius (1477-1554), imprimé par Froben, Basileae. M D LII Cum gratia et privilegio Imp. Maiest. ad annos quinq, Bâle, 1552. Panciroli(us) donne un résumé du De Rebus Bellicis dans son édition de la Notitia Dignitatum, imprimé par Franceschi, Venise, 1593 et rééd. à titre posthume en 1602. Bibliographie : A Roman Reformer and Inventor. Being a new Text of the Treatise De Rebus Bellicis, éd. E.A Thompson, Oxford, Clarendon Press, 1952. R. Ireland, Transmission of the Text, in Rebus Bellicis. Part. 1, éd. M.W.C. Hassal, part. 2, éd. R.I. Ireland, BAR Intern. Séries 63, 1979, part. 2, pp. 37-92. Le Cose della guerra, éd. A. Giardina, Milan, 1989.

69 H. Hodges, The Anonymus in the Later Middle Ages, in De Rebus Bellicis, 1979, part. 1, pp. 119-126. B. Gille, Les ingénieurs de la Renaissance, Paris, Seuil.

70 Discours sur la castramétation et discipline militaire des Romains, escript yar Guillaume Du Choul... Des bains et antiques exercitations grecques et romaines. (De la Religion des anciens Romains), imprimé par G. Roville, Lyon, 1555. [Trois parties en un volume. Il semble que La religion des Romains date de 1556 et qu’elle fut couplée l’année suivante aux Discours]. Réimprimé en 1556, 1567, 1580, 1581 ; traduit en italien en 1556, 1559 (deux fois dont une édition avec des figures peintes), 1569 ; traduit en espagnol, 1579 ; en latin, 1686. Toutes les éditions du XVIe siècle viennent de G. Roville. Sur Du Choul, cf. Nouvelle biographie générale, Paris, Firmin-Didot, 1856, tome 16, col. 2-3.

71 Illustratione degli epitaffi et medaglie antiche, imprimé par G. di Tournes, Lyon, 1558.

72 Dictionarium historicum ac poeticum, omnia gentium, hominum, locorum, fluminum ac montium antiqua recentioraque, ad sacras ac prophanas historias poetarumque fabulas intelligendas necessaria, vocabula... complectens, a Carolo Stephano, illius authore... adauctum, imprimé chez J. Maceus, apud J. Maceum, Paris, Lutetiae, 1561. Rééd. en 1566, 1567, 1575, 1579, 1581, 1595 et fréquemment au XVIIe siècle, Charles Estienne serait le traducteur (parfois confondu avec Bernard Du Poy-Monclar de Luc) de la Mulomedicina de Végèce, Quatre livres de Puble Végèce Renay, de la Médecine des chevaux malades et autres vétérinaires aliénez et altérez de leur naturel, traduicts nouvellement de latin en françois, imprimé par C. Périer, Paris, 1563. Sur Ch. Estienne, cf. Nouvelle biographie générale, Paris, Firmin-Didot, 1856, tome 16, col. 482-485.

73 V. Inl. Fl. Vegetii Renati,... aliorumque aliguot veterum De Re militari libri. Accedunt Frontini Strategematibus ejusdem auctoris alia opuscula. Omnia emendatius, quaedam nunc primum edita a Petro Scriverio. Cum commentaris aut notis God. Stewechii et Fr. Modii, imprimé par Raphelengius de chez Plantin, ex officina Plantiniana Raphelengii, 5 parties en 1 vol., Leyde Lugduni Batavorum, 1606-1607. [Cette édition contient, en première partie, Végèce : F. Vegetii Renati Institutorum rei militaris libri V ; des fragments d’auteurs militaires : M. Porcii Catonis. Cincii. aliorumque De re militari fragmenta. En deuxième, le Godescalci Stewechii Commentarius ad Flavii Venetii Renati de Re militari libros. Avec comme adresse : ex officina Plantiniana Raphelengii, 1606. Contient en plus : Claudii Aeliani Tactica, sive De instruendis aciebus more Graecorum, ex interpretatione Theodori Gazae : polibii Tractato de militia et castrematione Romanorum ex interpretatione Andreae Jani Lascaris : Julii Hygini Gromaticus, sive, De castrametatione liber d’Hygin ; De Rebus bellicis liber cum figuris, semel antea tantum excursus de l’anonyme du De Rebus Bellicis ; Modesti libellus de vocabulis militaribus ; Leges militares de Ruffus, traduites par Johann Löwenklau, dit Leunclavius ; Sex. Julii Frontini Strategematicon, sive, De Solertibus ducum factis et dictis libri IV ; De aquaeductibus Urbis Romae commentarius de Frontin ; De Re agraria, id est, de Agrorum qualitatibus et eorumdem controversiis liber unus de Frontin avec un commentaire d’Aggenus Urbicus ; De Coloniis Italiae de Frontin avec des fragments de Balbus et autres. L’œuvre supposée ou réelle de Frontin est particulièrement mise à l’honneur.]

