Publication de Les études stratégiques en France sous la Ve République, de Matthieu Chillaud

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Chargé de recherche à l’ISC, Matthieu Chillaud vient de publier Les études stratégiques en France sous la Ve République. Approche historiographique et analyse prosopographique. Il offre ainsi la continuation des travaux d’Hervé Coutau-Bégarie dans ce champ.

Sa table des matières peut être consultée ici, l’ouvrage pouvant être commandé sur le site de l’éditeur.

Prospective et stratégie n°10 est paru

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Le dixième numéro de Prospective et Stratégie, consacré au renseignement, est paru. Vous pouvez le consulter via CAIRN. Vous pouvez lire ci-dessous son éditorial, par Fabrice Roubelat :

Anticipation et renseignement

Dans son essai de typologie des stratégies de renseignement, Georges-Henri Soutou (1) rappelle la prévention qu’avait le Maréchal Foch vis-à-vis de ce qu’il appelait « les renseignements », qu’il jugeait « inutiles », « presque tous faux », le décideur ne sachant « qu’après ceux qui étaient vrais ». Dès lors que sa fonction principale est d’apporter une contribution à la préparation d’une action, le renseignement se traduit par une série de décalages : décalage entre les anticipations mises en évidence à un moment donné et leur transformation au cours du temps, décalage entre le caractère virtuel de ces anticipations et les capacités d’action, décalage entre la décision et l’action. Lire la suite

En bref

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Cruciale pour la sécurité européenne et assez largement méconnue en France, la question de la géostratégie en Baltique fait l’objet de la nouvelle livraison de Straétégique. Ce numéro double, le 121-122, a été préparé par Matthieu Chillaud et son sommaire est en ligne

L’Institut poursuit ses travaux, comme en témoigne la parution du n°120 de Stratégique, en partenariat avec l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale. Son sommaire ainsi que l’éditorial de Georges-Henri Soutou sont accessibles en ligne.

Notons par ailleurs que ce dernier a dirigé, avec Jean-Baechler Le retour du nucléaire militaire aux Editions Hermann. Deux autres numéros de Stratégique sont par ailleurs en préparation, et seront publiés avant la fin de l’année.

Journée d’études « Histoire et enjeux de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire »

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Le 3 octobre 2019 de 9h30 à 16h30, amphi Esga, Ecole militaire, Paris

Dès son accession à la plus haute fonction, le président de la République a défini les
grandes lignes de sa politique de défense et a notamment décidé de la modernisation
des deux composantes des forces nucléaires stratégiques. Ces éléments ont été confir-
més publiquement lors de ses vœux aux armées le 18 janvier 2018.

Ce maintien de la posture dissuasive française se justifie par la dégradation du contexte
international et la résurgence de la menace de conflits interétatiques. D’autant plus
qu’après la forte diminution des arsenaux nucléaires consécutive à la fin de la guerre
Froide, la tendance actuelle semble aller vers une stabilisation du format des forces
nucléaires et peut-être même vers une croissance légère du fait de l’augmentation du
nombre d’armes en Asie.

Le contexte se durcit également avec la publication de doctrines considérées comme plus
vigoureuses comme la Nuclear Posture Review américaine qui tend à renforcer la crédi-
bilité de la dissuasion américaine ou encore avec la fin récente du traité sur les Forces
nucléaires intermédiaires. Par ailleurs, alors que le traité de non-prolifération (1968)
pourrait se voir menacé par les velléités des puissances moyennes d’accéder à l’arme
nucléaire et alors que les négociations sur le désarmement semblent bloquées, comme l’a
montré l’échec de la conférence d’examen de mai 2015, les anti-nucléaires ont trouvé,
avec l’adoption du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) par 122 États
membres des Nations unies en juillet 2017, un moyen de promouvoir le désarmement
nucléaire, mais malheureusement sans aucune garantie de sécurité.

Alors que commence à se dessiner ce que le général Poirier avait décrit comme « une
véritable multipolarité nucléaire militaire », le besoin d’une réflexion renouvelée sur les
grands enjeux nucléaires s’avère de plus en plus nécessaire. Cette journée d’études sera
ainsi l’occasion d’aborder la dissuasion nucléaire par le prisme de sa composante aéro-
portée, son histoire internationale et ses enjeux pour les forces aériennes.

Programme et modalités d’inscription

Décès d’Olivier Boré de Loisy

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Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de notre Vice-Président, Olivier Boré de Loisy, décédé accidentellement. La messe de funérailles aura lieu le mardi 4 juin à 14h30 en la cathédrale Notre Dame de la Seds, anciennement Sainte-Marie Majeur à Toulon. 
L’ISC conservera le souvenir de son Vice-Président, avec reconnaissance pour sa participation active et savante à nos travaux depuis les origines.
Il adresse ses condoléances à la famille d’Olivier Boré de Loisy.

L’ISC s’active

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Au-delà des activités propres de l’ISC, nos chercheurs continuent de se montrer actifs, que ce soit lors de conférences, de colloques ou lors d’interventions médiatiques. N’hésitez pas à les suivre sur notre compte Twitter

Par ailleurs, Martin Motte a participé, avec Jacques Frémeaux et Antoine Schülé, à la direction des deux tomes de Guerre et littérature aux Editions de l’Ecole de guerre (Paris, 2019). 

Jérôme de Lespinois a quant à lui dirigé La guerre et les éléments avec Jean Baechler, aux Editions Hermann (Paris, 2019). 

 

En bref

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Tout en vous souhaitant une excellente année 2019, l’équipe de l’ISC vous incite également à renouveler votre adhésion – laquelle donne notamment droit à trois numéros par an de Stratégique. Justement, deux exemplaires ont été envoyés à nos abonnés avant la trêve des confiseurs. Le n°118 porte sur « Armes et relations internationales » et le 119 est le troisième que nous consacrons à la géographie militaire.  

