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LA GUERRE SOMALO-ÉTHIOPIENNE

(1977-1978)

Henri Labrousse

 

 

L’expansionnisme somali fut, sans aucun doute, à l’origine de la guerre de 1977-1978. Dès son indépendance, en 1960, la Somalie, née de la fusion de l’ex-Somaliland britannique et de la Somalie ex-italienne, reprenant à son compte un concept développé d’abord par l’Italie, et ensuite, en 1940, par la Grande-Bretagne, réclama une souveraineté totale sur les territoires peuplés de Somalis adjacents à ses frontières, c’est à dire le territoire de Djibouti, le Nord-Est du Kenya, et la partie orientale de l’Ethiopie. Ce projet de "Grande Somalie" était basé, d’une manière générale, sur le refus de reconnaître les frontières issues de la colonisation, et sur un contentieux diplomatique concernant la délimitation entre la Somalie ex-italienne et l’Ethiopie. Mogadiscio estimait qu’il fallait modifier les frontières coloniales du nouvel Etat, et s’appuyait sur le précédent du Jubaland et du port de Kisimayo qui, en 1925, avaient été séparés du Kenya et incorporés à la Somalie, alors colonie italienne, avec l’accord de la Grande-Bretagne (traité de juillet 1924).

La frontière entre la Somalie ex-italienne et l’Ethiopie avait fait l’objet dans le passé d’interminables négociations, et même d’une tentative d’arbitrage. Les actes diplomatiques étaient nombreux mais n’avaient pas pour autant clarifié cette affaire qui demeurait confuse sur plusieurs points. Depuis le premier traité italo-éthiopien de 1897, tombé dans l’oubli, et la Convention italo-éthiopienne de 1908, ratifiée par le Parlement italien le 16 juin 1908, le flou demeurait malgré l’admission en 1923 de l’Ethiopie à la Société des Nations, et les pourparlers de 1934-1935 qui précédèrent l’invasion de l’Ethiopie par l’Italie.

Les désaccords avaient pour origine d’une part l’imprécision des termes utilisés dans la convention de 1908, et d’autre part, le fait qu’aucune carte valable n’était attachée à cette Convention. En outre, cette frontière vaguement définie n’avait jamais été délimitée sur le terrain. Malgré cela elle fut automatiquement enregistrée comme document international par la Société des Nations lors de l’admission de l’Ethiopie.

Après la création de l’ONU en 1945, il fut décidé, en 1950, que l’Italie exercerait pendant dix ans, pour le compte des Nations unies, un mandat sur la Somalie, son ancienne colonie. le UN Trusteeship Council se contenta de déclarer que "la frontière de la Somalie avec

Carte Soudan - Arabie Saoudite - Yémen

l’Ethiopie sera celle fixée par les accords internationaux", sans préciser de quels accords il s’agissait1. Le texte de l’ONU recommandait la délimitation sur le terrain et l’assistance d’un médiateur.

Il fallut, de 1950 à 1958, reprendre toute l’affaire, sans succès d’ailleurs et, devant l’impossibilité de parvenir à un accord, l’Italie et l’Ethiopie acceptèrent que le roi de Norvège désignât un conciliateur et un tribunal d’arbitrage. Ce fut Trygvie Lie, ancien secrétaire général des Nations unies, qui fut choisi par le souverain pour tenter de sortir de l’impasse. Il abandonna rapidement, et l’ONU exprima alors sa déception devant "l’impossibilité d’un accord de démarcation entre la Somalie ex-italienne et l’Ethiopie".

Malgré les efforts, en 1964, de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), et de la Conférence des Pays Non-Alignés, on ne fit aucun progrès, et, par la suite, à différentes reprises, le gouvernement somali, jusqu’en 1975, maintint ses revendications sur les territoires voisins, et refusa de reconnaître le tracé de la frontière entre la Somalie ex-italienne et l’Ethiopie.

Sur le terrain les incidents frontaliers, depuis 1960, étaient nombreux et souvent sanglants, aussi bien en Ethiopie qu’au Kenya, et l’OUA créa, en 1973, pour les régler, un "Comité des Bons Offices" qui fut boycotté et paralysé par la Somalie. Les résolutions de ce comité ne produisirent aucun résultat, et demeurèrent lettre morte.