74 Sylloge Strategematum, sive astutiae militaris auctoribus Flavio Vegetio Renato et Sexto Julio Frontino. Quibus adjecti sunt Aelianus, De instruendis aciabus et Modestus. De vocabulis rei militaris. E. Collegio musarum Palthenio, Francfort Francofurti, 1602.

75 Cl. Aeliani et Leonis imp. Tactica,... graece et latine. Quorum hic graece primum opera Johannis Meursii, ille ex Sixti Arcerii, nova interpretatione latina... notis... in lucem exeunt... additis tabulis Aeeis’ et Modesti libello de vocabulis militaribus, imprimé chez L. Elzévir, apud Ludovicum Elzevirium, Leyde Lugduni Batavorum, 1613.

76 A. Dain, Histoire du texte d’Elien le Tacticien : des origines à la fin du Moyen Âge, Paris, Les Belles Lettres, 1946.

77 G. Stewechius, 1585. Épître dédicatoire au maréchal de Lorraine : "Uno enim Vegetio Renato excerpto, vix est, quem lectione digneris, qui tamen Flavius Vegetius nisi Epitomen suam nobis compilasset, haberemus puto Catonis, Cornelii Celei, Iulii Frontini, Tarruteni Paterni. Macri. Menandri, aliorumque veterum in disciplina bellica leges, praecepta et libros".

78 C. Iulii Caesaris rerum ab se gestarum commentarii. Pauli Manutii ad Paullum Rhamnusium epistola. Excerpta quaedam è Vegetio et Petro Victorio de instruendis bellicis. De Galliae divisione Aldi Manutii commentarius. Fulvii Ursini emendationes, in Caesaris comment, imprimé chez A. Gryphe, apud A. Gryphium, Lyon Lugduni, 1576.

79 Justii Lipsii de Militia romana libri quinque, commentarius ad Polybium, e parte prima Historicae facis. Justi Lipsii de Militia romana liber quintus, qui est de disciplina. Justi Lipsii Analecta sive observationes reliquae ad militiam et hisce libros, chez la veuve Plantin, ex officina plantiniana, apud viduam et J. Moretum, Anvers Anteverpiae, 1595-1596. Rééd. apud viduam et filios J. Moreti, Anvers Antverpiae, 1614. Id., ex officina plantiniana B. Moreti, Anvers Antverpiae, 1630.