Nous publions, en coopération avec le Centre de recherche en sciences humaines de l’Académie hongroise des sciences, un classique ottoman : Ibrahim Müteferrika, Traité de la tactique ou méthode artificielle pour l’ordonnance des troupes (1769). La préface et l’introduction sont librement accessibles. Bonne lecture ! 

Plusieurs travaux conduits par l’Institut de Stratégie Comparée ou ses chercheurs sont à présent disponibles. C’est le cas pour deux ouvrages : La maîtrise de la force. Traité de stratégie de l’Ecole de guerre de Martin Motte, Georges-Henri Soutou, Jérôme de Lespinois, Olivier Zajec (Tallandier, 2018) ; et le Précis de stratégie militaire de Joseph Henrotin, dans notre collection Hautes Etudes Stratégiques (ISC, 2018).

C’est également le cas pour le nouveau numéro de Prospective et stratégie, « Hervé Coutau-Bégarie et la prospective de la mondialisation » qui constitue les actes de la journée d’études du 3 mars 2017, qui portait sur « 2030, la fin de la mondialisation ? »

Les études stratégiques en France sous la Ve République. Approche historiographique et analyse prosopographique

Matthieu Chillaud

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Table des matières

PRÉFACE

INTRODUCTION

1. Les études stratégiques et les hésitations de l’État pour les développer
2. Le champ disciplinaire de notre étude entre éclectisme et syncrétisme
3. Les sources de notre étude : diverses et éclatées

CHAPITRE PREMIER : LE PÉRIMÈTRE INCERTAIN DU CHAMP DISCIPLINAIRE DES ÉTUDES STRATÉGIQUES

1. Les études stratégiques au carrefour d’une myriade de disciplines
1.1. Chose militaire et logiques disciplinaires
1.1.1 L’histoire
1.1.2. Le droit
1.1.3 La science politique
1.1.4 La sociologie
1.1.5 La géographie
1.1.6 Les sciences économiques
1.2 L’étude de la chose militaire dans une logique transdisciplinaire
1.2.1 La polémologie
1.2.2 Les approches complémentaires et alternatives
1.2.3 La prospective

2. Recherche appliquée et recherche fondamentale
2.1 Études et recherche stratégiques entre empirie et théorie
2.2 La variété et la finalité des centres de recherche

CHAPITRE 2 : LES ÉTUDES STRATÉGIQUES EN ORBITE AUTOUR DES OPTIONS POLITIQUES DE LA FRANCE

1. La subordination de la réflexion stratégique au pouvoir politique
1.1 La « glaciation » de la réflexion stratégique
1.2 Les contraintes du devoir de réserve
1.3 Des vecteurs d’expression aussi nombreux que parcimonieux

2. Le quasi-monopole de l’État comme concepteur, stimulateur et consommateur de la réflexion stratégique
2.1. Production de la recherche stratégique dans les think tanks internes
2.1.1. Au sein du ministère de la Défense
2.1.2. Au sein du ministère des Affaires étrangères
2.2. Un lien de subordination ambigu entre l’État et le producteur de la connaissance scientifique
2.2.1. Les relations avec le monde académique
2.2.2. L’« assujettissement » de la recherche stratégique

3. La mutation des études stratégiques
3.1 Stratégie et sécurité
3.2 Les objets de recherche, reflet de l’évolution des formes de conflictualités et de belligérences auxquelles la France est confrontée
3.2.1 Guerre asymétrique et terrorisme
3.2.2 Nucléaire, désarmement et défense euro-atlantique
3.2.3 La privatisation des armées
3.2.4 Le renseignement
3.2.5 Technologies et armements

CHAPITRE 3 : LES FORTUNES DE L’INSTITUTIONNALISATION DES
ÉTUDES STRATÉGIQUES DANS LE MONDE ACADÉMIQUE

1. Dans les centres de recherche académiques
1.1. Les think tanks externes
1.1.1. L’Institut français d’études stratégiques (IFDES)
1.1.2. La Fondation pour les études de défense nationale (FEDN)
1.1.3. L’Institut français de polémologie (IFP)
1.1.4. Le Centre d’études de politique étrangère (CEPE) et l’Institut français de relations internationales (Ifri)
1.1.5. L’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS)
1.1.6. Le Centre de recherche et d’études sur les sciences et techniques (CREST)
1.1.7. Le Centre de recherche internationales (CERI)
1.1.8. Le Centre interdisciplinaire de recherche sur la paix et les études stratégiques (CIRPES)
1.1.9. L’Institut de stratégie comparée (ISC)
1.1.10. Les autres centres et associations savantes
1.2. Les centres à l’interface de l’État et de l’alma mater
1.2.1. Les instituts précurseurs à l’IRSEM
1.2.2. L’établissement de l‘Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM)
1.3. Les centres à l’interface du monde civil et du monde militaire
1.3.1. L’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN)
1.3.2. L’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ)
1.4. Les centres et enseignements militaires
1.4.1. Recherche doctrinale et stratégique
1.4.2. L’articulation délicate entre l’alma mater et le monde académique militaire

2. Dans le monde universitaire
2.1. L’enseignement des études stratégiques dans l’alma mater et les centres de recherche universitaires
2.1.1. Une lente insertion de la chose militaire à l’Université
2.1.2. La discontinuité des structures associatives savantes
2.2. La difficile cohérence de l’État dans le soutien et la promotion des études stratégiques
2.2.1. Soutenir et encourager les études stratégiques. De la MEED à l’IHEDN
2.2.2. Les projets de réorganisations des institutions chargées des mener et de stimuler les études stratégiques
2.2.3. Les dispositifs pour promouvoir les études stratégiques

CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE