Perspectives tactiques (3ème édition)

 

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La guerre du Golfe, les opérations aériennes au Kosovo et la récente destruction de l’armée irakienne ont sensibilisé le public aux extraordinaires performances des armements modernes. Chacun a bien compris que l’arme aérienne avait bénéficié en priorité de ces changements et pouvait, désormais, atteindre ses cibles avec une précision incomparable par rapport à celle qu’on lui connaissait auparavant. Ce que l’on sait moins et que la guerre en Irak a largement confirmé, c’est que cette mutation affecte également les forces terrestres et dans une dimension encore plus vaste. Si bien que c’est le combat aéroterrestre tout entier qui est désormais concerné. Ce petit livre expose les raisons pour lesquelles il convient de repenser les principes tactiques par trop poussiéreux et explorer les voies nouvelles offertes par la haute technologie à l’heure où l’asymétrie devient projetable.

Table des matières

AVERTISSEMENT

PRÉFACE

INTRODUCTION

Chapitre 1 : Les performances de la navigation

Chapitre 2 : Le tir en mouvement

Chapitre 3 : La précision des tirs indirects

Chapitre 4 : La logistique

Chapitre 5 : L’identification

Chapitre 6 : La dépolarisation du champ de bataille

Chapitre 7 : La lisibilité du champ de bataille

Chapitre 8 : Le traitement de l’information

Chapitre 9 : Communication et organisation

Chapitre 10 : L’organisation du commandement

Chapitre 11 : Le lien tactique

Chapitre 12 : Le combat interarmes

Chapitre 13 : Esquisse de la manoeuvre future

Chapitre 14 : De la tactique à l’opératif

Chapitre 15 : Quelques pistes

Chapitre 16 : Faire de la tactique

Chapitre 17 : L’étonnante convergence

Conclusion

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Entre la vieille Europe et la seule France. Charles Maurras, la politique extérieure et la défense nationale

Georges-Henri Soutou et Martin Motte (Dir.)

 

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Si le rôle de Charles Maurras dans la politique intérieure française reste connu (et très controversé), on oublie généralement qu’il existe un autre Maurras, celui dont le Président Pompidou disait en 1972 qu’il avait « prévu le monde actuel » avec soixante ans d’avance. Quelles furent ses thèses sur les relations internationales et les problèmes de défense ? Dans quels postulats s’enracinaient-elles ? Ont-elles connu une évolution entre Kiel et Tanger (1910) et sa mort en 1952 ? Furent-elles unanimement acceptées au sein de l’Action française, ou des divergences s’y exprimèrent-elles ? Les analyses de Maurras supportent-elles la confrontation avec les acquis de l’historiographie actuelle ? Quelle fut leur influence sur les décideurs politiques et militaires du XXe siècle, en particulier Charles de Gaulle ? Autant de questions qui, à ce jour, n ‘ont pas assez retenu l’attention des chercheurs. Aussi le présent ouvrage a-t-il l’ambition de faire oeuvre pionnière. Au carrefour de la philosophie politique, de la diplomatie, de la géopolitique et de la stratégie, les thèmes qu’il aborde ouvrent des perspectives inattendues sur l’histoire contemporaine.

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Stratégies irrégulières

Hervé Coutau-Bégarie (Dir.)

 

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Les interminables guérillas d’Irak et d’Afghanistan ont ramené au premier plan de l’actualité stratégique une catégorie que les tenants de la Transformation ou de la Révolution dans les Affaires militaires avaient prétendu faire disparaître par le recours exclusif à la technique. Il a fallu constater que des armées régulières dotées des armements les plus perfectionnés éprouvent toujours les plus grandes difficultés face à des combattants irréguliers plus rustiques, beaucoup moins bien armés, mais plus déterminés et prêt à mourir pour leur cause. La stratégie n’est pas réductible à la technique et la guerre contemporaine ne se limite pas à l’hypothétique « guerre centrale » entre grandes puissances. Au lieu de se focaliser sur la guerre rêvée, il faut faire face aux guerres et aux crises réelles que l’on appelle maintenant asymétriques, hybrides, bâtardes, de 4e génération… La prolifération de ces désignations prouve l’embarras des commentateurs face à des conflits de plus en plus insaisissables. Le vieux concept de guerre irrégulière y puise une nouvelle jeunesse et rend probablement mieux compte que ces nouveautés de la diversité des conflits contemporains. Ce livre tente une première approche en combinant la réflexion théorique, sur les concepts et les catégories de la guerre irrégulière, une réflexion historique, de l’Antiquité grecque et chinoise jusqu’aux guerres révolutionnaires du xxe siècle, et une réflexion prospective sur les conflits en cours. La perspective adoptée englobe aussi bien les guérillas que le terrorisme, les problèmes juridiques que les problèmes techniques, avec pour ambition de faire apparaître les parts respectives des constantes et des variations de cette donnée permanente de l’histoire.

