La mer et la géostratégie des nations

André Vigarier

 

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Table des matières

Introduction

I. Économie maritime et géostratégie des océans
II. Les bouleversements d’une fin de siècle
III. Orientation pour l’analyse d’une géostratégie des océans

Chapitre I – De l’économie à la stratégie : le contenu des horizons marins

I. La maritimisation de l’économie contemporaine
II. De la guerre silencieuse au conflit ouvert : les exigences de l’accès aux ressources
Conclusion – Si vis pacem

Chapitre II – Les socialismes et la mer. Les héritages de la Russie nouvelle

I. La maritimisation des socialismes
II. Le poids des ruptures et l’affaiblissement des marines (1985-1994)
III. Les nécessités géopolitiques de la Russie nouvelle

Chapitre III – Les États-Unis : dépendance et défense océaniques

I. Puissance économique et orientation stratégique
II. Les mers Caraïbes : région sensible de l’arrière-cour

Chapitre IV – L’Europe des longs rivages et la stratégie de l’Atlantique Nord

I. L’Europe reconstituée : une nouvelle organisation des flux économiques
II. L’évolution des perspectives stratégiques. L’Atlantique Nord et l’Otan
III. Les nouvelles données stratégiques des mers bordières du Nord
IV. Le cas Français : exemple de position mondialiste d’une nation européenne

Chapitre V – Méditerranée : la mer aux multiples dangers

I. Rencontres au coin de trois continents
II. La façade Nord : ombres et difficultés de l’Europe libérale
III. La poussée de l’Islam en Méditerranée
IV. La Méditerranée entre la dispersion et la concertation

Chapitre VI – Islam sur mer : la maritimisation des problèmes du Proche et du Moyen-Orient

I. L’importance des pays du Golfe dans la vie maritime internationale
II. Les guerres du Golfe et les puissances extérieures
III. Les stratégies autour de Suez

Chapitre VII – L’océan Indien : sous-maritimisation et richesse du transit

I. L’océan des richesses et du sous-développement
II. La domination des puissances extérieures
III. Les attitudes stratégiques des grands pays riverains
IV. La garde aux entrées : les détroits d’Insulinde

Chapitre VIII – L’Atlantique Sud : essais et échecs des efforts de maritimisation

I. L’essai malheureux d’une grande stratégie maritime : les Pays de l’Afrique de l’Ouest
II. Vide de l’Atlantique Sud ou poids nouveau de l’Amérique latine méridionale ?

Chapitre IX – Les mers bordières de l’Asie : le nid des dragons

I. La mise en place des forces nouvelles de la vie océanique
II. L’élaboration de nouveaux rapports politiques et stratégiques

Chapitre X – Pacifique : insidieusement

I. Un centre qui n’est pas, un vide qui n’est plus
II. Les politiques des petits moyens
III. Les grandes ombres sur l’océan

Conclusion. Liberté des comportements et domination des océans

I. Liberté de choix et déterminisme dans le comportement des nations maritimes
II. Y a-t-il aujourd’hui des stratégies globales de domination des océans ?
III. Quelles perspectives d’avenir pour la géostratégie ? Le new deal stratégique de la fin du siècle

Tables et annexes
Liste des sigles utilisés
Lexique des termes employés
Table des documents
Orientation bibliographique
Index

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Table des matières

Comité d’honneur et de patronage

Notice bio-bibliographique

Avant-propos par Jean-Claude Allain

REGARDS SUR LA GUERRE

De la violence, de la paix et de la guerre
Pierre Chaunu

Quelques réflexions sur devoir militaire et service militaire
André Corvisier

La guerre imaginée par le mouvement ouvrier international
Jean-Jacques Becker

Assureurs, risques de guerre et conflits armés. De la Restauration à la Seconde Guerre mondiale (1815-1945)
Marc Auffret

LA CONDUITE DE LA GUERRE

Stratégie et idéologie pendant la Première Guerre mondiale
Paul-Marie de La Gorce

La conduite d’une guerre de coalition : Etats-majors allemand et austro-hongrois pendant la Première Guerre mondiale
Nicole Piétri

Poincaré, Painlevé et l’offensive Nivelle
Georges-Henri Soutou

Etats-majors et guerre dans les années Trente en France et en Allemagne
Klaus-Jürgen Müller

Le haut-commandement belge et la manoeuvre allemande en mai 1940
Jean Vanwelkenhuyzen

De Lattre et les Américains (1943-1945)
André Kaspi

Autorité politique et commandement stratégique en Corée (1950-1951)
Jacques Vernet

VISAGES DE LA GUERRE

Le siège de Bude (1686) et ses conséquences
Jean Bérenger

La contrebande de guerre en Asie mineure (1918-1922)
Constantin Varfis

Réflexions sur la libération de Mauthausen
David Wingeate Pike

Un élément de la recherche en histoire militaire : les dossiers des juridictions militaires
Robert Bassac