80 Éditions : Opera belissima del arte militar del excellentissimo poeta miser Ant. Cornazzano in terza rima. Imprimé par Maistro Christophoro da Mandello, a poste del Venetabili (sic) Homo Miser Pre Piero Benalio, Venise, achevé d’imprimer du 8 novembre 1493. Réimprimé par H. Soncino, Pesaro, 1507 ; id., Orthona ad Mare, 1518. Cornazano de re militari, novamente impresso, imprimé par Alexandro de Bindoni, Stampato in Venetia per Alexandro de Bindoni anno Domini MDXV a di XXVI septemb., Venise, 1515 ; id. 1521, imprimé par Filippo di Giunta, Florence, 1520. Sessa, Venise, 1526. Cornazano de re militari, nuovamente con somma diligentia impresso. P. di Nicolini da Sabbio, Venise, 1536. [Un exemplaire de la BN porte les armes de François Ier, Rés. Yd. 999.]. Augusto de Zanni da Portese, Venise (sans date) ; traduction espagnole : A. de Corn, Reglas militares traducidas del idioma Toscano en romance castellano p. Lor. Suarez de Figueroa, Venise, 1558. D. Zancani, De l’integrita de la militare arte in Chivalry in the Renaissance, éd. par S. Anglo, Woolbridge, The Boydell Press, 1990 (colloque 1988) ; CR : L. Harf-Lancner, Bibliothèque d’humanisme et de renaissance, tome 53, 1991, pp. 800-801. J.Ch. Brunet, op. cit., tome 2, col. 275-278. J.G.Th. Graesse, op. cit., tome 2, p. 265. Bibliographie : Nouvelle biographie générale, tome 11, 1866, col. 844-845. C. Fahy, Per la vita d’Antonio Cornazzano : Bolletino storico Piacentino, 1964 (tiré à part). D. Bianchi, "Antonio Cornazano e le sue biografie", La Bibliofila, 67, pp. 17-124. G. Fiori, "Ricerche biografiche piacentine 1 : notizie storiche e precisazioni biografiche su Antonio Cornazzano...", Boll. stor. Piacentino, 74, 1979, pp. 179-189. N. De Vecchi Pellati, "Sulla vita e sulle opere di Antonio Cornazzano", Istituto Lombardo, Accademia di Scienze morali e Storiche, 115, 1981, pp. 345-370. Art. A. Cornezzano in Dizionario Biografico degli Italiani. Istituto della Enciclopedia Italiana. Fondata da Giovanni Treccani, Rome, 1982, tome 27, pp. 288-293. R.L. Bruni, D. Zancani, "Antonio Cornazzano le opere a stampa", La Bibliofilia, 86, 1986, pp. 1-62. M. Tomassini, C. Bonavigo, Tra Romagna ed Emilia nell’Umanesimo : Biondo e Cornazzano, Bologne, Clueb, 1985.

81 Éditions : Libro della Arte della Guerra, imprimé par Filippo di Giunta, eredi di Filippo di Giunta, Florence, le 16 août 1521, M.D.XXI adi XVI di Agosto. Libro della Arte della Guerra, imprimé par les figliuoli d’Aldo, Venise, 1540. Comin da Tridino, Venise, 1541. Fig. di Aldo, Venise, 1546. Giolito, Venise, 1550 et 1552. Giglio, Venise, 1552. L’Art de la guerre, composé par Nicolas Machiavel, citoien de Florence. L’Estat aussi et charge d’un lieutenant général d’armée, par Onosander, ancien philosophe platonique. Œuvres très utilz et nécessaires à tous roys, princes, républiques, etc.,. et autres suivants les armes : le tout traduict en vulgaire francois par Jehan Charrier, natif d’Apt en Provence, et par lui adressé à... monseigneur le Dauphin..., imprimé par Jehan Barbe, Paris, 1546. J.Ch. Brunet, op. cit., tome 3, col. 1277. J.G.Th. Graesse, op. cit., tome 4, p. 324. Éd. française récente : L’Art de la guerre in Œuvres complètes, éd. E. Barincou, Paris, Gallimard, NRF, La Pléiade, 1952. Id. trad. de T. Guiraudet. Intro. et notes H.C. Mansfield Jr. trad. par M. Labrure, Garnier-Flammarion, 1991. Bibliographie : L.A. Burd, "Le fonti letterarie de Machiavelli nell’Arte della guerra", Atti della R. Accademia dei Lincei, 5e ser., Cl. di sciense morali, storiche e filologiche, 4, 1897, pp. 187-261. M. Jähns, Machiavelli als militarischer Technicher, Die Grenzboten für Politik, Literatur und Kunst, 13, Leipzig, 1881. W. Hobohm, Machiavelli’s Renaissance der Kriegkunst, Berlin, 1913. E. Barbarich, L’Arte della Guerra e scritti militari minori, Florence, Le Monnier, 1928. G. Procacci, "La Fortune dell’Arte della guerra del Machiavelli nella Francia del secolo XVI", Rivista Storica Italiana, 67, 1955. N. Wood, Introduction to Niccolo Machiavelli. The Art of War, Indianapolis, Bobbs-Merrill, 1965. M. Barbut, "En marge d’une lecture de Machiavel : L’Art de la guerre et la praxéologie mathématique", Annales, économies, sociétés, civilisations, 3, 1970, pp. 567-573. G. Livet, Guerre et Paix de Machiavel à Hobbes, Armand Colin, 1972.