Table des matières

Liste des collaborateurs

Préface

Guerres irrégulières : de quoi parle-t-on ?
Hervé COUTAU-BEGARIE

La théorie du partisan de Carl Schmitt
David CUMIN

La guerre irrégulière dans le monde grec antique
Jean-Nicolas CORVISIER

Stratégie et stratagèmes dans l’Antiquité grecque et romaine
Pierre LAEDERICH

Recruter ses ennemis pour gagner les guerres irrégulières : les barbares au sein de l’armée du Bas-Empire
Loïc PATTIER

La pacification de l’Afrique byzantine 534-547
Philippe RICHARDOT

Guerre et guérilla dans le haut Moyen Âge chinois
François MARTIN

Les guerres irrégulières dans les principautés de Moldavie et de Valachie
Emmanuel-Constantin ANTOCHE

La petite guerre lorraine de Madame de Saint-Balmon
Jean-Pierre SALZMANN

La “guerre de partis” au XVIIe siècle en Europe
Sandrine PICAUD-MONNERAT

Une guerre irrégulière, civile et religieuse au sein de la grande guerre : l’exemple de la guerre des Camisards
Paul BURY

Montcalm et la perte du Canada
Jean-Pierre POUSSOU

Tradition et modernité dans les affaires militaires du royaume de Hongrie aux XVIe et XVIIe siècles
István CZIGANY

Régularité et irrégularité dans la guerre d’indépendance hongroise au début du XVIIIe siècle
Ferenc TOTH

La guérilla hongroise au XIXe siècle. La petite guerre de Háromszék en décembre 1848
Tamás CSIKANY

“Partisan Warfare”, “War in detachments”, la “petite guerre” vue d’Angleterre au XVIIIe siècle
Sandrine PICAUD-MONNERAT

Napoléon et la guerre irrégulière
Bruno COLSON

Soumettre les arrières de l’armée. L’action de la Gendarmerie impériale dans la pacification des provinces septentrionales de l’Espagne (1809-1814)
Gildas LEPETIT

Landwehr et Landsturm. Une armée d’ombres et une armée à l’ombre de l’armée
Jean-Jacques LANGENDORF

Les francs-tireurs pendant la guerre de 1870-1871
Armel DIROU

L’Armée française face à Abdelkrim ou la tentation de mener une guerre conventionnelle dans une guerre irrégulière 1924-1927
Jan PASCAL

La guerre d’Indochine : guerre régulière ou guerre irrégulière ?
Michel GRINTCHENKO

Le rôle des bases aéroterrestres dans la lutte contre la guérilla
Philippe KIRSCHER

Les supplétifs ralliés dans les guerres irrégulières (Indochine – Algérie, 1945-1962)
Pascal IANNI

La peur et le cœur. Les incohérences de la contre-guérilla française pendant la guerre d’Algérie
Michel GOYA

L’artillerie dans la lutte contre-insurrectionnelle en Algérie 1954-1962
Norbert JUNG

Les trois guerres de Robert McNamara au Viet-nam (1961-1968) et les errements de la raison dans un conflit irrégulier
Jean-Philippe BAULON

Les détachements d’intervention héliportés dans la guerre irrégulière
Frédéric BOS

L’avion à hélice dans la lutte anti-guérilla, archaïsme ou avenir ?
Jean-Christophe GERVAIS

L’appui aérien dans le cadre de la guerre irrégulière
Olivier ZAJEC

Des armes maudites pour les sales guerres ? L’emploi des armes chimiques dans les conflits asymétriques
Olivier LION

“Le partisan et le bombardier” ou la guerre aérienne irrégulière
Jérôme de LESPINOIS

La guerre maritime et aérienne à partir et au-delà de Carl Schmitt
David CUMIN

Guérilla et terrorisme maritimes. Sri Lanka contre Tigres tamouls
Hugues EUDELINE