La justice militaire en Italie dans la guerre 1940-1943
Giorgio Rochat

L’application de la peine de mort dans l’armée suisse pendant la Seconde Guerre mondiale
Louis-Edouard Roulet

LES MOYENS DU COMBAT

Technique et combat : approche systématique d’histoire militaire
André Martel

La fondation de l’Académie des ingénieurs militaires à Vienne (1717) et les Italiens
Jean-Michel Thiriet

Innovation technologique et utilisation opérationnelle pendant la Première Guerre mondiale
François Cailleteau

L’aéronautique française dans la Première Guerre mondiale : mai 1917-novembre 1918
Claude Carlier

Marines et guerres mondiales du XXe siècle : un essai de comparaison
Jean Meyer

D’une guerre à l’autre : l’effort de guerre de l’Afrique du Nord (1914-1945)
Christine Lévisse-Touzé

LES COMBATTANTS

La question des colonies militaires sous la IIIe République (1871-1907)
Jean-Charles Jauffret

Pouvoirs religieux et pouvoirs d’Etat dans les troupes noires pendant la Première Guerre mondiale
Marc Michel

Tous Catalans. Les volontaires espagnols dans l’armée française pendant la Grande Guerre
Jean-Marc Delaunay

Civils français de la Basse-Loire et soldats américains pendant et au lendemain des deux guerres mondiales : formes et limites de l’anti-américanisme
Yves-Henri Nouailhat

Une trace d’histoire vraie
Pierre Dabezies

Les autochtones cochinchinois dans les Forces Terrestres d’Extrême-Orient
Michel Bodin

L’Indochine et le Parlement français (1947-1950)
Jacques Valette

DÉFENSE ET DIPLOMATIE

La Gambie entre la France et l’Angleterre (1817-1857)
Roger Pasquier

Les clauses navales des armistices et des traités de paix de 1918-1920
Hervé Coutau-Bégarie

Le pacte tripartite anglo-franco-turc d’octobre 1939 et ses problèmes de mise en application
Yannis Mourelos

Une qui n’en était pas une : un épisode des journées tragiques de juin 1940
Henryk Batowski

La politique française de la République démocratique allemande (1949-1955)
Chantal Metzger

La France et la politique européenne de défense : l’UEO, naissance, repli et redéploiement (1954-1991)
Elisabeth du Réau

Regards sur les relations franco-libanaises depuis l’indépendance
Jacques Thobie

LA MÉMOIRE DES CONFLITS

Histoire diplomatique et histoire militaire contemporaines
Jean-Claude Allain

Jules Romains, romancier ou historien ? A propos de son récit de la bataille de Verdun
Jean-Marie D’Hoop

L’image du dans les manuels scolaires d’histoire (1920-1994)
Hubert Tison

L’ 14-18 et le temps présent. Entre le renouveau et l’obsolescence
Serge Barcellini

Histoire et muséographie de la Résistance
François Marcot

Symbolique militaire et symbolique nationale
Frank Sereni

Tabula gratulatoria/Table des souscripteurs

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Le désarmement naval 

Hervé Coutau-Bégarie

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Le désarmement est une tentation presque aussi vieille que la guerre elle-même. Mais le jugement que l’on porte sur lui repose trop souvent sur une base historique insuffisante. Le désarmement naval offre un bon exemple. On connaît une vingtaine d’accords alors qu’il en existe au moins dix fois plus. L’étude de ce corpus révèle des modalités très diverses (limitations géographiques, quantitatives, qualitatives, fonctionnelles) et surtout des résultats qui n’ont pas toujours été négatifs. Avant d’être un discours, souvent utopiste, le désarmement est d’abord une stratégie, qui donne la victoire à la manœuvre la mieux préparée et la mieux conduite. Bilan d’une histoire, ce livre est aussi un essai de prospective, pour se préparer à des négociations à venir.

Hervé Coutau-Bégarie est directeur d’études à l’École pratique des Hautes Études. Il a été membre du groupe d’experts qui a rédigé un rapport sur la course aux armements navals pour le secrétaire général des Nations Unies en 1984-1985. Il a été président de la Commission française d’histoire maritime et préside aujourd’hui l’Institut de stratégie comparée. Il a consacré une dizaine d’ouvrages aux questions stratégiques.