LES HOSTILITÉS ET L’OFFENSIVE SOMALIE

Au début de 1977, l’Ethiopie était dans une situation révolutionnaire critique. Le renversement de la monarchie et les événements intérieurs avaient provoqué l’hostilité des pays arabes voisins. En outre, les Etats-Unis avaient, le 27 avril 1977, suspendu toutes les livraisons d’armes à Addis Abbeba. L’Union soviétique, qui voulait être présente en Mer Rouge, prolongement du canal de Suez, avait, sans perdre de temps, remplacé les Etats-Unis, et commencé, dès juin 1977, à fournir de l’armement à l’Ethiopie malgré un accord antérieur avec la Somalie qui l’avait autorisée à installer une base à Berbéra. Aussi, en novembre 1977, le président Syad Barre mettait fin à cet accord, et expulsait les Soviétiques de son pays.

Cette situation critique de l’Ethiopie est certainement à l’origine de la décision de Mogadiscio de lancer une offensive en Ethiopie orientale pour tenter d’imposer par la force à Addis Abbeba la cession de l’Ogaden et d’une partie de la province de Harrar. Les ambitions territoriales de Syad Barre visaient également, en cas de succès en Ethiopie, le Kenya et Djibouti 2.

Dès le début de 1977 des commandos et des irréguliers somalis furent infiltrés dans ces provinces ainsi que dans le Bale et le Sidamo, attaquant les convois militaires et les stations de police, sabotant les installations, et coupant le 2 juin près de Diré Daoua le chemin de fer Djibouti-Addis Abbeba.

Le 11 juillet 1977, les forces régulières somalies franchirent la frontière à Ferfer en direction du Harrar, tandis que des détachements se dirigaient vers Werder dans l’est de l’Ogaden, et vers Négélé et Goba dans le Sidamo et le Bale pour bloquer et encercler les rares garnisons éthiopiennes, et prévenir ainsi toute attaques de flanc.

Quelles étaient les forces armées que la Somalie pouvait engager dans cette offensive ? Elles étaient réparties, en principe, quatre régions militaires et groupaient, au total 22 brigades d’infanterie dont 10 motorisées, 3 brigades de commandos, 2 brigades blindées avec 350 chars, 4 brigades d'artillerie avec 250 pièces, une brigade de transport avec 340 véhicules de combat, et une aviation d’une cinquantaine d’appareils. Ces forces représentaient 50 000 hommes de troupes régulières, environ 70 à 80 000 miliciens occasionnels, 15 000 policiers et quelques dizaines de milliers d’irréguliers qui échappaient plus ou moins au commandement.

Du côté éthiopien, la défense de l’Ogaden, du Sidamo, du Bale et du Harrar était confiée à la IIIe division d’infanterie qui comprenait 3 brigades d’infanterie, 1 brigade mécanisée, 2 bataillons de chars d’un modèle ancien, 1 bataillon d’artillerie à 48 pièces, 45 véhicules de combat, 10 pièces anti-aérienes et une aviation d’une trentaine d’appareils 3. Le tout représentait 10 200 hommes y compris une force de partisans de l’Ethiopian Democratic Union (EDU), de l’Ethiopian People Revolutionary Party (EPRP), et de l’Afar Liberation Front (ALF).

L’offensive somalie devait se développer en trois phases. Son objectif final était d’occuper l’Ogaden, le Harrar et une partie de l’Arussi jusqu’à Awash et Nazareth aux portes d’Addis Abbeba, pour obliger le gouvernement éthiopien à entamer des pourparlers de

Carte Somalie

paix.

La première phase, qui débuta le 2 juillet 1977, consista à lancer avec succès des attaques sur Gode, Kebridehar, Werder et Degahabur. En infériorité numérique, et malgré une forte résistance, le ROC (Revolutionary Operation Command) éthiopien décida, le 18 juillet, de replier ses forces sur Jijiga et Harrar dans le Nord et sur Ginir (Bale) dans le Sud.

Pendant la deuxième phase, les forces somalies dépassèrent Jijiga et tentèrent de prendre d’assaut les villes de Harrar et de Diré Daoua. Trois tentatives sur Diré Daoua, qui durèrent jusqu’au 10 août 1977, se soldèrent par des échecs successifs malgré une concentration importante de moyens somalis en artillerie, en blindés, et en forces mécanisées. La défense éthiopienne fut féroce, et le front se stabilisa peu à peu le long de la voie du chemin de fer à 20 kms de part et d’autre de Diré Daoua.

Le commandement somali décida le 21 juillet 1977 de s’emparer de Jijiga avec l’appui de renforts venant de Togochale en Somalie du Nord. Les moyens rassemblés étaient importants : 5 brigades motorisées, 2 brigades de chars (24 blindés), 3 brigades d’artillerie (72 pièces). C’était la troisième phase. La défense éthiopienne était assurée par 1 brigade mécanisée (la Xe) et 20 bataillons de chars (42 blindés). Comme à Diré Daoua, la bataille fut très dure, et Jijiga changea trois fois de mains. Le 12 août 1977, les Somalis entrèrent dans la ville mais n’y restèrent que quelques heures, rejetés par une offensive éthiopienne limitée mais très violente. Le 8 septembre, les Somalis lancèrent une nouvelle offensive sur Jijiga, s’emparèrent de la ville, la perdirent le 10 septembre et la reprirent le 11.