Otages : constantes d’une institution archaïque et variantes contemporaines
Arnaud de COUPIGNY

Démocratie et guerre des idées au XXIe siècle : la contre-insurrection, une nouvelle confrontation idéologique ?
François CHAUVANCY

Guerres irrégulières en Afrique centrale
Guy MVELLE

La contre-insurrection dans l’âge informationnel : le cas afghan
Français GERE

Les adaptations de la guerre irrégulière aux nouvelles conditions technologiques : vers la techno-guérilla
Joseph HENROTIN

Le “mobile” ontologique et politique de la guerre irrégulière
Aymeric BONNEMAISON/Tanguy STRUYE DE SWIELANDE

Le barbare : une nouvelle catégorie stratégique ?
Frédéric RAMEL

Une Révolution dans les affaires de guérilla ?
Riccardo CAPPELLI

Vers l’ordre oblique : la contre-guérilla à l’âge de l’infoguerre
Bernard WICHT

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Préface

Hervé Coutau-Bégarie

Ce livre a une histoire. Les écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan et la Fondation Saint-Cyr ont lancé, au printemps 2008, l’idée d’un grand colloque international couplé à la réunion annuelle du Forum des académies militaires, organisée en 2009 à Coëtquidan. Le thème retenu a été la guerre irrégulière. Il est vite apparu au conseil scientifique du colloque (dont le signataire de ces lignes faisait partie) que le thème posait de multiples questions qu’il ne serait pas possible d’évoquer, même sommaire¬ment, en un seul colloque, d’où l’idée de préparer celui-ci par un certain nombre de travaux et de manifestations destinés à enrichir et à élargir la problématique du colloque, afin que celui-ci puisse s’appuyer sur des réflexions préalables. Plusieurs partenaires ont répondu à cette invitation : le King’s College (Londres) a organisé une journée d’étude en novembre 2008, suivi par l’Institut d’Histoire du Temps Présent (CNRS). Le Centre d’Etudes Stratégiques Aérospatiales a suivi, en janvier 2009, avec des ateliers dont les actes ont été publiés dans Penser les ailes françaises (n° 19). Le Centre d’Enseignement Supérieur de la Marine a organisé, en février 2009, une journée d’étude “Guerre sur mer et irrégularité”, dont les actes ont paru dans le Bulletin d’études de la marine (n° 45). La Commission Française d’Histoire Militaire, par le canal de sa délégation Artois, a organisé deux journées d’étude sur la petite guerre, réunies dans un numéro de la Revue internationale d’histoire militaire (n° 85, mai 2009). L’Institut de Stratégie Comparée a également apporté sa contribution, avec un numéro de Stratégique (n° 93-94-95-96, mai 2009). Son succès inattendu permet sa reprise en volume, revue et augmentée de contributions nouvelles, les unes déjà parues dans d’autres numéros de Stratégique, les autres inédites.

Pour réaliser ce numéro, puis ce volume, tous les réseaux de l’Institut ont été actionnés. D’abord les deux séminaires : le séminaire d’histoire des doctrines stratégiques à l’Ecole pratique des Hautes Etudes et le séminaire de théorie stratégique au Collège Interarmées de Défense. 13 stagiaires et brevetés du Collège Interarmées de Défense ont apporté leur concours. Naturellement, les chercheurs “réguliers” de l’Institut ont répondu à cet appel. Mais aussi, des correspondants plus occasionnels en France et à l’étranger. Mention spéciale doit être faite de la Hongrie, grâce au dynamisme du professeur Ferenc Toth : pas moins de trois contributions hongroises ont pu être réunies en des délais très courts.

La contrainte majeure était, en effet, celle des délais, puisque l’objectif initial était de pouvoir mettre ce numéro à la disposition des participants au colloque de Coëtquidan, les 12 et 13 mai 2009 , alors que les appels à contribution n’ont véritablement été lancés qu’à la rentrée 2008-2009. La conséquence a été l’impossibilité d’organiser, à ce stade, une quelconque réflexion sur les textes ici réunis. Il ne s’agit que de matériaux dont l’exploitation doit maintenant être entreprise dans des enceintes diverses qui restent à définir. Le séminaire d’histoire des doctrines stratégiques de l’Ecole pratique des Hautes Etudes en a fait l’un de ses thèmes durant l’année 2009-2010 ; l’Institut organisera une journée d’étude sur “Pensée militaire et guerre irrégulière”. Il y aura aussi des initiatives émanant d’horizons différents. L’Institut Catholique d’Etudes Supérieures de la Roche-sur-Yon a organisé, en octobre 2009, un colloque sur “Les autres Vendée”. C’est une illustration de ce que l’on appelle aujourd’hui le travail en réseau, dont on parle beaucoup, mais qu’on pratique moins souvent.