82 Cet ouvrage est, dès le XVIe siècle, attribué à tort à Guillaume du Bellay, seigneur de Langey : Instructions sur le faict de la guerre, Paris, imprimerie de M. de Vascosan, 1548. Instructions sur le faict de la guerre, extraictes des livres de Polybe, Frontin, Végèce, Cornazan, Machiavelle et plusieurs autres..., Paris, imprimerie de M. de Vascosan, 1553. Discipline militaire de messire Guillaume du Bellay seigneur de Langey... premièrement faite et compilée par l’auteur de ce qu’il a leu des anciens et modernes comme Polybe, Végèce, Frontin, Cornacan et autres, que de ce qu’il a veu et pratiqué ès armées et guerres de son temps. et nouvellement reveue et disuosoe.., imprimé par B. Rigaud, Lyon, 1592. [Comporte des tableaux en plus.] Della Disciplina militare di M. di Langè libri III, tradotti dalla lingua francese nella italiana, da Manbrino Roseo. Venise, 1571. Instructions for the Warres, translated by Paul Jue, Londres, 1589. The Instructions sur le faict de la guerre of Raymond de Beccarie de Pavie, sieur de Fourquevaux, éd. par G. Dickinson, Londres, 1954.

83 Machiavel, L’Art de la guerre, 1991, pp. 152-153 : "Je voudrais savoir aussi pourquoi les Suisses, à l’imitation des Anciens, forment des bataillons épais de six ou huit mille hommes, et pourquoi toutes les autres nations ont suivi leur exemple. Cet ordre de bataille, néanmoins, expose bien autant aux effets de l’artillerie qu’aucune autre disposition qu’on pourrait emprunter des Anciens... Je crois donc que l’artillerie n’est pas du tout un obstacle au projet de faire revivre, dans les armées, les institutions et la vertus des Anciens".

84 François de la Noue (1531-1591), Discours politiques et militaires du seigneur de la Nouë. Nouvellement recueillis et mis en lumière, à Basle, de l’imprimerie de François Forest, 1587, Discours 14, p. 272 : "Le nom de Légion a esté anciennement en grand honneur et réputation. Peut-on dire, sans mentir, que par ces superbes et valeureuses bandes tout le monde a esté dompté, et l’Empire Romain eslevé en la grandeur où il est parvenu. Il s’est servi de ces ordres et appellations antiques, iusques à ce que les Barbares le renversèrent. Et alors plusieurs choses furent confondues et ensevelies, mesmement en la militie. Depuis, par plusieurs siècles suyvans, les bandes de gens de guerre ont esté nommées par autres divers noms, comme elles sont encor. Mais le grand Roy François, désirant fortifier et asseurer son Royaume par tous les moyens practiquables, s’avisa d’establir des Legions, pour avoir tousiours des gens prests, quand le besoin surviendroit, sans estre contraint d’aller mendier l’aide des estrangers".

85 A. Blanchard, "La bonne sûreté du royaume : milieu du XVe - milieu du XVIe siècle", dans Ph. Contamine (directeur), Histoire militaire de la France. 1- Des origines à 1715, Paris, PUF, 1992, pp. 250-254.

 

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