Table des matières

Avant-propos

Introduction : De l’histoire à la pratique

Première partie – Le désarmement géographique

Chapitre premier – Neutralisations et démilitarisations

I – La préhistoire du désarmement géographique

II – Neutralisations et démilitarisations nordiques

III – Neutralisations et démilitarisations méditerranéennes

IV – Neutralisations et démilitarisations hors d’Europe

V – La neutralisation en temps de guerre

VI – La neutralisation des canaux et des fleuves

Chapitre II – Zones dénucléarisées et zones de paix

I – Le désarmement géographique global

II – Le désarmement géographique régional

III – Désarmement géographique et stratégie de puissance

Deuxième partie – Le désarmement des forces

Chapitre III – Pavane pour des limitations défuntes

I – La préhistoire du désarmement des forces

II – Le désarmement des vaincus après 1918

III – Les conséquences de la Seconde Guerre mondiale

Chapitre IV – L’âge d’or du désarmement naval : leçon d’histoire pour des négociations à venir

I – Des conférences en cascade

II – De Washington à Moscou : désarmement naval et désarmement nucléaire

Chapitre V – Limitations et réductions à l’ère nucléaire

I – Les incidences maritimes du désarmement nucléaire

II – Les mesures de confiance

III – Le renouveau du désarmement naval dans les années 80

IV – La logique du désarmement

V – L’heure du désarmement unilatéral

Conclusion

Bibliographie

Le protocole de limitation des armements navals entre la Grèce et la Turquie du 30 octobre 1930

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Europe : repenser les alliances

Bruno Colson

 

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Depuis 1989, l’adaptation des alliances est un élément essentiel de la nouvelle donne stratégique en Europe. L’Alliance atlantique a été affectée par l’effondrement de l’Union Soviétique mais, face aux turbulences et aux incertitudes entraînées par celui-ci, elle a pu prolonger sa légitimité. La prééminence des Etats-Unis au sein de l’OTAN se justifie cependant de moins en moins, vu la diminution de leur présence militaire et leur refus de prendre les mêmes risques que les casques bleus européens dans des conflits comme celui de l’ex-Yougoslavie. Parallèlement s’affirme de plus en plus une « identité européenne de défense », dont la mise sur pied de l’Eurocorps est la manifestation la plus spectaculaire. L’originalité de cet ouvrage ne réside pas seulement dans la synthèse – fût-elle provisoire – d’un sujet d’une brûlante actualité, mais surtout dans la manière dont il est abordé. L’histoire, les théories des relations internationales et l’approche culturaliste des positions diplomatico-stratégiques permettent de dépasser l’agitation de surface et d’atteindre à un terreau plus profond, seul capable de faire germer l’avenir.

Docteur en sciences politiques, Bruno Colson enseigne à la Faculté de Droit de Namur et est conseiller du Président de l’Assemblée parlementaire de la CSCE. Il est l’auteur de nombreux articles sur les questions de politique étrangère et de sécurité et de deux ouvrages : La culture stratégique américaine. L’influence de Jomini (Economica-Fondation pour les Études de Défense nationale, 1993) et Le tiers monde dans la pensée stratégique américaine (Economica-ISC, 1994).

Table des matières

Introduction

Chapitre I – Des prolongations d’alliances

De Corinthe à Corinthe : les ligues grecques de 481 à 338
A la recherche de l’équilibre européen
Les dernières coalitions contre Napoléon et le traité de Chaumont (1814)
Sainte-Alliance, Quadruple-Alliance et Pentarchie (1815)
La puissance maritime et les préoccupations continentales
Alliés et « associé » en 1918
La Société des Nations ou l’illusoire alliance universelle
Dérobades américaines et anglaises (1919-1939)

Chapitre II – Le Creuset Atlantique : de la charte à l’alliance

Aux origines de l’atlantisme : la solidarité anglo-saxonne dans la guerre
La « pax americana »
Une hégémonie par invitation
Les limites de l’engagement américain
Une confusion entretenue avec la sécurité collective
De l’alliance à l’intégration des forces et aux malentendus
L’OTAN : bien moins et bien plus qu’une alliance
Le noyau d’un processus fédératif ou libre-échangiste mondial ?

Chapitre III – Variations théoriques sur les alliances victorieuses

Les effets du temps
Le problème des armes nucléaires
Détente externe et cohésion interne
L’inévitable désintégration après la victoire
Le maintien de l’équilibre des forces
De la recherche du statu quo au contrôle interne
Alliances et intégration
La similarité idéologique
L’ »hégémon » et ses alliés
La théorie de la stabilité hégémonique
La socialisation des élites des puissances secondaires
Petites, moyennes et grandes puissances

Chapitre IV – Styles diplomatiques et cultures stratégiques

Formalisme continental et pragmatisme maritime
Le trio stratégique occidental
La « relation spéciale » anglo-américaine
La France et les Anglo-Saxons
L’exception française
L’hégémonisme américain
L’Allemagne : une culture stratégique d’ »intégré »
L’atlantisme néerlandais
L’européisme belge
Atlantique et Méditerranée : l’Italie et l’Espagne