Pourtant le résultat est là, puisqu’en quelques mois seulement, et avec une assise bureaucratique pour le moins légère, ce sont pas moins de 32 contributions qui ont pu être réunies. Pour cette édition en livre, d’autres sont encore venues s’y ajouter portant le total à 43 contributions. Cela prouve au moins que cette pensée stratégique française qu’on nous décrit trop souvent comme anémiée, sinon comateuse, recèle encore des réserves de dynamisme qu’il ne tient qu’à quelques initiatives bien choisies de faire sortir.

Les matériaux ici réunis sont très divers. Ils démontrent l’intérêt d’une véritable pluridisciplinarité bien comprise. La dimension historique est déterminante pour en finir avec les déclarations péremptoires, généralement peu argumentées, sur la radicale nouveauté des conflits actuels. Il y a indiscutablement des aspects nouveaux, liés tantôt à la mondialisation (changements politiques et stratégiques), tantôt à la révolution des armes et des procédés (changements techniques). Mais il y a aussi des éléments très anciens, voire archaïques, comme la résur¬gence du fanatisme religieux ou le retour des guerres paysannes. C’est le travail de l’historien que de montrer et d’évaluer les parts respectives des permanences et des innovations. Que reste-t-il des guerres irrégu¬lières du passé ? Quels enseignements peut-on encore en extraire ? Quelle est la part de nouveauté radicale ? La réflexion sur ces thèmes a commencé dans les années 1990, elle est dominée par quelques auteurs connus, avec des thèses pas toujours conciliables et, souvent, une base historique un peu trop étroite. L’un des objectifs majeurs de la recherche devrait être précisément l’élargissement de cette base historique, préalable indispensable à un raffinement théorique.

Parmi les multiples autres dimensions qu’il faudrait aborder pour une pesée globale de la guerre irrégulière, la dimension juridique, longtemps méprisée par les stratégistes, devrait être mieux prise en compte. Il y a beaucoup de travaux juridiques, mais qui restent dans la sphère des spécialistes du droit ; un effort considérable devrait être consenti dans ce domaine pour mieux appréhender cette contrainte juridique, dorénavant déterminante. Il en va de même de la contrainte médiatique : des thèmes comme la révolution de l’information ne sont pas simplement des lubies de théoriciens, ils expriment une réalité contraignante et qui pèse directement sur la conduite des guerres et particulièrement des guerres asymétriques ou irrégulières.

Le plan technico-opérationnel est évidemment décisif. C’est un lieu commun, malheureusement assez fondé, de dire que les armées régulières sont, en règle générale, peu aptes à la guerre irrégulière. Pourtant, il y a eu de multiples tentatives d’adaptation et certaines ont été couronnées de succès. Cela était vrai à l’époque des guerres coloiales, cela l’est resté, au moins partiellement, dans la deuxième moitié du XXe siècle : la guerre révolutionnaire ou asymétrique l’a souvent emporté, notamment dans les guerres les plus spectaculaires (Indochine, Algérie, Vietnam), elle n’était pas invincible pour autant : de la Grèce à la Malaisie on peut opposer quelques contre-exemples moins connus, mais qui méritent un examen attentif. Aujourd’hui, le problème se pose de nouveau. C’est un aspect peu remarqué du renouveau doctrinal des armées américaines au lendemain de la débâcle du Vietnam. Ce magnifique effort de réflexion avait une contrepartie, à savoir la volonté de tourner la page vietnamienne en partant du principe que les forces armées américaines ne se laisseraient plus entraîner dans de telles impasses. D’où la fixation sur la guerre centrale, où pouvait pleinement s’exprimer la supériorité de la puissance de feu et de la technique. Le résultat a été cette floraison de doctrines : Airland Battle, Maritime Strategy, la guerre parallèle de Warden… Mais la guerre irrégulière a quand même fini par rattraper les États-Unis en Afghanistan et en Irak et ils doivent, une nouvelle fois, s’adapter à une réalité qu’ils avaient prétendu effacer. D’où des programmes lancés dans l’urgence, aussi bien sur un plan doctrinal avec la redécouverte, faute de mieux, de l’école française de contre-insurrection, spécialement Galula et Trinquier, que sur un plan matériel, avec la multiplication des crash programs, par exemple sur la protection des personnels dans le combat urbain ou face aux engins explosifs improvisés.

