Avant-propos 

Les océans représentent environ 70 % de la surface de la terre. Ils constituent une partie importante de notre écosystème global. Par leur interaction avec l’atmosphère ils affectent le climat de la planète. Ils jouent aussi un rôle important dans les processus biolo­gique, physique et chimique et dans les moyens de communications. Ils constituent une réserve considé­rable de protéines par les produits de la pêche. Ils sont une source d’énergie dans la production d’électricité par l’utilisation des vagues et les marées. Par la désalini­sation ils fournissent de l’eau potable. Les fonds marins et leurs sous-sols, bientôt exploités, livreront les nodules polymétalliques contenant divers minéraux. Enfin la récupération de l’uranium à partir de l’eau de mer est du domaine de la réalité. D’après les travaux britanniques, russes et japonais, les océans renfermeraient 4 milliards 160 millions de tonnes d’uranium en suspension dans l’eau de mer.

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Par sa superficie, l’océan Indien est le troisième océan du monde. Il couvre 73 402 000 km2, soit 14 % de la surface de la planète. Son volume est estimé à 292 millions de km3. Ses États riverains sont au nombre de 37. Il est fréquenté par toutes sortes de navires : porte-containers, pétroliers, car-ferries, navires de guerre à propulsion classique ou nucléaire, cargos “roll-on roll off”. L’accroissement de ce trafic pose de réels problèmes dans certains détroits comme les détroits de Malacca et de Singapour, le détroit d’Hormuz et le détroit de Bab el-Mandeb. Son littoral comprend les régions côtières du Sud et de l’Est de l’Afrique, de la mer Rouge et du golfe Arabo-Persique, du sud-est asiatique, y compris l’Indoné­sie,et de l’Australie occidentale.

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Les limites de l’océan Indien ont fait l’objet de nombreuses discussions, en particulier entre le Bureau hydrographique international et l’Académie des sciences de la Russie. En définitive, l’accord semble être réalisé sur les limites suivantes :

–      limite Sud-Ouest – longitude 20° E – soit le méridien du cap des Aiguilles en Afrique du Sud ;

–      limite Sud-Est – longitude 146” 53’ E – soit le méridien du Southeast Cape en Tasmanie.

L’océan Indien comprendrait la mer Rouge, le golfe Arabo-Persique, le détroit de Bass, la mer de Timor, la mer d’Arafura, le détroit de Torres, les détroits de Malacca et de Singapour et les eaux archipélagiques de l’Indonésie au sud de l’équateur[1].

Le traité de l’Antarctique, signé à Washington en 1959 et entré en vigueur deux ans plus tard, a fixé la limite sud de l’océan Indien au parallèle 60° Sud.


[1]      Vivian Louis Forbes, The Maritime Boundaries of the Indian Ocean Region, Singapore University Press, National University of Singapore, 1995.

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Batailles navales précoloniales en Afrique

Marc-Louis Ropivia

 

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L’Afrique est trop souvent perçue comme un continent refermé sur lui-même, rétif «par nature» à l’expansion outremer, et même simplement au contact avec l’élément marin. Il faut dire qu’en l’absence de documentation écrite, les indices de l’activité maritime des États africains sont rares. Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait jamais eu de marines africaines. Certaines entités politiques ont été capables de constituer des flottes de pirogues imposantes, capables de mettre en oeuvre des tactiques et des stratégies élaborées. Marc-Louis Ropivia le démontre ici avec un exemple particulièrement bien documenté, grâce à la relation qu’en a laissée le grand explorateur Stanley : la série de combats qui se sont déroulés sur le lac Victoria, en 1875, ont abouti à l’hégémonie du Buganda, seule puissance de la région capable de dominer à la fois sur terre et sur l’eau. Cet essai profondément novateur contribue à renouveler et à élargir notre connaissance de l’histoire africaine. En même temps, il permet de mieux comprendre la géopolitique contemporaine de l’Afrique des grands lacs et apporte des éléments nouveaux, entièrement originaux, à l’appui d’une théorie globale de la puissance maritime.

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Austerlitz. Napoléon au cœur de l’Europe

Coordination éditoriale et scientifique : lieutenant-colonel (e.r.) Gérard-Jean Chaduc,conservateur au musée de l’Armée ; François Lagrange, chef de la division Recherche historique et Action pédagogique du musée e l’Armée.