Chapitre V – Les premières adaptations à l’après-Guerre froide

L’OTAN, îlot de certitude
La guerre du Golfe et le sommet atlantique de Rome
Le nouveau concept stratégique de l’OTAN
Initiatives européennes : Maastricht, l’UEO, l’Eurocorps
Le Conseil de coopération nord-atlantique (CCNA)
Des missions « autres » que la défense collective
Ex-Yougoslavie : divergences euro-américaines
« Partenariat pour la paix » et « Groupes combinés de forces interarmées »
Le dilemme américain : hégémonie ou repli

Chapitre VI – Pour une Europe stratégique

Une dimension nécessaire de l’Union européenne
Une certaine idée de l’Europe
Des intérêts de sécurité spécifiquement européens
Les valeurs à défendre : économie et culture
Grande cause, grande querelle
Défense, culture, identité
Fins et moyens
Divergences franco-britanniques
Le couple franco-allemand et la thèse carolingienne
Concilier les dimensions nationale et collective de la défense
Les pays « sérieusement intéressés »

Chapitre VII – L’avenir des alliances

Alliances et civilisations
Permanence de la géopolitique
La notion d’ »Occident »
Un « nouveau partenariat »
L’européanisation de l’Alliance et la France
L’OTAN à la recherche d’un nouveau souffle
Structures modulables et coalitions
Penser la grande Europe

Conclusion

Bibliographie

Index

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Addenda au tome IV des théories stratégiques

Les facteurs internes de la stratégie
Amiral Castex 

Commencée dès 1939, la préparation de la deuxième édition du tome IV des Théories stratégiques, “les facteurs internes de la stratégie” publié en 1933, a très vite été interrompue par la guerre. Castex l’a reprise à la fin de la guerre, et y a travaillé jusqu’en 1947, date à laquelle il l’a abandonnée.

Comme dans le tome I, dont la deuxième édition augmentée était parue en 1937, il n’était pas question de répendre l’ensemble sur des questions appelant un nouvel examen. Castex envisageait de regrouper ces addenda sous trois grandes rubriques : “la défense des communications maritimes” à la fin du chapitre “attaque et défense des communications ; “le gouvernement de guerre“ et “la direction centrale des opérations” à la fin du chapitre “le commandement stratégique”. Il n’a finalement rédigé qu’un seul addendum, daté de 1939 sur les “conditions probables de la défense des communica-tions dans une guerre future”1. En 1932, Castex s’était prononcé contre le système exclusif des convois : “devant le sous-marin manié à l’allemande, il s’est … révélé excellent. A présent devant les menaces de surface et aérienne, il est peu défendable et il doit être sérieusement amendé2. A la veille de la guerre, il a révisé sa position.

La dernière partie de la précédente étude a prétendu examiner et régler le “cas moyen de notre époque”.

Que faut-il entendre par là ?

Il s’agissait évidemment, bien que la chose fût seulement sous-entendue, du cas concret le plus intéressant pour notre pays, le cas franco-allemand, tel qu’on pouvait l’entrevoir en 1935-1936 encore. A ce moment, on pouvait imaginer que, dans un tel conflit, la France et l’Allemagne seraient seules face à face, l’Angleterre et l’Italie restant neutres, et les Etats-Unis demeurant à plus forte raison tout à fait étrangers aux événements européens.

Dans ces conditions, la force de surface allemande s’annonçait comme devant atteindre prochainement un effectif respectable, bien qu’inférieur à celui de la flotte française. Ses Deutschland, ses croiseurs, ses croiseurs auxiliaires, ses torpilleurs neufs, les deux croiseurs de bataille du type Scharnhorst en construction, devaient sous peu lui permettre de jouer un rôle actif dans l’attaque des communications maritimes françaises.

Au contraire, dans un telle hypothèse, par suite de l’existence de neutres nombreux et puissants, que l’Allemagne aurait eu grand intérêt à ménager, les sous-marins et l’aviation de cette puissance auraient été considérablement gênés dans leur offensive contre la navigation commerciale, et placés, en présence des navires isolés, dans la situation embarrassante et ingrate précédemment décrite. Leurs opérations n’auraient eu certainement qu’un faible rendement.

Ainsi, de la part de l’ennemi, et contre nos communications, action de surface prépondérante, action sous-marine et aérienne très secondaire, tel était le tableau, et il nous éloignait considérablement de celui que nous avions connu pendant la guerre de 1914-1918.

D’où, pour ces conditions nouvelles, une solution nouvelle aussi, qui a été exposée ci-dessus, conduisant à renoncer aux convois nombreux, de petit effectif et faiblement escortés, dont les inconvénients apparaissaient clairement dans le cas d’espèce envisagé, et à ne plus recourir qu’à la navigation isolée et aux grands convois, rares et très fortement escortés, quelquefois même par notre propre force principale en personne.