Un seul volume ne peut évidemment pas couvrir un champ aussi immense et on a privilégié ici, en complément des ateliers du CESA, le problème de l’appui aérien. De la même manière, des contributions s’intéressent à des aspects, non pas marginaux, mais probablement sous-estimés. On trouvera ici deux études de fond sur l’emploi d’armes chimiques dans les conflits asymétriques et sur les prises d’otages. Ce sont deux sujets importants qui ont donné matière, encore une fois, à une littérature spécialisée ; mais, comme souvent, celle-ci reste trop peu prise en compte dans la réflexion générale.

Enfin, et peut-être surtout, fidèle à la vocation de l’Institut de Stratégie Comparée qui est de privilégier la recherche fondamentale, ce volume essaie, malgré ses limitations de tous ordres, d’esquisser quelques développements théoriques. On a souvent dit que la notion de guerre irrégulière était vague, trop vague pour fonder des analyses utilisables. Le fait est qu’on lui a préféré, dans les dernières décennies, des notions jugées plus opératoires, plus “modernes”, notamment celle de guerre asymétrique. Pourtant, le concept de guerre irrégulière se refuse à disparaître, il semble même resurgir , y compris sur un plan institutionnel avec la mise en place de groupes de travail sur la guerre irrégulière au sein des organismes doctrinaux des forces américaines. Peut-être est-il possible de donner à ce concept apparemment flou une substance ? C’est ce qu’essaie de montrer David Cumin à partir de cet auteur de référence inépuisable qu’est Carl Schmitt.

On le voit, le programme de recherche est immense. L’ISC y apporte sa première pierre avec ce volume, rendu possible par le soutien de l’IHEDN, et deux contributions historiques majeures , en attendant les actes du colloque de Coëtquidan et d’autres développements à venir. Un deuxième numéro de Stratégique sur les stratégies irrégulières est en préparation et le Corpus sur les écrivains militaires en langue française, dont la première tranche est prévue pour 2010, inclut plusieurs théoriciens de la petite guerre : La Croix, Grandmaison, Jeney, La Roche… C’est par la patiente accumulation de sources et de matériaux que l’on ouvrira la voie à une synthèse à la fois historique et stratégique, instrument de connaissance et guide pour l’action.

Ce livre n’aurait pu voir le jour sans de multiples concours. Évidemment, en premier lieu, celui de tous ceux qui ont répondu à l’appel à publication, avec un taux de retour inattendu. Isabelle Redon, comme d’habitude, a mis en forme cette masse, avec toutes les difficultés inhérentes à un document aussi lourd. L’enseigne de vaisseau (r.) Jean-François Dubos a généreusement contribué à une relecture sou¬vent ardue. Le partenariat avec la Compagnie Européenne d’Intelligence Stratégique a permis la publication du numéro de Stratégique, celui de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale permet celle du présent volume. Que tous trouvent ici l’expression de ma reconnaissance.

HERVE COUTAU-BEGARIE

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Liste des collaborateurs

Emmanuel-Constantin ANTOCHE, docteur en histoire.

Jean-Philippe BAULON, agrégé et docteur en histoire, chargé de recherches à l’Institut de Stratégie Comparée. Prix Clément Ader de l’armée de l’air 2008 pour sa thèse L’Amérique vulnérable ? (1946-1976).

Aymeric BONNEMAISON, lieutenant-colonel, breveté de l’enseignement militaire supérieur, doctorant à l’Université catholique de Louvain.

Frédéric BOS, chef de bataillon, breveté de l’enseignement militaire supérieur.

Paul BURY, chef de bataillon, breveté de l’enseignement militaire supérieur.

Riccardo CAPPELLI, membre du Centre d’études stratégiques et internationales de l’Université de Florence.

François CHAUVANCY, colonel, breveté de l’enseignement militaire supérieur, docteur en diplomatie et organisations internationales.

Tarnás CSITRANY, lieutenant-colonel, professeur à l’Université de la Défense Miklós Zrínyi (Budapest).