Actes du colloque organisé par le musée de l’Armée les 30 novembre, 1er et 2 décembre 2005, publiés avec le soutien de la Fondation Napoléon

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Table des matières

Avant-propos
Général Robert Bresse

À la croisée des chemins
Jean Delmas

Formation et objectifs de la Troisième coalition,
François Crouzet

Les opérations de l’an XIV
Claude Carré

La bataille d’Austerlitz
Jacques Garnier

Gérer la guerre. Concentration et logistique de la Grande Armée
Rémy Porte

L’exploitation géopolitique de la victoire. La consolidation de la prépondérance française sur le continent
Thierry Lentz

Financer la guerre
Alain Plessis

Le soleil brille sur Austerlitz, mais pas pour l’Autriche. Le bilan désastreux d’une campagne perdue
Christoph Hatschek

La diplomatie russe en 1805. Nouveaux documents des collections du Département des Manuscrits du Musée Historique d’État de Moscou
Fyodor Petrov, Elena Nikolaeva

L’affermissement du royaume d’Italie après 1805
Alain Pillepich

L’Italie, Naples et la campagne de l’an XIV
Luigi Mascilli Migliorini

1805-1808, la reformulation napoléonienne de l’ensemble germanique
Claude Michaud

La Russie et la France d’Austerlitz à Tilsit
Michel Kerautret

La papauté face au nouvel “empereur d’Occident”
Jacques-Olivier Boudon

Austerlitz vu par les Ottomans
Frédéric Hitzel

Des Bulletins de la Grande Armée aux poésies romantiques
Michel Arrous

La bataille d’Austerlitz vue par les officiers et les soldats de la Grande Armée
Gilbert Bodinier

La plume et l’épée : littérature et témoignages en Russie
Michel Cadot

La bataille d’Austerlitz n’aura (presque) pas lieu…
Alexander Hecht

Austerlitz : images de la bataille
Alain Pougetoux

Austerlitz sur grand écran
Jean Tulard

Austerlitz : l’historiographie de la bataille
Jean-Thomas Nordmann

Austerlitz vu par les stratèges et les tacticiens
Bruno Colson

Conclusions
Jean-Paul Bertaud

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Armées et marines au temps d’Austerlitz et de Trafalgar

Bruno Colson et Hervé Coutau-Bégarie (Dir.)

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Table des matières

Hervé Coutau-Bégarie, Pour un renouveau de l’histoire militaire du Premier Empire

Lieutenant-colonel Riccioli, Une opération de franchissement le passage de la Limat par Masséna (septembre 1799)

Bruno Colson, Les officiers du Génie, atout majeur de l’armée française en 1805

Gustave Amorin-Fulle, La campagne de Galice

Commandant Olivier Lapray, Les cuirassiers et la cavalerie lourde d’Austerlitz à Waterloo

Guillaume Lévêque, Les officiers poitevins du Premier empire

Nicolas Tachon, Les soldats-enfants de Napoléon

Ferenc Toth, Le projet de la fondation d’une légion hongroise en France en 1800

Michel Depeyre, Du rôle effectif et des limites avérées du contexte théorique dans la bataille de Trafalgar

Jean-Jacques Langendorf, La marine prussienne 1792-1815

Laurence Montroussier, Image de la guerre dans la légende napoléonienne sous la Restauration

Jean-Paul Charnay, Variations romantiques sur la Berezina

Fernando Berguño Hurtado, Le général Michel Brayer, chef d’état-major de l’armée unie des Andes

D. Samptain, Les Pastusos

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L’océan globalisé. Géopolitique des mers au 21ème siècle

Hervé Coutau-Bégarie

Ouvrage publié avec le concours de l’Agence nationale de la recherche
dans le cadre du programme “Conflictus. Les transformations de la guerre”

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Table des matières

Avant-propos

Première partie Esquisse d’une géopolitique des mers au xxie siècle

La fin des puissances maritimes globales

Chapitre Premier – La triade maritime

I – Source de richesses

1. La pêche

2. Le pétrole off-shore

3. Les ressources minières et énergétiques

4. Ressources et puissance

II – Voie de communication

1. L’évolution du trafic

1.1 Tendance longue

1.2 Diversité géographique

1.3 Diversité des flux

2. L’évolution des ports

3. L’évolution des flottes

3.1 La construction navale

3.2 Le déclin des pavillons européens

3.3 Le maintien des armements européens

4. La perte de contrôle des États

III – Milieu de projection de puissance

1. Les fonctions politiques des flottes

2. La dimension juridique

3. Les nouvelles menaces

3.1 Trafics illicites

3.2 Immigration clandestine

3.3 Piraterie

3.4 Terrorisme

3.5 Prolifération

3.6 Les atteintes à l’environnement

4. Vers des politiques maritimes intégrées

4.1 Normes nationales et internationales

4.2 Régionalisation et globalisation

4.3 Vers une gouvernance globale des océans ?

Chapitre II – La nouvelle stratégie maritime

I – L’évolution des missions au xxe siècle

1. Dissuasion

2. Maîtrise des mers

3. Projection de puissance

4. Présence

II – L’évolution des moyens

1. Le primat de la technique

2. Essai de prospective

III – L’évolution des missions au xxIe siècle

1. Dissuasion

2. Projection-présence

3. Interdiction-contrôle

4. Surveillance-protection

IV – Hiérarchie de la puissance navale

1. Classification par catégories

1.1 Marine mondiale

1.2 Marines à capacité mondiale

1.3 Marines régionales

1.4 Marines sous-régionales

1.5 Marines de zone

1.6 Marines côtières

2. Classification par régions

3. Implications stratégiques

Conclusion

Deuxième partie : Matériaux pour une géostratégie des mers au xxie siècle

Chapitre III – La transformation navale

Maturation

Formalisation

Traduction

Interrogations

Implications

Chapitre IV – La sauvegarde maritime

Le spectre de la sauvegarde

Les limites de la sauvegarde

La philosophie de la sauvegarde

Chapitre V – Les porte-avions à l’aube du xxie siècle

I – État des lieux

1. Les porte-avions conventionnels

1.1 États-Unis

1.2 France

1.3 Brésil

2. Les porte-avions mixtes

2.1 Russie

2.2 Chine ?

3. Les porte-aéronefs

3.1 Grande-Bretagne

3.2 Italie

3.3 Espagne

3.4 Inde

3.5 Thaïlande

4. Les candidats

4.1 Japon

4.2 D’autres acquéreurs ?

II – Perspectives

1. Perspectives générales

2. Perspectives américaines

2.1 Une démarche évolutive

2.2 Un déclin quantitatif

3. Perspectives européennes

3.1 Études françaises

3.2 Études britanniques

3.3 Coopération franco-britannique

Conclusion

Chapitre VI – La construction du pilier naval de l’Europe de la défense

I – Les forces préexistantes

1. L’uknlaf

2. La fnfa

3. La siaf

4. euromarfor

II – Les essais de mutualisation

1. L’Objectif 2003

2. L’Objectif 2010

3. Une force maritime européenne ?

III – Les voies de la relance

1. Le CHANCOM

2. Les coopérations partielles

Chapitre VII – L’industrie navale militaire européenne

Le mirage de la concentration à l’échelle européenne

I – Les restructurations nationales

1. France

1.1 La mutation de DCN

1.2 Le rapprochement avec Thales

2. Grande-Bretagne

3. Allemagne

4. Italie

5. Espagne

6. Et les autres

6.1 Les pays nordiques

6.2 Benelux

6.3 Pays méditerranéens

6.4 Europe orientale

II – Les coopérations

1. Les sous-marins

1.1 Une amorce de rationalisation

1.2 Une remise en cause ?

2. Les navires de surface

3. Un groupe européen ?

3.1 France-Allemagne

3.2 France-Espagne

3.3 France-Royaume-Uni

3.4 France-Italie

3.5 Les autres pays

III –Perspectives

1. L’évolution du contexte international

2. Le contexte budgétaire

3. L’implication accrue des systémiers

4. L’attitude de l’industrie américaine

Annexe 1 – Principaux chantiers navals militaires des États-Unis

Annexe 2 – Principaux chantiers navals militaires de l’Union européenne

Orientation bibliographique

Index

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