En bref

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Cruciale pour la sécurité européenne et assez largement méconnue en France, la question de la géostratégie en Baltique fait l’objet de la nouvelle livraison de Straétégique. Ce numéro double, le 121-122, a été préparé par Matthieu Chillaud et son sommaire est en ligne

L’Institut poursuit ses travaux, comme en témoigne la parution du n°120 de Stratégique, en partenariat avec l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale. Son sommaire ainsi que l’éditorial de Georges-Henri Soutou sont accessibles en ligne.

Notons par ailleurs que ce dernier a dirigé, avec Jean-Baechler Le retour du nucléaire militaire aux Editions Hermann. Deux autres numéros de Stratégique sont par ailleurs en préparation, et seront publiés avant la fin de l’année.

Journée d’études « Histoire et enjeux de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire »

Mis en avant

Le 3 octobre 2019 de 9h30 à 16h30, amphi Esga, Ecole militaire, Paris

Dès son accession à la plus haute fonction, le président de la République a défini les
grandes lignes de sa politique de défense et a notamment décidé de la modernisation
des deux composantes des forces nucléaires stratégiques. Ces éléments ont été confir-
més publiquement lors de ses vœux aux armées le 18 janvier 2018.

Ce maintien de la posture dissuasive française se justifie par la dégradation du contexte
international et la résurgence de la menace de conflits interétatiques. D’autant plus
qu’après la forte diminution des arsenaux nucléaires consécutive à la fin de la guerre
Froide, la tendance actuelle semble aller vers une stabilisation du format des forces
nucléaires et peut-être même vers une croissance légère du fait de l’augmentation du
nombre d’armes en Asie.

Le contexte se durcit également avec la publication de doctrines considérées comme plus
vigoureuses comme la Nuclear Posture Review américaine qui tend à renforcer la crédi-
bilité de la dissuasion américaine ou encore avec la fin récente du traité sur les Forces
nucléaires intermédiaires. Par ailleurs, alors que le traité de non-prolifération (1968)
pourrait se voir menacé par les velléités des puissances moyennes d’accéder à l’arme
nucléaire et alors que les négociations sur le désarmement semblent bloquées, comme l’a
montré l’échec de la conférence d’examen de mai 2015, les anti-nucléaires ont trouvé,
avec l’adoption du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) par 122 États
membres des Nations unies en juillet 2017, un moyen de promouvoir le désarmement
nucléaire, mais malheureusement sans aucune garantie de sécurité.

Alors que commence à se dessiner ce que le général Poirier avait décrit comme « une
véritable multipolarité nucléaire militaire », le besoin d’une réflexion renouvelée sur les
grands enjeux nucléaires s’avère de plus en plus nécessaire. Cette journée d’études sera
ainsi l’occasion d’aborder la dissuasion nucléaire par le prisme de sa composante aéro-
portée, son histoire internationale et ses enjeux pour les forces aériennes.

Programme et modalités d’inscription