Le métier des armes

Claude Le Borgne

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Table des matières

AVANT-PROPOS

I PÉPÉ ET LES SOLDATS

THÉAPÉ OU DES RAISONS DE LA GUERRE
SYSICRAS OU DES MOYENS
BÉTÉ OU DES FAÇONS

II DE LA DISSUASION

LA BÊTE
DE CLAUSEWITZ À LA BOMBE
DES BOMBES ET DES ÎLES
LES TROIS TENTATIONS
LETTRE À LUCIEN POIRIER
SUR UNE GROSSE DIFFICULTÉ STRATÉGIQUE
LA BOMBE, LES SAGES ET LE FOU

III DE LA STRATÉGIE

L’IMPORTANT C’EST LA ROSE
POLITIQUE MILITAIRE ET CRITIQUE DES FINS
LE SECRET
DÉS-IN-FORMATION
DU CONFORT QUE PROCURE L’ENNEMI
DU TROUBLE QUI RÉSULTERAIT DE SA DISPARITION
QUE METTRA-T-ON, SOLDAT, SUR TA TOMBE ?
LA GUERRE ET LE NOMBRE

IV DE LA SOCIÉTÉ MILITAIRE

LE JEU, LA FÊTE ET LE SOLDAT
AVATARS DU CLERC
LA FONCTION DE BÊTISE

V DE LA DISCRÉTION

LES IDÉES-MONSTRES
SORTIR DE TABLE AYANT FAIM
DÉFENSE DES VIEUX MACHINS ET DE LEURS VIEILLES MACHINATIONS

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Végèce et la culture militaire au Moyen-Age (Ve – XVe siècles)

Philippe Richardot

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L’image contemporaine du chef de guerre médiéval est celle d’un preux qui conduit ses chevaliers à bride abattue et combat à grands coups d’épée. Cette image, vraie pour un Robert d’Artois à la bataille de Mansourah (1250) ou pour les chevaliers français de Crécy (1346), est largement inexacte. Il y avait une culture militaire au Moyen Âge autre que les récits des Chansons de geste. Cette culture passait par Végèce, auteur du De Re Militari, traité d’art militaire écrit à la fin du ive siècle. Du ve au xve siècle, Végèce est l’oracle militaire de l’Occident, compilé, amalgamé aux ouvrages politiques et aux encyclopédies. Dépassant même le cadre guerrier et politique, Végèce influence également la pensée religieuse et figure à ce titre dans la Somme théologique de saint Thomas d’Aquin.

Philippe Richardot, agrégé et docteur en Histoire, est chargé de cours et de conférences à l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence, chargé de recherches à l’Institut de Stratégie Comparée et membre de la Commission française d’Histoire militaire.

Table des matières

Introduction

Première Partie
La transmission du texte

Chapitre Premier – Manuscrits et incunables

Titre et structure de l’œuvre

Décompte et fréquence des manuscrits

Les manuscrits mixtes : Végèce et d’autres textes

Lexiques et abrégés

Incunables

Chapitre II – Qui possédait un De Re Militari ?

L’époque carolingienne : une transmission épiscopale

XIIe-XVe siècles : culture militaire et pré-humanisme

Commanditaires et propriétaires d’une traduction

Chapitre iii – Traductions et traducteurs de végèce

Une laïcisation de Végèce

Les traducteurs français de Végèce

Les autres traducteurs de Végèce

Deuxième Partie
Guerre, pensée politique et culture médiévales

Chapitre Premier – Végèce dans la culture médiévale

Végèce : une lecture conseillée en Occident

Végèce dans les Miroirs des princes

Végèce dans les Specula

Végèce dans les traités de chevalerie

Végèce dans la culture religieuse médiévale

Chapitre II – La formation de l’homme de guerre d’après Végèce

Former le combattant individuel

Former le jugement du chef d’armée

Former le jugement du prince

Les stratèges byzantins et Végèce

Chapitre III – Végèce et la pratique de la guerre médiévale

En Occident : le mythe de l’invincibilité romaine

Le mythe de la légion romaine

Stratégie et opérations en rase campagne

Batailles rangées

La guerre de siège

La guerre sur mer

Conclusion

Annexes

Annexe I – Répartition géographique et chronologique des manuscrits

Annexe 2 – Les propriétaires médiévaux d’un De Re Militari d’après les manuscrits signalés ou existants

Annexe 3 – Les manuscrits

Bibliographie

Index

Abréviations

Table des illustrations 241

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La renaissance de la puissance aérienne stratégique

Edward Luttwak
Traduit de l’américain par un groupe de stagiaires Air
du Collège Interarmées de Défense
sous la direction du colonel Francis Lenne

 

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Ouvrage publié avec le concours de l’armée de l’Air

Table des matières

Première Partie – La guerre du Golfe de 1991

Introduction

Chapitre Premier – évolution des effets de la puissance aérienne

Chapitre II – Les armements aériens guidés et non guidés

Chapitre III – L’effet psychologique du bombardement

Chapitre IV – En quoi le bombardement de précision est-il différent ?

Chapitre V – Théorie de l’optimisation d’une campagne aérienne

Chapitre VI – La campagne aérienne

Chapitre VII – Les armes nouvelles à l’épreuve de la guerre

Chapitre VIII – Pourquoi la puissance aérienne fut-elle sous-estimée ?

Tableaux

Tableau 1 – Sorties aériennes

Tableau 2 – Armements utilisés

Tableau 3 – Sorties offensives

Tableau 4 – Armements guidés et non guidés

Tableau 5 – Missions de soutien des avions non furtifs

Annexes

Annexe I – L’opération « Instant Thunder »

Annexe II – Les quatre conditions préalables au succès

DEUXIÈME PARTIE – L’AVENIR DE LA PUISSANCE AÉRIENNE STRATÉGIQUE

Introduction : Qu’est ce que la puissance aérienne stratégique ?

Chapitre Premier – Les catégories d’objectifs

Chapitre II – Les « objectif(s)-ressource(s) » et les « objectif(s)-force(s) »

Chapitre III – Le raid stratégique : un rêve impossible

Chapitre IV – L’attaque aérienne en tant que raid stratégique

Chapitre V – Maximiser l’aspect stratégique de l’action aérienne

Chapitre VI – L’étude des objectifs

Chapitre VII – Planification d’une offensive stratégique I – Buts

Chapitre VIII – Planification II – « Centres vitaux » et « centres dynamiques »

Chapitre IX – Planification III – Théories de la paralysie

Chapitre X – Conduire l’offensive aérienne : l’évaluation des dommages

Chapitre XI – Orienter (et réorienter) l’offensive aérienne

Chapitre XII – L’organisation de la puissance aérienne stratégique

Chapitre XIII – Les moyens de la puissance aérienne stratégique

Annexe – Notes particulières relatives au plan des offensives aériennes stratégiques

Définir le(s) but(s)

La formulation de théories de paralysie

Différentiation entre sources et forces

« centres vitaux » et « centres dynamiques »

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Théorie du combat

Carl von Clausewitz
Traduit de l’allemand et préfacé par Thomas Lindemann

 

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Tout le monde connaît le traité de Clausewitz De la guerre. On sait moins qu’il ne s’agit que du premier volet d’un triptyque qui aurait dû comprendre un traité sur la guérilla et un traité sur la tactique. De ces deux autres volets, n’ont été écrits que des fragments qui n’ont guère attiré l’attention mais qui sont importants tant par leur contribution à la compréhension de la pensée de Clausewitz que par les éclairages originaux qu’ils apportent à la matière traitée.

Le traité sur la tactique n’a fait l’objet que d’un plan général dont seul le chapitre sur la théorie du combat a été développé. La méthode de Clausewitz y apparaît à l’état pur. Le raisonnement se présente sous forme de propositions logiques qui s’enchaînent mutuellement. L’histoire n’est ensuite appelée qu’à titre d’illustration, elle ne constitue pas le fondement du raisonnement. Une telle approche est difficile et exige une attention soutenue du lecteur. Mais cet effort est récompensé par des aperçus fulgurants sur les finalités du combat, sur les rapports entre l’attaque et la défense, entre l’acte destructeur et l’acte décisif, entre le plan et la direction… Certains passages délicats ou allusifs de De la guerre reçoivent ainsi un nouvel éclairage. Raymond Aron a bien dit que la Théorie du combat est un document essentiel pour comprendre la pensée de Clausewitz.

Avant-propos

Table des matières

Avant-propos

Préface

Esquisse d’un plan sur la tactique ou théorie du combat

I. Introduction. Détermination de la limite entre les termes « stratégie » et « tactique ».

II. Théorie générale du combat (Combat – Quartiers – Bivouacs – Marches).

III. Les combats, des sections précises, différentes manières de leur utilisation (La formation – L’ordre de bataille – La tactique élémentaire).