István CZIGANY, lieutenant-colonel, directeur-adjoint de l’Institut d’histoire militaire (Budapest).

Bruno COLSON, doyen de la faculté de droit des Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur, maître de recherches à l’Institut de Stratégie Comparée, directeur d’études invité à l’Ecole pratique des Hautes Études.

Jean-Nicolas CORVISIER, professeur à l’Université d’Artois, délégué “Nord-Artois” de la Commission Française d’Histoire Militaire.

Olivier DE COUPIGNY, doctorant à l’Ecole pratique des Hautes Études.

Hervé COUTAU-BEGARIE, directeur d’études à l’École pratique des Hautes Études, président de l’Institut de Stratégie Comparée.

David CUMIN, maître de conférences (HDR) à l’Université Jean Moulin Lyon III (CLESID).

Armel DIROU, lieutenant-colonel, breveté de l’enseignement militaire supérieur.

Hugues EUDELINE, capitaine de vaisseau (e.r.), doctorant à l’Ecole pratique des Hautes Études.

François GERE, président de l’Institut Français d’Analyse Stratégique.

Jean-Christophe GERVAIS, commissaire lieutenant-colonel, breveté de l’enseignement militaire supérieur.

Michel GOYA, colonel, breveté de l’enseignement militaire supérieur, docteur en histoire, chargé de conférences à l’École pratique des Hautes Études.

Michel GRINTCHENKO, colonel, breveté de l’enseignement militaire supérieur, docteur en histoire, ancien auditeur du Centre des Hautes Etudes Militaires.

Joseph HENROTIN, docteur en sciences politiques, chargé de recherches au Centre d’Analyse et de Prévision des Risques Internationaux (CAPRI).

Pascal IANNI, chef de bataillon, breveté de l’enseignement militaire supérieur.

Norbert JUNG, lieutenant-colonel, breveté de l’enseignement militaire supérieur.

Philippe KIRSCHER, lieutenant-colonel, breveté de l’enseignement militaire supérieur.

Pierre LAEDERICH, agrégé et docteur en histoire, maître de recherches à l’Institut de Stratégie Comparée.

Jean-Jacques LANGENDORF, président de l’Institut fur Vergleichende Taktik (Vienne), maître de recherches à l’Institut de Stratégie Comparée, directeur d’études invité à l’Ecole pratique des Hautes Études.

Gildas LEPETIT, lieutenant, officier rédacteur à la Délégation au patrimoine culturel de la gendarmerie.

Jérôme DE LESPINOIS, lieutenant-colonel, docteur en histoire, chargé de conférences à l’Ecole pratique des Hautes Études.

Olivier LION, lieutenant-colonel, breveté de l’enseignement militaire supérieur.

François MARTIN, directeur d’études à l’Ecole pratique des Hautes Études.

Guy MVELLE, chercheur au Centre d’études et de recherches géopolitiques (Libreville).

Jan PASCAL, chef de bataillon, breveté de l’enseignement militaire supérieur.

Loïc PATTIER, chef d’escadrons, breveté de l’enseignement militaire supérieur.

Sandrine PICAUD-MONNERAT, docteur en histoire, membre de la Commission Française d’Histoire Militaire et de l’Association suisse d’histoire militaire.

Jean-Pierre POUSSOU, président honoraire de l’Université de Paris-Sorbonne, ancien recteur.

Frédéric RAMEL, professeur de science politique à l’Université Paris Sud XI, directeur scientifique de l’Institut de Recherches Stratégiques de l’École militaire.

Philippe RICHARDOT, agrégé et docteur en histoire, chargé de recherches à l’Institut de Stratégie Comparée, délégué “Méditerranée-Rhône” de la Commission Française d’Histoire Militaire.

Jean-Pierre SALZMANN, président de la Commission Lorraine d’Histoire Militaire.

Tanguy STRUYE DE SWIELANDE, professeur à l’Université catholique de Louvain, Facultés universitaires catholiques de Mons, et à l’Ecole Royale Militaire.

Ferenc TOTH, professeur à l’Université de Hongrie occidentale (Szombathely), directeur d’études invité à l’Ecole pratique des Hautes Études.

Bernard WICHT, privat-docent à l’Université de Lausanne, chef des affaires internationales auprès de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP).

Olivier ZAJEC, chargé d’études à la Compagnie Européenne d’Intelligence Stratégique, chargé de recherches à l’Institut de Stratégie Comparée.

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