Mais voici que, comme les événements récents en témoignent, la situation “de notre époque” s’est une fois de plus modifiée, et celà, au point de vue qui nous occupe, en sens inverse de l’évolution précédente. L’Angleterre, qui se désintéressait jadis presque totalement des affaires continentales, est venue à y prendre une vive part, au point qu’il est à peu près certain qu’elle serait à côté de la France dans une guerre franco-Allemande. D’autre part, l’Italie serait, non moins probablement, dans une telle collision, l’alliée de l’Allemagne. Enfin il n’est pas dit que les Etats-Unis, dont l’attitude a notablement changé en ces derniers temps, n’épouseraient pas au bout d’un temps plus ou moins long la cause des démocraties occidentales contre les dictatures.

Le cas franco-allemand pur se trouverait alors profondément transformé. On aurait, en face de la coalition germano-italienne, le bloc Angleterre-France peut-être accru des Etats-Unis.

Il en résulterait une transformation pareille du problème de la guerre de communications, et de la défense des communications des puissances occidentales.

La balance des forces de surface, en de nombreuses régions, serait à l’entier avantage de ces puissances, qui disposeraient d’une prépondérance considérable. La force de surface ennemie verrait ses opérations très entravées et son rôle de beaucoup réduit.

A contraire, du fait de la disparition presque complète des neutres importants et intéressants, c’est-à-dire nécessitant égards et ménagements, les sous-marins de l’Allemagne et de l’Italie (dont le nombre a été très accru récemment, sans doute en vue de cette éventualité) et l’aviation de ces deux nations jouiraient d’une liberté d’action complète3. Ils pourraient, sans aucun inconvénient politique, attaquer sans retenue les navires isolés comme les convois, agir contre tout flotteur rencontré sur la mer, et s’en donner à coeur-joie. Ils retrouveraient en somme la situation que les sous-marins allemands ont connue en 1918.

Nous retournerions à un état de choses offrant de grandes ressemblances avec celui de 1914-1918, après avoir paru nous en écarter notablement pendant les vingt années qui ont suivi la dernière guerre.

La solution présentée précédemment comme optimum pour la défense des communications devrait alors être entièrement révisée, et dans le sens suivant.

Sur les théâtres d’opérations où la force de surface ennemie aurait conservé des possibilités lui permettant d’être dangereuse, on serait conduit à manoeuvrer par convois rares et de gros effectif, protégés à distance plus ou moins grande par de puissants moyens, et même, dans certains cas, par la masse principale de surface elle-même, accompagnée d’une forte aviation. L’opération serait ainsi montée en coup de force, comprenant évidemment l’idée d’obtenir à cette occasion une bataille intéressante permettant d’en finir avec la force de surface ennemie. Le système décrit pour le cas précédent continue à s’appliquer intégralement.

Sur les théâtres où l’action des sous-marins et de l’aviation de l’ennemi seraient seule ou presque seule à craindre, on reviendrait évidemment à la méthode de la dernière guerre. La navigation isolée présentant de graves inconvénients, on formerait comme en 1914-18 des convois d’importance moyenne protégés seulement contre ces dangers particuliers, quitte à accepter certains risques de surface en temps normal et à se prémunir contre eux dans les cas où ils deviendraient momentanément trop grands.

Il ne fallait donc pas trop se presser, après la dernière guerre, de croire en la disparition totale des conditions dans lesquelles elle nous avait placés pour la défense des communications, et en l’avènement d’un régime entièrement nouveau, puisqu’un brusque changement de l’atmosphère politique suffit à faire reparaître, partiellement au moins, un état de choses que l’on avait prématurément jugé comme ne devant plus se reproduire. Tout se transforme continuellement, tantôt dans un sens, tantôt dans le sens complètement opposé, avec une rapidité déconcertante.

En résumé, on voit par cet exemple, encore une fois, combien la solution du problème de la défense des communications évolue avec le cas concret envisagé, et c’est bien là, au fond, le principal enseignement à retenir des considérations qui précèdent.

*

* *

Durant la guerre, Castex suit attentivement avec les informations, dont il peut disposer les opérations. Il livre ses impressions dans des articles publiés par La Dépèche. Deux de ces articles ont été glissés par lui dans son exemplaire de travail du tome IV et auraient été repris, sous une forme évidemment remaniée, dans la deuxième édition.

Le premier, paru dans La Dépêche le 13 novembre 1940, reprend l’idée de fractionnement du tonnage pour les navires marchands face aux danger sous-marin et aérien. Castex avait déjà soutenu cette solution pour les navires de guerre dans le tome I4.

La revanche du petit

La situation difficile dans laquelle se trouve présentement l’Angleterre, qui doit, sous peine de périr, sauvegarder ses relations avec l’extérieur malgré les attaques sous-marines et aériennes dont sa navigation est l’objet, ramène l’attention sur la question du maintien des communications maritimes, avec une proportion acceptable de pertes, dans une zone où règne une guerre sous-marine et aérienne intense.