IV. Les combats en combinaison avec la région et le terrain

V. Les combats aux fins spécifiques

VI. À propos des bivouacs et des quartiers

VII. À propos des marches

Un guide pour l’examen de la tactique ou théorie du combat

I. Théorie générale des combats

Finalité des combats

théorie de la victoire

Le moyen de la victoire est le combat

Ce qu’est un combat singulier

Le principe du combat

Les deux espèces du combat. Le combat corps à corps et le combat à feu

La relation des deux formes du combat avec l’attaque et la défense

Les conditions favorables dans les deux types de combat

La décomposition du combat en combats individuels

Le combat se décompose en deux actes : l’acte destructeur et l’acte décisif

L’acte destructeur

L’acte décisif

La séparation des actes du combat dans le temps

Le plan du combat. Définition

L’objectif du plan

Le rapport entre l’ampleur et la sûreté du succès

Le rapport entre l’ampleur du succès et le prix

La détermination du type de combat pour les membres individuels

L’attaque et la défense

Le combat à feu et le combat corps à corps

La détermination de l’espace et du temps

Le temps

L’emploi successif des forces armées

La profondeur du dispositif

La polarité de l’emploi simultané et successif des forces armées

La détermination de l’espace

L’action réciproque

Le caractère de la direction

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Avant-propos

Hervé Coutau-Bégarie

Peut-on encore faire de la philosophie avec des instruments hérités de la Grèce antique ou de la théologie avec des concepts mis au point par les scolastiques du Moyen Âge ? La question n’a pas lieu d’être, les philosophes lisent constamment les œuvres de Platon ou d’Aristote, les théologiens utilisent encore couramment les sommes de saint Thomas d’Aquin ou de saint Bonaventure. Lorsqu’ils s’en écartent pour inventer quelque chose de neuf, ou du moins présenté comme tel, il se trouve toujours quelques bons esprits pour leur rappeler que la prétendue nouveauté se trouve déjà exprimée, sous une autre forme, par les classiques les plus canoniques. Au xviiie siècle, l’érudit Louis Dutens entreprit ainsi de réfuter le discours des philosophes. Plus récemment, le sociologue américain d’origine russe Pitirim Sorokin a montré combien l’école de sociologie de Talcott Parsons s’était largement illusionnée sur la nouveauté radicale de son discours. Dans toutes les disciplines, le retour aux classiques reste une exigence de méthode, on devrait presque dire d’hygiène mentale. Au-delà de toutes les transformations techniques ou sociales, on trouve, chez quelques esprits d’exception, des raisonnements lumineux qui résistent à l’épreuve du temps.

L’art de la guerre ne fait pas exception à la règle. On ne cesse aujourd’hui de discourir sur la ou les révolutions dans les affaires militaires. Les prodigieuses transformations techniques auxquelles nous avons assisté durant les dernières décennies, et dont la guerre du Golfe contre l’Irak a constitué un champ d’expérimentation en grandeur nature, n’ont pas pour autant invalidé les concepts et les méthodes des pères-fondateurs. Certes, ceux-ci ont été élargis, complétés, rectifiés, mais leur lecture reste toujours obligatoire. Au premier rang de ceux-ci figure Sun Zi, le plus lu et le plus ancien des stratégistes puisqu’il a près de 2 500 ans, et Clausewitz, le maître prussien qui connaît un étonnant retour de faveur après une relative traversée du désert du lendemain de la Première Guerre mondiale aux années 1960. Les traductions de son maître-livre, Vom Kriege, déferlent à un rythme soutenu depuis le début des années 1970. Les commentaires se multiplient. Le Clausewitz doctrinaire du militarisme prussien a cédé la place à un Clausewitz théoricien dont on ne finit pas de découvrir la richesse. Werner Hahlweg, le grand maître de la philologie clausewitzienne, a ramené à la surface quantité de textes inédits ou peu connus qui n’attendent que d’être analysés et commentés. L’œuvre de Clausewitz ne saurait, en effet, se réduire à Vom Kriege, parce qu’il a écrit quantité d’études historiques du plus haut intérêt, dans lesquelles on trouve des annotations de portée générale, mais aussi parce que Vom Kriege, initialement conçu comme le traité de la grande guerre, n’était qu’un volet d’un triptyque. Il devait être complété par un traité sur la petite guerre (que l’on appellera par la suite guérilla) et un traité sur la tactique. Le traité sur la petite guerre n’a pas été écrit, mais ses grandes lignes ont été exposées dans un cours professé à la Kriegsakademie en 1810-1811 ; ses notes de cours n’ont pas été reprises par Marie von Clausewitz dans l’édition posthume des œuvres de son mari, mais elles ont été exhumées par Werner Hahlweg qui les a publiées dans le premier volume des écrits divers qu’il a réunis1. Elles n’ont fait l’objet d’aucune traduction et attendent encore un commentaire exhaustif.