La bataille pour Jijiga avait duré cinquante jours.

Dans la région du Harrar, les troupes éthiopiennes s’étaient retranchées le long d’une ligne de 25 kms de long et de 10 kms de profondeur s’appuyant sur Kore Babile, Fedis, Harrar et Combolcha.

L’attaque somalie se concentra le 15 novembre 1977 sur Combolcha et parvint à 3 kms de Harrar 4. Les combats furent sévères : offensives et contre-offensives se succédèrent, mais les Somalis ne purent percer le front qui se stabilisa peu à peu sur la ligne Kore-Babile-Fedis-Combolcha jusqu’en janvier 1978, date de la contre-offensive générale éthiopienne.

LA CONTRE-OFFENSIVE GÉNÉRALE ÉTHIOPIENNE

En janvier 1978, les forces somalies avaient envahi avec succès une partie importante de l’Ethiopie, pénétrant jusqu’à 700 kms dans la partie Est et à 300 kms dans la partie Sud. Les forces éthiopiennes médiocrement équipées et manquant d’effectifs avaient opposé une résistance farouche, mais la situation militaire n’était pas brillante pour Addis Abbeba. Dans l’immédiat, il était possible d’envoyer sur le front, en renfort, deux divisions d’infanterie prélevées dans d’autres provinces où elles étaient activement engagées à combattre diverses rébellions internes. Mais cela ne suffisait pour mettre sur pied une offensive qui devait repousser les forces somalies jusqu'à la frontière. Il fallait pour cela trouver de nouvelles ressources en personnel, et, surtout en matériel militaire de qualité. Le Provisional Military Administrative Council (PMAC) lança un ordre de mobilisation générale et, le 28 août 1977, créa le National Revolutionary Operation Command sous l’autorité du colonel Mengitsu dont dépendait l’Eastern Command installé à Harrar.

C’est alors que se manifesta l’aide massive de l’Union soviétique dont les premiers envois d’armes remontaient au mois de juillet 1977. Le 26 novembre 1977, les Soviétiques lancèrent un gigantesque pont aérien qui dura un mois. Il mobilisa 225 avions de transport Antonov, soit environ 12 % de la totalité de la flotte aérienne de transport de l’URSS. Ce pont aérien fut complété par une flotte maritime de cargos. Pour contrôler cette opération, Moscou lança un satellite militaire de reconnaissance, Cosmos 964. Les matériels militaires (avions MIG 21, tanks T54 et T55, missiles SAM 3 et SAM 7, missiles antichars Sagger, etc…) représentèrent en valeur près de 2 milliards de dollars. Les Cubains, commandés par le général Arnaldo Ochoa, au nombre de 17 000, en provenance en général de l’Angola, furent acheminés en Ethiopie via Maputo au Mozambique. Il constituèrent des brigades mécanisées. Des contingents d’artilleurs et des spécialistes de l’armement furent également fournis par la république démocratique et populaire du Sud-Yémen (Aden).

Enfin, Moscou envoya sur place le général Vasily Ivanovitch Petrov, commandant en chef les forces militaires générales pour superviser la situation.

A la veille de la contre-offensive éthiopienne, les forces en présence étaient les suivantes :

- Ethiopie : 33 brigades d’infanterie, 2 brigades mécanisées, 300 tanks, 156 pièces d’artillerie, 46 avions de combat.

- Somalie : 22 brigades d’infanterie, 1 brigade mécanisée, 4 brigades motorisées, 205 pièces d’artillerie, 135 tanks, 100 véhicules de combat.

Ligne de défense éthiopienne - Combolcha - Koré - Harrar

La contre-offensive éthiopienne avait d’abord pour objet d’empêcher les Somalis de mettre en œuvre la troisième phase de leur plan qui consistait à concentrer leurs forces le long d’une ligne Fedis-Sherif Khaled pour couper ensuite la route Harrar-Diré Daoua dans la direction de Combolcha.

Les Ethiopiens lancèrent leur offensive le 23 janvier 1978. Ils enfoncèrent le front de Fedis à Sherif Khaled et encerclèrent les forces somalies qui se retirèrent en désordre. La deuxième phase éthiopienne eut pour objectif, le 2 février, de dégager Diré Daoua en attaquant simultanément les positions somalies à Harewa et Jedelssa. Soumises à un bombardement intense d’artillerie, à des attaques aériennes, et à une forte attaque de chars, les forces somalies furent écrasées. Les menaces sur Diré Daoua et le Harrar étaient écartées.