Ce problème défensif a deux faces : une face active, qui comporte les moyens de contre-attaque bien connus à l’égard des sous-marins et des avions, et une face passive, si l’on peut dire, faite de tous les procédés dont on peut user sur le théâtre maritime pour limiter les dégâts.

Le premier de ces procédés est la réduction du tonnage des navires de la flotte commerciale, réduction d’où découle un très avantageux fractionnement des risques. Si, au lieu de faire naviguer un bâtiment de 10 000 tonnes de port en lourd, on le remplace par cinq autres de 2 000 tonnes, le poids transporté sera le même, et une torpille ou une bombe ne pourra couler ou avarier dans le second cas que le cinquième de ce qu’elle aurait coulé ou avarié dans le premier. Le raisonnement est d’ailleurs applicable aux bâtiments de guerre d’où l’intérêt de la cession des cinquante torpilleurs américains à l’Angleterre). Malheureusement, quand on recherche de tels navires marchands, on en trouve assez peu parce que les désiderata économiques du temps de paix, pour des raisons de rendement commercial poussent à “faire gros”, à l’effet de diminuer les frais généraux techniques et financiers qui pèsent sur l’exploitation du véhicule marin.

Il faut en second lieu, pour diminuer les pertes, diluer au maximum le courant de transport, éviter de le concentrer sur un petit nombre de voies importantes, le répartir au contraire sur beaucoup d’artères de faible débit individuel, bref réaliser une circulation “en nappe”, infiniment moins vulnérable parce que plus étalée. Ceci conduit à augmenter le plus possible le front d’absorption du littoral national, et par conséquent à utiliser tout ce qu’on pourra en fait de ports petits et moyens, dont peuvent d’ailleurs s’accommoder les navires de tonnage réduit nécessaires pour le motif précédent. Pendant la guerre de 1914-1918, on avait déjà pratiqué ce système pour d’autres causes (embouteillage des ports principaux). Par malheur, là aussi, les considérations économiques du temps de paix vont à l’encontre des considérations militaires que nous évoquons : les premières amènent à rechercher un petit nombre de grands ports bien outillés, tandis que les secondes rendent précieux un grand nombre de ports de moyenne ou faible importance. Quand on songe que la moitié du trafic de l’Angleterre s’effectuait avant les hostilités par sept grands ports seulement, on voit combien cette nation, à l’origine, était handicapée pour agir dans le sens qu’elle désirait.

Il conviendra encore, si on le peut, de réduire le volume des transports en faisant porter ceux-ci sur des produits finis de préférence aux matières premières servant à les élaborer. Transporter de la farine au lieu de blé, des munitions toutes confectionnées au lieu de leurs éléments constitutifs, de l’essence au lieu de pétrole brut, etc… Du reste, cette exigence concorde parfaitement avec une autre, résultant de la grande difficulté qu’il y a à assurer une marche normale des fabrications de guerre dans un pays par trop exposé aux attaques aériennes.

Les navires rendus au port, il faut disperser au plus tôt leurs cargaisons. Eviter surtout de les stocker et de les entasser dans les magasins portuaires du temps de paix, où elles seraient dangereusement exposées (la guerre d’Espagne l’avait déjà montré, à Barcelone notamment). Les placer de suite en chalands, ou mieux sur des camions qui les répartiront promptement dans une multitude de petits dépôts de l’intérieur.

Mais les petits ports, comme les petits navires, ne disposent que de moyens de manutention peu puissants. La méthode nécessite donc que les colis débarqués, fractionnés au besoin, n’aient qu’un poids et un volume unitaires relativement faibles. La manoeuvre de dispersion par camions n’est, elle aussi, possible qu’à cette condition. Il y a là une servitude assez gênante pour l’agencement des chargements, mais il faut en passer par là sous peine d’aller au devant d’inconvénients beaucoup plus graves.

Ainsi, sous l’empire de nécessités nouvelles et impérieuses, et pour sauvegarder un minimum de communications maritimes, c’est le règne de la dispersion pour tout. Vieille loi, d’ailleurs : les perfectionnements de l’armement imposent l’ordre dispersé. Nous le savions depuis longtemps, et nous ne pouvons nous étonner de voir ce principe étendu à un domaine d’arrière que les progrès de l’attaque ont rendu assez semblable aux secteurs de l’avant.

Petits navires, petits ports, petits magasins, petits colis… Les petites dimensions, alliées au nombre. C’est, en un mot, la revanche du petit, de ce petit si dédaigné en temps de paix, alors que nul péril ne menace dans les airs ou au sein des eaux.