Le traité de tactique est le volet du triptyque qui a reçu le moins de développements écrits. Il n’en reste que le fragment qui est ici publié sous le titre Théorie du combat. Connu de longue date, résumé en français dès 1835 par un officier polonais servant dans l’armée française, Louis de Szafraniec Bystrzonowski, à la demande du duc d’Orléans, fils du roi Louis-Philippe, il n’a guère attiré l’attention et ne semble jamais avoir été traduit intégralement. L’Institut de Stratégie Comparée a souhaité le mettre à la disposition du public francophone. Le concours des Écoles militaires de Saint-Cyr/Coëtquidan et de leur actif Centre de recherches a rendu la chose possible. Thomas Lindemann, Allemand de naissance et maître de conférences à l’Université des sciences sociales de Toulouse, a accepté de se charger de la traduction.

La tâche était difficile car cette esquisse présente, réduite jusqu’à l’épure, la méthode clausewitzienne, qui ne part pas de situations historiques concrètes, mais développe un raisonnement logique, purement abstrait. On n’a guère d’autre exemple d’étude sur le combat qui parvienne à enchaîner des propositions abstraites sur une centaine de pages sans jamais se référer à l’expérience. Le corollaire évident est une extrême difficulté de traduction qui commence dès le titre : comment rendre gefecht ? C’est l’un des concepts clés de Clausewitz et il a donné lieu à des variations multiples. Denise Naville, dans sa traduction de De la guerre, l’a rendu par engagement, imitée par Michael Howard et Peter Paret dans leur nouvelle traduction anglaise. Howard et Paret sont deux autorités en matière d’histoire militaire et nul ne songerait à contester leur compétence. Pourtant, il n’est pas certain que leur choix puisse être suivi. Une troupe peut être engagée sans combattre lorsqu’elle est montée au front, qu’elle se trouve en première ligne et qu’elle ne dispose plus d’aucune liberté de manœuvre, une retraite pour s’orienter vers un autre front lui étant impossible sans combattre. Le combat est intimement lié à l’épreuve de force, au dire des armes. Le livre IV de Vom Kriege semble plus proche de l’idée du combat que de celle d’engagement et la traduction italienne d’Ambrogio Bollati et d’Emilio Canevari a bien rendu Gefecht par combattimento. Ici, Thomas Lindemann a choisi, avec raison, de s’en tenir au mot combat, qui rend bien compte du critère décisif de la tactique, si l’on s’en tient aux définitions classiques qui n’ont pas nécessairement été invalidées par les développements récents, tant de la théorie que de la pratique.

Certains passages paraîtront peu clairs. Cela tient moins à des faiblesses de traduction qu’au caractère compact et souvent difficile du discours clausewitzien lui-même. Clausewitz avait une méthode philosophique, il avait lu un certain nombre de philosophes, on a beaucoup parlé de l’influence qu’ont pu avoir sur lui Kant ou Fichte, on y a même ajouté Hegel dont on est loin d’être certain qu’il l’ait connu. Mais il n’était pas pour autant un philosophe et son système conceptuel témoigne parfois d’hésitations ou d’impropriétés dans l’emploi des termes. C’est une difficulté supplémentaire à laquelle se heurte le traducteur. On dispose aujourd’hui, en français, de trois traductions complètes de Vom Kriege, d’au moins deux traductions partielles et d’un résumé qui contient beaucoup de passages traduits littéralement. La juxtaposition de ces différentes versions fait ressortir des divergences et même des contradictions insurmontables. Il n’est pas sûr que cela soit seulement imputable à l’inexpérience ou à l’ignorance des traducteurs, puisque les mêmes incertitudes se retrouvent dans les traductions anglaises. Un commentateur perfide n’a-t-il pas noté que la traduction de Paret et de Howard corrigeait un grand nombre d’erreurs des précédentes traductions mais en ajoutait d’autres ? Il est bien certain qu’en traduction plus qu’ailleurs, l’idéal n’est pas de ce monde et que seul le recours à l’original permet une étude véritablement scientifique et philosophique d’une œuvre aussi complexe et dense que celle de Clausewitz. Mais tout le monde n’est pas censé avoir une maîtrise parfaite de la langue germanique. Les traductions, malgré leurs défauts ou leurs insuffisances, sont indispensables.

L’Institut de Stratégie Comparée et les Écoles militaires de Saint-Cyr/Coëtquidan, en proposant celle-ci, n’ont d’autre but que d’offrir à un plus large public un exemple de raisonnement purement philosophique sur l’art de la guerre, un modèle qui pourra éventuellement inspirer des commentateurs ou, au moins, suggérer à des amateurs, dans le bon sens du terme, quelques réflexions originales ou quelques pistes de recherche qu’ils auront ensuite tout loisir d’approfondir ou d’adapter à leur manière.

Hervé Coutau-Bégarie
Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études
président de l’Institut de Stratégie Comparée

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Notes:

1 Carl von Clausewitz, Schriften-Aufsätze-Studien-Briefe, hrgb Werner Hahlweg, Gottingen, Vandenhoek & Ruprecht, 1966.

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