La troisième phase éthiopienne devait libérer Jijiga. L’attaque devait être lancée de Combolcha. Elle dura du 9 février au 5 mars. Selon un correspondant de guerre britannique, Colin Legum5, la victoire éthiopienne fut acquise grâce aux hélicoptères géants soviétiques M16 qui transportèrent des chars éthiopiens de Diré Daoua à proximité de Jijiga, sur l’arrière des monts Ahmar. Il est à noter que ce fait est nié par les autorités éthiopiennes qui mettent leur succès au compte de l’effet de surprise provoqué par l’attaque éthiopienne venant du nord de Jijiga, alors que le dispositif somali était orienté pour contrer une attaque venant du sud.

La défaite des forces somalies fut complète et elles refluèrent en désordre vers le sud poursuivies par les divisions éthiopiennes.

Le 23 mars, la totalité du territoire éthiopien était libérée.

*

* *

Il est hors de doute que la victoire éthiopienne fut acquise grâce à l’appui matériel massif de l’Union soviétique qui fut estimé à près de 2 milliards de dollars : appui renforcé sur le terrain par la présence de 17 000 cubains et d’un millier de conseillers soviétiques. Moscou fit un effort considérable pour projeter sa puissance et sauver le régime du colonel Mengitsu. Entre l’Ethiopie, pays de 45 millions d’habitants, riverain de la Mer Rouge, et la Somalie de 8 millions d’habitants, le gouvernement soviétique n’hésita pas longtemps. Cependant, à la différence des Etats-Unis qui dans la guerre du Golfe engagèrent des troupes américaines, les Soviets, en dehors des conseillers militaires, ne fournirent pas de formations de combat spécifiquement russes. Ce furent les Cubains qui constituèrent le gros

Contre-offensives éthiopiennes

23 janvier - 23 mars 1978

des effectifs non-éthiopiens avec la participation symbolique de quelques Sud-Yéménites.

Il est difficile, à 12 ans d’intervalle, de comparer deux guerres locales impliquant l’Union soviétique et les Etats-Unis. Cependant, l’intervention de Moscou en Ethiopie semble avoir atteint une sorte de limite dans la projection de puissance. Pour l’Afghanistan, le problème fut différent en raison de la frontière commune, des conditions de transport du personnel et du matériel et de l’engagement des forces nationales soviétiques.

On peut se demander si ce type d’opération est susceptible de se renouveler. Le succès obtenu ne doit pas faire illusion. Il est du en partie à l’erreur d’analyse de Syad Barre qui s’est trompé sur la situation intérieure de l’Ethiopie et sur le patriotisme tenace des habitants, au degré insuffisant de préparation des forces somalies et à la difficulté pour un pays relativement peu peuplé et pauvre en ressources comme la Somalie, de soutenir, à 800 kms de ses bases, une force expéditionnaire sans relèves, clouée sur le terrain, et privée de la guerre courte qu’elle escomptait.

Le problème de frontière entre les deux pays, assorti des revendications de la Somalie sur l’Ogaden et le Harrar, n’est pas réglé pour autant et cette source de conflit n’améliorera pas la situation instable de la Corne de l’Afrique.

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Carte contre-offensive éthiopienne au sud de Harrar

(23 janvier 1978)

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Notes:

 

1 On aurait pu, à la rigueur, faire état du traité anglo-éthiopien de 1897 fixant la frontière entre le Somaliland britannique et l’Ethiopie, et qui avait été ratifié par le Parlement britannique et la reine Victoria le 28 juillet 1897.

2 Paul B. Henze, The United States and the Horn of Africa : History and Curent Challenge , note de la Rand Corporation , octobre 1990.

3 Dont une escadrille de chasseurs-bombardiers américains Northrop F5-E promise à l’empereur Haïlé Selassié en 1973 et livrée en avril 1976. Pilotés par des éthiopiens formés aux USA, ces appareils détruisirent l’aviation somalie et causèrent de nombreux dégats parmi les troupes au sol.

4 Robert F. Gorman, dans Political conflict on the Horn of Africa , New York, 1981, écrit que le 30 novembre 1977 la ville de Harrar tomba brièvement entre les mains des Somalis en raison de la retraite des cubains vers Diré Daoua. Les éthiopiens nient ce fait car, disent-ils, les premiers cubains n’arrivèrent en Ethiopie qu’en décembre 1977.

5 Africa Contemporary Record, 1977-1978, Ed Colin Legum, New York.

 

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