*

* *

Le deuxième article publié le 28 octobre 1942 dans La Dépêche analyse le nouveau visage de la guerre sous-marine. Castex avait soutenu avant-guerre qu’elle ne pourrait avoir le même rendement qu’en 1917-1918, du fait de la perte de l’effet de surprise5 encore qu’il eût correctement noté dans ses critiques d’exercices à l’Ecole de Guerre navale les possibilités nouvelles offertes par l’éclairage des sous-marins par l’aviation6. La bataille de l’Atlantique confirme cette observation.

La guerre anti-sous-marine d’aujourd’hui

En quoi diffère-t-elle de celle que nous avons connue en 1914-1918 ?

Le sous-marin d’alors était myope et lent, en plongée et même en surface. Myope, il ne pouvait, à temps reconnaître son objectif et déterminer la manoeuvre à faire pour l’atteindre. Lent, il était incapable de redresser au moment opportun sa position quand elle était défectueuse. On avait donc des possibilités raisonnables de lui échapper, surtout si, par la méthode des convois, on réduisait le nombre des mobiles amis et, partant, les chances de rencontre des sous-marins ennemis.

Le sous-marin actuel est toujours aussi lent en plongée, mais, par contre, sa vitesse en surface s’est notablement accrue. Elle lui permet, après avoir attaqué un convoi à la chute du jour, de se porter en avant de lui pendant la nuit et de renouveler son attaque à l’aube suivante, sans se laisser “semer” comme jadis. Une telle tactique, qui apparut à la fin de la guerre de 1914-1918, est actuellement de pratique courante vis-à-vis des convois lents et augmente sensiblement le rendement du sous-marin.

Mais surtout, au moins sur les théâtres d’opérations qui s’y prêtent, le sous-marin n’est plus myope, car il dispose, pour remédier à cette infirmité, de l’appui précieux que lui apporte l’aviation. L’avion étend prodigieusement le champ de l’exploration et permet de déceler les convois à grande distance et longtemps à l’avance. Il fait parvenir instantanément ses renseignements aux sous-marins soit directement, soit par l’intermédiaire d’une grande station de T.S.F. placée à terre. Celle-ci les retransmet ou bien sur ondes de grande puissance et de grande longueur, pouvant atteindre même les sous-marins en plongée, ou bien sur ondes courtes pouvant être reçues en demi-plongée sur antenne périscopique. Le sous-marin profite immédiatement de ces avis et, s’il le peut, manoeuvre pour se porter sur la route du convoi. C’est la grande nouveauté de notre époque que cette liaison entre le sous-marin et l’avion, le second guidant le premier. On l’avait quelque peu pratiquée, en exercice, entre les deux guerres, et elle donne maintenant tous ses fruits.

Quand aux attaques de sous-marins en groupe, dont on avait vu quelques timides essais en 1918, elles ne sont que le résultat de la concentration naturelle qui s’effectue au vu des renseignements de l’aviation. Elles n’ont rien de systématique ni de préconçu. Au reste, une telle concentration préalable serait une faute; elle n’aboutirait qu’à réduire les possibilités de conjonction des sous-marins et des convois adverses.

Dans le domaine des parades, la méthode des convois n’a pas fait faillite, mais il lui faut des bases assez différentes de celles de 1914-1918.

La recherche de la vitesse s’impose avant tout. C’est, présentement, une imprudence insigne que de lancer en zone dangereuse des convois trop lents, tel ce convoi de 9 noeuds dont un hebdomadaire illustré vient de nous narrer complaisamment les récents malheurs.

Il faut aussi constamment “manoeuvrer” avec les convois comme avec le reste, c’est-à-dire varier sans cesse leurs itinéraires, leurs heures d’arrivée et de départ, la position de leurs parcours de nuit, etc., etc…. Il faut inlassablement imaginer, créer du nouveau, modifier les procédés, éviter l’invariabilité, la routine, les dispositifs immuables. Or, cette tendance manoeuvrière est assez peu dans le caractère des Britanniques, et beaucoup de leurs errements d’aujourd’hui rappellent encore les inertes et nocives “routes patrouillées” de 1914-1918, de triste mémoire.

Enfin, pour diminuer ces considérables dangers sous-marins, pour faire baisser le rendement de la torpille, la réduction du tonnage des navires est indispensable. On est stupéfait de constater que, parmi les victimes du convoi de troupes américaines du 25 septembre, il y avait un Derbyshire de 11 000 tonnes, un Reina del Pacifico de 17 000 tonnes, un Vice Roy of India de 19 000 tonnes ! Dans la zone dangereuse ne devraient circuler que des navires de 3 000 tonnes environ et 16 noeuds, difficiles à saisir et limitant la case en cas d’atteinte. On aurait pu, depuis deux ou trois ans, les multiplier à un nombre considérable d’exemplaires, au lieu de s’acharner à construire des vapeurs de 7 000 et 10 000 tonnes. Les augures maritimes anglo-saxons reprochent bien à ce type de petit bâtiment d’être difficile à exploiter commercialement une fois la paix revenue. Nous le savons. Mais on objectera à cela qu’avant de songer à ce qu’on fera après la guerre, il vaudrait mieux se préoccuper de s’organiser, de manière à ne pas perdre celle-ci…

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Ces trois notes sur les communications maritimes sont tout ce que Castex a laissé d’achevé, avec un développement manuscrit destiné à compléter la section consacrée au “moral du haut commandement”. Il ne s’agit pas d’un addendum mais d’un paragraphe à venir en conclusion de la section pour rappeler que les grands généraux ont aussi leurs faiblesses et commettent des erreurs, même si la postérité ne retient guère celles-ci.

Tel est l’effet que nous font généralement, longtemps après, ces événements historique et leurs illustres acteurs.

Cependant, quand, on étudie attentivement ces faits révolus, même ceux qui ont été couronnés par le succès ou ceux dans lesquels, plus simplement, les affaires semblent avoir été bien dirigées, on est généralement surpris de constater que les choses ne se sont pas passées aussi impeccablement qu’on se l’était figuré. Les agissements du belligérant a priori estimé très haut laissant apparaître, quand on les examine de près, un peu à la loupe, quand titré d’imperfections qui étonnent.

C’est que l’action de guerre, comme l’action en général, en va pas sans tares ni faiblesses. Elle n’a rien de la réalisation idéale que l’esprit peut concevoir dans ses moments de tranquillité, et elle n’a rien eu, en fait, de la perfection qu’on lui a prêtée après coup. A côté de beaux traits d’intelligence de génie, d’héroïsme, elle a ses impuretés inévitables, qui tiennent à la nature humaine et aux circonstances contraires. Elle a ses impuretés organiques, analogues à celles dont tous les corps de la nature nous donnent le spectacle. Elle a ses impuretés intellectuelles ou professionnelles : erreurs, inexacti-tudes, oublis, défauts de jugement et d’appréciation, fautes dans la conduite des opérations, etc. Elle a ses impuretés matérielles : défaillances des outils, donnés par les armes ou les engins, ravitaille-ment défectueux, mauvais fonctionnement des transmissions, etc. Elle a même ses impuretés morale : désaccords, mésententes, com-promissions, ambitions de nature douteuse, actes ou penchants répréhensibles, etc.

Et pourtant, vue à distance, avec un peu de recul, cette action, malgré ses imperfections, nous apparaît le plus souvent comme quelque chose de très grand, qui commande le respect. Cette impression des générations postérieures est la récompense des hommes qui ont accompli ces hauts faits, non irréprochables certes, mais qui représentent une immense somme d’efforts. Elle résulte de la noblesse, de l’auréole, qui s’attachent dans la suite des temps à ceux qui ont lutté, qui se sont débattus dans mille entraves, à travers de nombreux obstacles et de multiples dangers, à ceux qui ont agi, qui ont peiné, créé, imaginé, souffert, réalisé, surmonté. Ceux-là, même s’ils se sont parfois trompés, auront droit à toutes les circonstances atténuantes et à toute l’attention des générations suivantes. Au contraire, ceux qui n’ont su qu’éviter les erreurs en demeurant dans l’inaction ne seront dignes que du mépris public.

Telles sont la vertu à la valeur intrinsèque de l’action.

Il ne faut donc jamais craindre d’agir comme on estime devoir le faire, même au risque de se tromper. Il y aura certes des erreurs, des mal donnes, des faux pas… cela ne fait rien. De tout cela il restera toujours quelque chose, et quelque chose de grand aux yeux de la postérité.

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Cet ensemble de notes sur le tome IV est assez mince en volume et d’un médiocre intérêt théorique. Pourtant, les addenda sur la défense des communications maritimes sont à retenir : ils nous montrent que Castex avait su rectifier des avant la guerre son erreur sur les mérites respectifs de la navigation dispersée et des convois et que l’observation de la bataille de l’Atlantique l’a également conduit à réviser le jugement plutôt négatif qu’il avait porté sur la guerre sous-marine dans les Théories. Il est dommage qu’il n’ait pas repris l’examen de ces problèmes après 1945.

Notes:

1 L’addendum est non titré, mais ce titre est porté au crayon dans l’exemplaire de travail de Castex en tête du paragraphe concerné.

2 Théories, tome IV p.342.

3 L’idée maîtresse de l’Allemagne paraît être en effet de menacer gravement par ces procédés les communications maritimes des nations occidentales, tout en s’affranchissant elle-même d’une contre-offensive de même sorte en basant ses ravitaillements et communications sur l’utilisation des ressources de l’Est européen. Ce serait, en un mot, une gigantesque action contre la mer exercée par la terre elle-même invulnérable.

4 Théories, tome I p.

5 La puissance maritime p.

6 cf Castex, le stratège inconnu p.

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